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dimanche 19 avril 2015

Comment retrouver la joie de vivre en s' inspirant des enfants ?





       Les enfants escaladent les arbres, sautent dans des flaques d' eau, sont plein de
spontanéité et d' insouciance... Essayons de nous inspirer d' eux, cela nous fera le plus
 grand bien.


Les enfants sont plus courageux et entreprenants que nous, et en plus, ils savent communiquer
avec les autres et déléguer les corvées ! Pour leur plus grand bonheur, les enfants vivent
 l' instant  présent, ne pensent ni au passé ni à l'avenir. Si nous pouvions conserver toute notre
 vie cette légèreté de l' enfance, nous serions heureux, plus décontractés, moins stressés.
Quoique... Nous avons également besoin de sérieux et de sens des réalités.
Sans retomber dans l' enfance, nous pouvons tout de même reprendre à notre compte quelques
points forts des jeunes enfants pour plus de bien-être!



  •     Ils rient le plus souvent possible 


Les enfants rient environ 400 fois par jour , tandis que nous, les adultes , seulement en
moyenne 15 fois ...
Pour cette raison, les enfants sont de meilleure humeur, plus optimistes et en meilleure
 forme.

Comment s' en inspirer ?

 Faites vous contaminer consciemment. Regardez plus de comédies, entourez vous de
 personnes  gaies qui voient la vie du bon coté. C' est contagieux 



  •     Ils ont une capacité à s' étonner des choses 


Il est rare de voir un adulte ouvrir grand les yeux et la bouche par respect et/ou par
 étonnement comme le font les enfants face à quelque chose qui les impressionne.
Pourtant, associer une attitude imperturbable à l'expérience, au savoir et au savoir-faire
est un tort! Les personnes qui paraissent trop sérieuses ne sont pas intelligentes, mais 
blasées. A l' inverse,  les hommes et les femmes très instruits et cultivés comme les 
chercheurs, ou , tout simplement ceux qui ont une passion sont capables de s' étonner 
avec respect. 
Or, le fait de s'étonner rend enthousiaste et plus heureux.

Comment s' en inspirer ?

Essayez de trouver des réponses aux interrogations des enfants et, surtout, posez-vous 
des questions sur des choses qui vous paraissent aller de soi, comme ouvrir les yeux et 
redécouvrir les merveilles de la nature.



  •    Ils se moquent de la valeur matérielle



Les enfants n' accordent pas d'importance au prix ou à l' apparence d'un objet. 
La preuve, essayez de remplacer leur nounours sans œil ou sans oreille par un jouet
flambant neuf ... Un enfant mise sur des objets qui l' ont rendu heureux dans le passé,
 qu' il affectionne, et peu importe s' ils sont abîmés !

Comment s' en inspirer ?

En tant qu' adulte, il nous est impossible d'ignorer la pression sociale autour des biens
 matériels.
Par ailleurs, il est satisfaisant de pouvoir s' acheter de beaux objets. Mais se souvenir de
cequi est réellement important permet de prendre un peu de distance avec la valeur des
choses et les biens de consommation. De temps en temps, cela fait du bien !



  •     Ils savent être insouciants 
 
Bien sur, un enfant peut être préoccupé, triste, de faire du souci : mais quelques instants
 après,il est capable de penser à autre chose et de retrouver son insouciance. La vie n' a 
jamais autant de simplicité que pendant l' enfance !

Comment s' en inspirer?

Interrogez-vous régulièrement sur l'importance des problèmes qui vous tourmentent.
 Cela vous permettra, dans la grande majorité des cas, de vous rendre compte à quel 
point ce qui nous enlève notre insouciance s'avère, en réalité, le plus souvent parfaitement
 insignifiant !


  •  Ils prennent le temps de l' observation.

Comment fait l' araignée pour tisser sa toile ? Comment le chien trouve-t-il un objet 
caché? Un enfant sait répondre à ce genre de questions, mais aussi à d'autres, car il observe
 de la même  façon le comportement des humains et questionne:" Pourquoi tu pleures?" ou
 "pourquoi dis tu que ce monsieur est handicapé? 


Comment s'en inspirer?

Observer, se poser des questions est une attitude qui nous permet, nous, adultes de mieux
comprendre les réactions des autres et de réajuster notre comportement. Quand on observe
bien et que l'on pose des questions directes, nous évitons malentendus, vexations, silences ...


  • Ils arrivent vraiment à se concentrer 

Souvent, les enfants sont tellement plongés dans leur activité qu'ils oublient tout ce 
qui est autour d'eux, ce qui provoque une sensation (et plus tard des souvenirs) d'un
 bonheur profond.

Comment s' en inspirer?

L' immersion totale dans une activité n'est possible que si elle nous plait.Pour y arriver,
oubliez la capacité trop souvent valorisée de faire plusieurs choses à la fois! elle ne mène
qu'au stress et à la médiocrité.
Si vous voulez accomplir une chose à la perfection, accordez lui toute votre attention et 
donnez vous tous les moyens pour réussir! vous en retirerez alors de la satisfaction et une
profonde sensation de bonheur.

  • Ils font preuve d'un peu d’égoïsme
Les enfants demandent sans hésitation, et sans mauvaise conscience : " Tu peux lacer 
mes chaussures ? Tu peux m'ouvrir le paquet de biscuits ?" Ils acceptent des cadeaux 
sans se sentir aucunement obligés de rendre la pareille et ils se réjouissent sans vergogne
de leurs succès, de leurs progrès et du moindre compliment

Comment s' en inspirer ?

Si l' on vous complimente sue votre  tenue, ne répondez pas : " Elle est toute vieille". 
Dites plutôt: " Merci, je l'aime beaucoup" et faites ,vous aussi, des compliments: en se
réjouissant du bonheur des autres,  et en le montrant, on augmente la probabilité que les autres réagissent de la même façon devant nos réussites. 


  • Ils vont vers les autres et font le premier pas sans hésiter 
Nous remarquons immédiatement le nouveau venu asiatique à la maternelle. Nous 
nous demandons alors : sait-il parler français ? Pourra-t-il jouer avec notre enfant ? Les 
enfants, eus, haussent les épaules quand on leur demande s'ils ont remarqué quelque chose 
de particulier chez le nouveau venu. De leur point de vue, chaque enfant est un camarade
de jeux potentiel, et il ira lui demander de jouer avec lui.

Comment s' en inspirer?

Beaucoup d'adultes partent de l'idée qu'ils ne sont pas assez intéressants pour aller vers les
 autres, ce qui les empêche d' être décontractés et plus confiants dans leurs démarches.
Pourquoi ne pas oser une tentative d' approche ? Si l' autre n' est pas intéressé, tant pis 
pour lui. A l' inverse, beaucoup partent de l' idée que si l' autre est différent, c' est qu'il
est inintéressant.  Pourquoi ne pas oser une tentative d' approche ? Vous pourriez être
surpris de ce que peuvent vous apporter l' autre en terme de richesse intérieure et de
chaleur humaine.

  •  Ils pardonnent facilement 
Les enfants ne sont pas rancuniers. Capables de se disputer, de se bagarrer, ils se
réconcilient quelques instants après. Sans ressasser par la suite, de vielles histoires.

Comment s' en inspirer ?

La rancœur empoisonne la vie sans apporter la moindre solution! Or, notre rancœur est
la conséquence en même temps que le fruit de notre réaction.
Soit, nous rendons l'autre responsable d'un fait, soit nous allons essayer de comprendre la
situation qui l' a poussé à se comporter de façon si déplaisante. Essayez de comprendre les
réactions de quelqu'un permet de lui pardonner. 


  • Ils ne se découragent pas après l'échec 
Avant de faire ses premiers pas , un enfant tombe en moyenne 500 fois ! Et même s' il
pleure, il n' abandonne jamais. Il apprend de ses erreurs et ne se décourage pas. Sinon,
il ne ferait pas de progrès

Comment s' en inspirer ?

Imaginez votre réussite ainsi que ce que vous allez ressentir après avoir surmonté tous
les obstacles. La fierté, l' euphorie et le bonheur méritent bien une deuxième tentative !
Si vous continuez à douter, établissez une liste avec tout ce que vous avez réussi jusqu'à
présent dans la vie: cela augmente l'estime de soi et encourage à continuer !


J' espère que cet article vous aidera. Après tout, 


                                   Nous ne sommes que de grands enfants 















dimanche 6 avril 2014

Que puis-je faire pour les autres ?







             Le mieux que vous puissiez faire pour les autres, c' est de représenter à
leurs yeux un modèle attrayant d' estime de soi et d' intégration  sociale. On manque
dramatiquement en ce bas-monde de modèles sains auxquels se référer. En vous
aimant vous-même, vous constituerez pour les autres un modèle visible, équilibré
et positif, pour le cas où ils décideraient de changer. En acceptant vous-même les
 autres et les circonstances tels qu'ils sont, en fuyant les sentiments de culpabilité,
 en encourageant les autres, en assumant vos responsabilités vis-à-vis de vous-
même et en vous recentrant quand il le faut, vous prouverez que c' est possible et
vous donnerez aux autres un bon exemple. C' est de loin l' enseignement le plus
convaincant et, bien souvent, nous ne nous rendons même pas compte que d' autres
nous prennent comme modèles.
La pratique de l' estime de soi est constituée en grande partie d' actions et non de
paroles; ces comportements ne peuvent s' apprendre que par l' exemple.
Paradoxe: plus vous en faites pour vous-même, meilleur vous devenez en tant
que modèle pour les autres. Initiez le mouvement en marchant et d' autres vous
emboîteront le pas ...


          Si vous pouvez vous accepter tels que vous êtes, si vous cessez de vous
mettre en tête de devenir parfait, alors vous pourrez accepter les autres avec leurs
imperfections. Cette acceptation est irrésistible, elle laisse les autres libres de s'
accepter aux-mêmes. Si vous pouvez vous pardonner vos propres erreurs et en
tirer les enseignements, ceux qui vous entourent sentiront que vous leur offrez
 une alternative quant à la façon de réagir à leurs propres erreurs. Bien sur, ils sont
libres de ne pas vous imiter, mais ils ne pourront plus se donner l' excuse
traditionnelle : " tout le monde autour de moi essaie d' être parfait." Quand vous
vous détachez de vos remords et de vos mortifications, vous prouvez par l' exemple
que c' est possible. Chaque fois que vous dites "non" à quelqu'un, vous lui laissez
la liberté de vous dire "non"  à son tour. Si vous pouvez dire " non " à quelqu'un
sans remords, vous laissez l' autre libre de faire de même. En vous occupant de
satisfaire vos propres besoins, vous laisser les autres libres de s' occuper des leurs.
Si vous prenez des risques, les autres seront plus susceptibles d' en prendre à leur
tour. Et ainsi de suite. Les gens qui vous entourent ont une influence sur vous.
Vous réagissez à chaque encouragement, à chaque appui; le négatif et les choses
décourageantes ne vous laissent pas indifférents. Vous avez besoin d' une dose
supplémentaire de positif pour servir d' antidote à tout ce négatif. Vous pouvez
constituer un pole positif dans votre milieu.

         
         Une des plus remarquables qualités qui peuvent faire de nous des modèles
pour les autre, c' est l' amour inconditionnel. Quand nous détenons l' estime de
nous-mêmes et pratiquons cet amour inconditionnel vis-à-vis de nous, notre être
 tout entier constitue pour les autres un modèle de comportement. Nous n' avons
 pas à faire quoi que ce soit, notre démonstration réside dans notre état d' être. En
nous laissant nous-mêmes libres d' être, nous laissons les autres libres d' être à leur
. Le jour où nous cessons d' excuser nos échecs en invoquant des facteurs externes,
nous mettons un terme à ce petit jeu de reproches. Nous procurons
ainsi aux autres un havre de sécurité, et Dieu sait qu' ils en ont désespérément
besoin.


        L' intégration sociale n' oblige pas les autres à changer. Au contraire, elle
laisse les changements survenir, et elle encourage les améliorations. L' intégration
sociale, extension de l' estime de soi à autrui, suscite croissance et développement.
 Nous avons besoin des autres pour apprendre d' eux et pour leur apprendre, pour
 établir des rapports interactifs avec eux, pour partager notre découverte de nous-
mêmes, et pour nous réjouir ensembles de nos propres découvertes. Nous avons
 besoin des autres car nous sommes tous liés, unis; nous faisons partie du même tout,
nous pouvons croître ensemble et converger d' un même pas vers l' unité suprême.
Nous ne pouvons pas faire cela tout seuls. Nous avons aussi besoin des autres pour
mettre à l' épreuve la rupture de notre isolement du monde; nous avons besoin des
 autres autant qu' ils ont  besoin de nous, non pas pour les prendre en charge mais
pour nous montrer accueillants,non pas afin de faire des choses pour eux, mais afin de
 faire des choses avec eux.


Bref, la meilleure chose que nous puissions faire pour les autres, c' est exactement
ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes.

dimanche 21 juillet 2013

Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres ?




 


     








  Le modèle occidental activiste nous a appris à être compétitif. Notre
éducation et notre instruction nous ont enseigné à insister sur ce qui nous
démarque des autres. On nous a appris à attacher de l' importance aux rôles,
aux façades, au statut social, à l' argent, aux vêtements, aux diplômes- bref,
aux signes extérieurs de succès- des autres et à les comparer avec les nôtres;
tous ces éléments extérieurs nous permettent , vis-à-vis de chaque personne,
de nous sentir soit inférieurs soit supérieurs. Tant que nous avons recours à
ce modèle pour y conformer notre existence, nous observons tout le monde
d' un œil critique; notre œil qui juge n' observe que les différences
qui nous démarquent d' autrui. Quand nous avons  pris l' habitude
de regarder le monde de cette façon pendant des années, nous perdons
de vue les ressemblances qui  nous rapprochent des autres; nous ne pouvons
 plus voir la nature commune que nous partageons. Le fait de
focaliser notre attention sur les différences et non sur les ressemblances
nous conduit tout droit à perdre notre sentiment d' intégration.
Sans intégration, nous  nous sentons perdus, seuls et malheureux.

       Ce que les autres aiment en nous, ce à quoi ils se réfèrent pour
communiquer avec nous, ce ne sont pas nos caractéristiques individuelles
uniques, nos différences; paradoxe: ce sont nos ressemblances. En qualité
 d' êtres humains, nous partageons avec nos frères notre facon de sentir, 
de réagir, notre capacité de comprendre les autres et d' éprouver de la 
compassion commune. Peut-etre ne réagissons-nous pas de la meme facon
que quelqu'un d' autre à un évènement donné, mais nous reconnaissons tout 
de suite l' identité du sentiment.
 Nous sommes uniques dans la façon dont nous nous comportons, mais
 non pas dans la façon dont nous ressentons les choses.
Chacun de nous sait ce qu'est la souffrance même si chacun a des raisons
particulières de souffrir. Nous nous sentons différents des autres quand
nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d'
autrui. Le fait de nier, d' ignorer ou tout bonnement de ne pas percevoir
l' importance des autres, aboutit à l' égocentrisme. En nous percevant
nous-mêmes comme différents, nous sommes incapables de communiquer
sur ce substrat humain que nous avons tous en commun.
 Cela signifie que nous sommes incapables de voir que tous les hommes
 luttent pour donner un sens à ce monde fou et devenir ainsi des héros.
Le fait de se sentir différent et de  concentrer son attention sur ces
différences  aboutit à la solitude.
La plupart d' entre nous se tourne vers les autres pour remédier
à leur solitude. Avoir besoin des autres pour être remis d' aplomb,
c' est la bonne définition de l' égocentrisme.

Nous avons besoin des autres, mais nous ne leur accordons pas de valeur
à cause de leurs différences. Nous construisons nous-mêmes le piège de la
solitude,qui se referme sue nous; nous disons : "J' ai besoin de toi mais tu ne
peux pas m' aider car tu es différent de moi; par conséquent tu ne peux
me comprendre, parce que tu n' as pas fait tout ce que j' ai fait. Ce qui nous
rend unique, c' est notre " expérience " : personne n' a vécu exactement la
même chose que vous, personne ne s' est comporté exactement comme
vous. Donc, à ce niveau, vous êtes effectivement différent de tout le monde.
Mais à un autre niveau, plus élevé, vous souffrez de la même vulnérabilité,
vous partagez les mêmes sentiments que les autres.

C' est cela que signifie  être semblable: partager son humanité.

       La psychologie de groupe est très intéressante de ce point de vue car
 elle permet de constater rapidement nos ressemblances et de les partager.
Les choses qui nous font réagir sont peut-être différentes, mais le fait que
nous réagissions est commun. Nous ne pouvons pas entièrement communiquer
notre expérience, mais nous pouvons exprimer les sentiments qu' elle a
provoqués en nous. Par exemple, personne n' a le même conjoint que moi,
 mais tout le monde peut comprendre la colère que je ressens vis-à-vis de
 mon conjoint, car tout le monde a éprouvé un jour ou l' autre des sentiments
semblables vis-à-vis d' un membre de sa famille. Personne ne fait exactement
les mêmes erreurs que j' ai faite jusqu’ à aujourd’hui mais tout le monde 
connaît la sensation d' avoir fait des erreurs.

Nous pouvons partager notre découragement et notre besoin d' être
encouragés. Nous pouvons partager nos déceptions dans notre lutte pour
 être le meilleur possible.  
Nous sommes semblables par nos bons cotés et par notre besoin
de nous épanouir au mieux.  
Nous sommes semblables  par la difficulté que nous éprouvons à donner
un sens à la vie. 
Nous nous ressemblons par la façon dont nous nous attachons aux gens,
par la façon  dont nous voulons faire du bien autour de nous et
par notre perplexité  quant à la façon de nous y prendre.  
Nous nous ressemblons dans nos  déceptions,nos égarements et nos luttes.



Le fait de reconnaître ces ressemblances crée un sentiment d' appartenance
qui favorise le processus d' acquisition de l' estime de soi. Le sentiment 
d' intégration, le fait de reconnaître nos ressemblances et le fait de 
communiquer  avec autrui sont autant de raisons pour développer 
notre intégration sociale. 











































































jeudi 4 juillet 2013

Pourquoi ai-je tellement honte de demander de l' aide ?













Un des grands paradoxes de notre époque consiste dans le fait que la véritable faiblesse

passe pour de la force et vice-versa. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les

demandes d' aide. Il faut beaucoup de courage pour reconnaître que l' on ignore quelque chose,

que l' on a peur ou que l' on est perdu.On nous a éduqués à croire qu' il nous faut savoir et que

c' est mal d' avoir peur.

On nous a inculqué que toute forme de demande est un aveu de faiblesse :

"Les hommes ne pleurent pas; les femmes ne se mettent pas en colère; les enfants n'

ont pas droit à la parole "

Nous sommes sensés être forts; maîtres de nous et invincibles. Nous sommes sensés nous

hisser au-dessus de notre nature humaine.

Pourquoi ? Toutes les réponses à ce pourquoi se trouvent dans le moi faible. Nous voulons

paraître bons aux yeux des autres. Nous voulons avoir l' air de ce que nous ne sommes pas;

nous voulons tromper notre monde. Le problème c' est que, en trompant notre monde, nous

nous trompons nous-mêmes. Nous perdons de vue ce que nous sommes et ce que nous

voulons en vérité. Il serait bien plus simple d' être ce que nous sommes, de ressentir ce que

nous ressentons et de ne pas avoir peur de nous montrer faibles à l' occasion.

Paradoxalement, c' est quand nous reconnaissons nos faiblesses que nous faisons preuve de

force, et c' est lorsque nous nions nos faiblesses que nous les étalons au grand jour.

Nul ne peut être parfait, tout le monde a besoin d' aide de temps à autre. Le fait de ne

pas reconnaître cette évidence est une illusion dangereuse. La douloureuse réalité, c' est

que nous sommes, en définitive, seuls, et que c' est à nous qu'incombe la responsabilité de

nous changer; cela, ce n' est pas une illusion. Mais il nous faut des guides pour nous mettre

sur le chemin, nous soutenir et parfois nous encourager à rester sur la bonne voie, la voie qui

nous mène au centre de nous-mêmes. ce n' est pas une faiblesse d'avouer que nous ne

pouvons pas faire cela tout seuls.Ce n' est pas une une faiblesse que de demander de

l' aide. Il peut être utile de nous représenter nos guides comme des agents de la circulation;

ils nous montrent où aller, où nous arrêter, quand redémarrer en toute sécurité, mais ils ne

peuvent pas nous prendre sur leurs épaules pour nous mener à notre destination. Ils nous aident

à éviter de nous engager dans des impasses, ils nous donnent des instructions quand nous

sommes perdus.

 Si vous vous éprouvez le besoin

de vous faire aider mais que vous

craignez de vous faire taxer de

faiblesse, demandez-vous qui vous

trouvera faible.




Chaque personne qui a besoin d' être aidée apporte quelque chose

 la personne aidante. Si vous vous inquiétez de l' opinion des autres,

rappelez-vous que  vous ne pouvez maîtriser ce que peuvent ou ressentent

les autres;  vous n' êtes responsable que de vous-même. Les autre peuvent

 penser ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas vivre votre vie à votre place.

C' est à vous qu' il incombe de prendre le soin de vous occuper de vous-meme,

laissez leur le soin de soin de s' occuper d' eux-memes. Si vous redoutez de vous

sentir faible en demandant de l' aide, faites le meilleur accueil à ce sentiment :

c' est le premier pas dans votre lutte contre le moi faible. Reconnaissez que

vous vous sentez faible, et demandez quand meme.

Vous ferez ainsi preuve de courage. Meme un héros ne se sent pas fort en

permanence; Les moments de grand courage s' accompagnent souvent de

sentiments de faiblesse et d' inadaptation.

« le sentiment que l’homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout

quand il la mérite », écrivait Honoré de Balzac. 

Souvenez-vous : la faiblesse n' est pas un sentiment.

C' est un état d' esprit que l' on vous a inculqué et c' est le modèle dans lequel on

vous a élevé qui est faible. Il n' est pas conçu pour conduire à l' équilibre ou à 

l' estime de soi, il n' apporte pas une méthode positive pour aborder la vie.

dimanche 12 mai 2013

Pourquoi ce sentiment de n' être ni ici ni nulle part ?








     Il y a des gens qui apprennent à être peu surs d' eux-mêmes, ce sont des déprimés chroniques,
des codépendants; il y en a d' autres qui concentrent toutes leurs énergies sur l' acquisition de choses
extérieures : ils gâchent tous des années de leur vie sans être conscients ni d' eux-mêmes ni de leur
relation avec leur environnement. Pour ce genre de personnes, c' est un symptôme très courant que
de se percevoir comme ne faisant partie de rien; ils ne se sentent d' appartenance à rien, c' est même
tout juste s' ils sentent qu'ils existent. En refusant de s' occuper de soi, de se mettre à la première
place et de savoir ce que l' on veut et où l' on est, on gomme littéralement son existence. Le sentiment
de n' être  ni ici ni ailleurs reflète de façon significative ce qu'il est advenu de notre estime de nous-
mêmes.
A force d' être décentrés, nous perdons de vue ce qu' est le centre de notre personnalité; à force de
 ne pas être conscients de notre place dans le monde, nous perdons la conscience de l' existence du
monde.


  C' est un sentiment terrifiant que de vivre sans se sentir engagé ni  concerné par ce qui se passe.
On pourrait décrire ce sentiment comme un égarement psychologique. La solution est la même
que lorsque l' on est physiquement perdu; on demande son chemin, on cherche quelqu'un qui
puisse nous guider jusqu'en terrain connu, on reçoit des indications qu'il faut suivre. Puis l' on agit :
on quitte l' endroit où l' on s' était perdu pour se rendre dans un endroit connu. Dans ces situations
où vous êtes psychologiquement perdus, vous serez peut-être contraints de vous rendre dans
un endroit qui vous est inconnu : le centre de vous-même. Dans ce cas, vous ne pouvez pas vous
 retrouver vous-même  vous persistez à rechercher un environnement qui vous est familier.
C' est souvent cela qui vous fait vivre dans le passé : là où vous étiez avant de vous sentir perdu.
Peut-être aussi tentez-vous de revenir au dernier endroit connu, celui où vous étiez juste avant de
 vous perdre.
Mais l' on ne peut revenir dans le passé, on ne peut le reconstituer; si vous parvenez à revenir en
terrain connu, vous ne tarderez pas à vous apercevoir qu' il a changé et que le fait d' y revenir
n' efface pas votre impression d' être perdu. Il n' y a qu' un remède : vous redécouvrir vous-même 
au centre de vous-même

  Tous les chemins mènent au centre, et ce centre, vous pouvez le trouver où que vous soyez.
Une fois que vous l' aurez trouvé, vous n' aurez plus jamais peur d' encore vous perdre
psychologiquement. Vous saurez que vous pouvez vous sentir concerné et engagé où que vous
soyez, car vous le sentirez au dedans de vous.. Suivez les étapes que j' ai suggérées dans un de
 mes articles précédents pour développer votre estime de vous-même. Focalisez vos efforts sur la
vie intérieure. Ne cédez pas à la panique, procédez avec lenteur et vous vous familiariserez vite avec
ce processus de découverte, cette quête de ce que vous êtes en vérité. Plus vous prendrez l' habitude
de l' estime de vous-même, plus vous vous sentirez sur de vous pour devenir vous-même.
Mieux vous vous sentirez centré, plus vous aurez conscience de votre présence et de votre place
dans le monde. Vous commencerez à savoir où vous êtes en permanence, et vous aurez un parfait
sentiment d' intégration même dans un cadre inconnu


 Votre moi intérieur deviendra pour vous un "foyer" confortable et familier.

jeudi 9 mai 2013

Q' est-ce que je suis en train de rater ?





             Un ami de google+ m' a laissé un commentaire sur le fait qu'il avait l' impression de toujours faire
de mauvais choix . Quand nous nous posons cette question , c' est que quelque chose ne tourne pas rond.
Quand nous avons le sentiment de passer à coté de quelque chose, nous nous sentons vides, incomplets, inachevés et peu surs de nous. Cette question signifie souvent que nous souffrons, ne savons que faire.
Nous sommes prêts à changer et à nous développer.
         
       La vie est difficile, douloureuse et pleine de problèmes. Nous avons en nous la capacité de vivre
avec les souffrances et les problèmes, de nous sentir pleins de paix et de joie, bien intégrés. Quand
nous sommes bien enracinés en nous-mêmes, que nous possédons l' estime de nous-mêmes, nous
voyons de combien de miracles la vie est faite. Quand nous vivons sous la tyrannie du moi faible, nous
ne sentons que la souffrance et les problèmes nous accablent.
Nous avons le droit - et le choix - d' être acceptés, de nous sentir aimés et de réaliser notre potentiel;
mais nous ne pouvons demander à la vie des choses extérieures à nous-mêmes et de nous apporter
 tout cela sur un plateau. Nous devons y mettre du notre afin de procurer ce qui nous manque.

       La plupart d' entre nous tendons justement à concentrer nos efforts sur les choses que nous 
sommes incapables de  maîtriser ou de modifier : tout ce qui est extérieur, les problèmes, la souffrance.
Il nous faut apprendre à nous recentrer sue ce que nous pouvons maîtriser et changer.
Quand vous avez l' impression de passer à coté des bonnes choses de la vie, cela vous blesse, vous
en concevez généralement du ressentiment, et vous tentez de chercher en dehors de vous-même la
satisfaction de vos besoins. Apprenez à vous recentrer sur ce que vous pouvez  faire par vous-même, détachez-vous de ce besoin  d' attendre tout des autres. Commencez par accepter le fait que
vous passez à coté de certaines choses.
Recentrez-vous sur votre capacité à prendre soin de vous-même. Au lieu de mettre l' accent sur
vos problèmes, mettez le sur votre capacité à les résoudre. Vous êtes un spécialiste de la résolution
des problèmes. Votre passé regorge de problèmes que vous avez résolus. Vos problèmes d'
aujourd'hui, vous les résoudrez, d' une façon ou d' une autre. Choisissez la manière dont vous
voulez les résoudre et faites de votre mieux. Récompensez-vous pour vos efforts même si vous
n' obtenez pas exactement ce que vous désiriez. Ne vous laissez pas hypnotiser par les
souffrances de la vie, observez plutôt ce que la souffrance  vous enseigne. Rappelez-vous que la
douleur fait partie de la vie et qu'elle est utile à bien des égards. C' est elle qui nous ouvre les
portes du changement. C' est elle qui met votre estime de vous-même à l' épreuve et vous
conduit à une conscience plus précise de ce que vous êtes. La douleur est un extraordinaire
professeur, si vous vous ouvrez à ses enseignements.

     Quand vous avez l' impression de passer à coté de quelque chose, demandez-vous si vous êtes
capable de subvenir à vos besoins. Si vous vous sentez mal aimé, appliquez-vous à vous aimer.
Si vous souffrez de n' être pas récompensé ni reconnu pour ce que vous êtes  récompensez-vous, reconnaissez votre valeur. Si vous vous sentez décentré, si la paix intérieure  vous fuit, commencez
par accepter le stade auquel vous êtes parvenu, entraînez-vous à ralentir votre rythme; prenez
soin de vous-même, aimez-vous. Faites pour vous-même ce que vous espéreriez que les autres
fassent pour vous.
Dites-vous les mots que vous aimeriez entendre de la bouche des autres. Arrêtez de vous tourmenter
pour devenir heureux ou satisfait, contentez-vous de vouloir devenir conscient.
Quand vous convoitez désespérément quelque chose, cette chose nous fuit souvent. C' est encore
un paradoxe : quand vous acceptez d' être là où vous êtes et d' avoir ce que vous avez, vous obtenez souvent ce que vous voulez.


   Vous avez tout ce qu' il faut pour prendre soin de vous-même tel que vous êtes dans l' instant 
présent.
S' il vous manque quelque chose pour vous percevoir positivement, remédiez-y et obtenez tout
ce dont vous avez besoin.
S' il vous manque quelque chose qui dépend des autres ou de facteurs extérieurs, changez vos
priorités et renoncez à diriger vos efforts sur ce que vous ne pouvez pas maitriser.
En définitive, vous n' obtiendrez jamais de l' extérieur ce dont vous avez vraiment besoin.


Comblez-vous vous-même et vous n' aurez plus l' impression qu'il vous manque quoi que ce soit 
dans votre vie.


dimanche 7 avril 2013

Pourquoi est-ce que je n' arrive jamais à me défendre ?





            La peur de s' affirmer, de faire valoir ses droits remonte directement à notre éducation : 
on apprend aux enfants à être " gentils ", à se tenir " tranquilles ". On ne leur apprend pas à s' aimer eux-mêmes; on leur enseigne à consacrer leur temps et leur énergie à complaire aux gens de façon à
se  faire aimer. On leur fait croire que les gens se vexeront et les mettront à l' écart s' ils expriment
des opinions opposées à celles de leurs interlocuteurs. C' est le dernier qui parle qui a raison : il est
plus facile d' acquiescer et de faire taire ses droits, ses choix et ses sentiments plutôt  que de risquer
 de se faire abandonner. On les convainc de faire " comme tout le monde " : alors, on les aimera,
alors  tout le monde prendra soin d' eux. Paradoxe: ces "oui-oui " sont en général très mal supportés
par leur  entourage. Le résultat est en général contraire à celui recherché : l' abandon, affectif ou
 physique.


        C' est bien à cela que mène le refus de s' affirmer. Cela signifie que l' on ne se sent pas digne
de défendre ses opinions, ses sentiments, ses pensées, ses droits. S' affirmer; c' est avant tout
exprimer qui l' on est, cela n' équivaut pas à jouer des coudes et à faire preuve d' agressivité.
L' agressif est un anxieux, au même titre que le soumis. Ce n' est pas un hasard si les deux extremes
s' attirent. L' égocentrisme de l' agressif saute aux yeux, mais ne pouvons-nous pas le voir
également chez le soumis? Le soumis délègue à ses proches le soin de l' aimer; il abdique sa capacité
à s' aimer lui-meme et attend des autres de recevoir l' amour en échange de sa " gentillesse". Il
essaie de s' entourer d' amis qui assumeront les responsabilités de sa propre vie qu'il refuse de
 prendre en charge. Le soumis est un égocentrique. Il manipule les autre avec ses façons
doucereuses pour qu'ils pourvoient à ses besoins. Le souci principal du soumis est d' avoir l' air
gentil, bien plus  que de se colleter les réalités de l' existence. Il commence à vous manipuler gentiment,
 vous prodigue de petites attentions afin d' obtenir de petites attentions afin d' obtenir des avantages
en retour  et finit jaloux, amer, aigri.

  
     Il ne faut pas confondre gentillesse et bonté. La passivité, l' approbation du bout des lèvres, le fait
de donner son accord alors que, profondément, l' on n' est pas d' accord, tout cela coute cher;
en effet ces petites tricheries mondaines sont dangereuses: elles nous coupent de la réalité, elles
nous empêchent d' être nous-mêmes et de développer tout notre potentiel. Elles empechent les
autres de nous faire confiance et d' établir avec nous des relations sincères. Le fait de ne pas 
s' affirmer conduit à la rancœur : rancoeur vis-à-vis de nous-memes, dont les besoins ne sont pas
satisfaits, et rancœur de la part des autres, qui sont obligés de s' occuper de nous. Etre toujours
gentil, c' est se montrer parfois faux: ce n' est pas réel. Cela crée un cercle vicieux de comportements
négatifs; c' est compliqué, et en fin de compte, destructeur.

   
   Au diable la gentillesse ! Dites ce que vous pensez et ressentez vraiment. Le monde ne va pas
s' écrouler si vous vous exprimez en vérité.
Paradoxe : il est bien plus simple d 'etre réel, ouvert et sincère que d' être  ce que les gens voudraient
que nous soyons.
Souvenez-vous que les autres ont le droit de choisir, et qu' ils ne sont pas forcés d' etre d' accord
avec vous.
Laissez leur cette liberté, défendez vos positions et permettez aux autre de faire de même.
Cela conduit à un style de  vie plus simple et plus sain. Meme si vous déployez des trésors de
gentillesse, tout le monde ne vous aimera pas. C' est sans importance à condition que vous vous
aimiez vous-même et que vous vous respectiez.  Au moins, les gens qui vous aiment aimeront et
connaitront ce que vous êtes vraiment: c' est la seule partie de vous qui vaille d' être connue.
Affirmez-vous, défendez-vous.

        C' est vous qui êtes là , ici et maintenant, dans la réalité de l' instant présent. 
                             Que le monde le sache !

dimanche 24 mars 2013

Pourquoi suis-je si possessif ?





    C' est une autre façon d' extérioriser notre sentiment d' insécurité, que notre possessivité concerne
 des personnes ou des objets. Cela prouve que nous tentons de satisfaire nos besoins par des sources
extérieures. Nous sommes possessifs quand nous ne sommes pas surs de nous et que nous avons
besoin des autres - ou d' objets matériels - pour nous rassurer ou nous convaincre de notre valeur. Le modèle occidental nous a enseigné que notre valeur est déterminée par ce que nous possédons. Nous
avons appris  à mettre l'accent sur nos possessions extérieures plutôt que nos conquêtes intérieures.
Nous devenons possessifs en amour quand nous ne savons pas nous aimer nous-mêmes. Nous
devenons des collectionneurs d' objets quand nous ne sommes pas convaincus de pouvoir nous
suffire à nous-mêmes.


 Aucune chose extérieure ne nous appartient; elle peut être à notre disposition un certain temps ,
mais nous ne sommes pas destinés à la garder. Quand nous sommes possessifs, nous essayons
souvent de garder ces choses en nous accrochant à elles.
Paradoxe: cette avarice aboutit fréquemment à perdre l' objet de notre attachement. Ceux qui ont
eu le malheur d' être aimés par quelqu'un de possessif savent combien ses exigences peuvent se
montrer destructrices. La possessivité engendre la jalousie et la jalousie tranche les racines mêmes
de l' amour. Il est très difficile de se comporter de façon aimante et encourageante vis-à-vis d' une
 personne aimée que l' on a peur de perdre.


L' amour possessif n' est pas de l' amour véritable; il vaut mieux dire que c' est un véritable besoin.
Notre comportement est très différent selon qu' on aime vraiment quelqu'un ou qu' on a seulement
besoin de lui . Quand nous sommes possessifs, nous tachons de résister au changement. Nous
essayons de garder les choses en l' état et  ce faisant, nous faisons de la vie une réalité artificielle.
Nous consacrons notre temps et notre énergie à nous faire aimer, et non plus à aimer.
La possessivité  est un handicap affectif car elle équivaut à utiliser une béquille extérieure pour se
prouver sa valeur à soi-même.
Ainsi nous ne nous contentons pas de détruire l' objet de notre possessivité, mais nous nous
détruisons nous-mêmes au passage.


La seule façon d' en finir avec la possessivité, pour votre bien et celle des autres, c' est de subvenir à 
vos propres besoins d' amour et d' estime. Essayez de vous accorder à vous-même ce que vous attendez
d' autrui. Imaginez-vous sans rien à l' extérieur et concentrez votre attention sur ce qui est en vous.
Cela peut sembler terrifiant si tout ce qui fait votre valeur se trouve en dehors de vous. Mais sachez
que vous possédez, au plus profond de vous-même, tout ce dont vous avez besoin. Cessez de regarder
 le monde avec des yeux égocentriques. Vous n' etes le centre de rien du tout si ce n' est de vous-memes.
Quel que soit le montant de ce que vous possédez extérieurement, vous n' avez rien si vous ne pouvez
 pas vous aimer. Devenez possessif de votre temps et de votre énergie. Tachez de faire pour vous-même
ce que vous attendiez que les autres fassent pour vous. La prochaine fois que vous vous sentirez
possessif vis-à-vis de quelqu'un, que vous aurez envie que l' on vous rassure, essayez de faire cela
pour vous-même.


 Laissez les gens et les choses que vous aimez être eux-mêmes. N' attendez pas d' eux qu' ils comblent
vos besoins. Il y a là un paradoxe merveilleux: moins vous serez possessif, plus on vous aimera. 
Moins vous aurez besoin des autres, plus ils auront envie de votre compagnie. Les gens solides, bien
campés sur leur estime d' eux-mêmes , n' ont ni le temps ni l' énergie de se montrer possessifs. Ils ont
accepté une fois pour toutes le fait que les autres n' ont nulle envie de s' occuper d' eux.
Souvenez-vous que vous ne pouvez pas être possessif et posséder l' estime de vous-même.

La possessivité relève du besoin, l' estime de soi relève de l' amour et des choix. 

La possessivité est  une prison, l' estime de soi est la liberté.
Laquelle des deux choisissez-vous?

lundi 18 mars 2013

Pourquoi suis-je si critique ?









      Parce que je suis en état d' insécurité.  Il est impossible d' accepter les autres avec leurs
faiblesses et leurs erreurs si l' on ne commence pas par s' accepter soi-même. Moins on se sent sur 
de soi, plus on cherche à en imputer la faute aux autres. C' est une façon de se trouver des excuses: on
 se justifie en critiquant les autres. C' est un peu comme si l' on disait : " Je ne suis pas si mauvais :
regarde le, lui, il est pire! "

    Le modèle occidental a besoin de comparer les gens entre eux et de juger tout et tous. Cela fait
partie du sens de la concurrence que l' on nous inculque comme moyen de parvenir à la réussite. Nous
avons appris à mesurer notre succès en comparant ce que nous avons à ce qu' ont les autres. Souvent,
nous critiquons les autres pour tenter de nous rassurer nous-mêmes. Il est plus facile de juger les autres
en mettant l' accent sur leurs imperfections et leurs faiblesses que de scruter sans préjugé nos propres comportements. D' ailleurs, tout le monde le fait : critiquer son prochain est une façon très courante,
voire intéressante, de communiquer avec autrui.
Dites : " Vous ne savez pas ce qu'il vient de faire ? " et tout votre auditoire est suspendu à vos lèvres.
Tous les ragots ne sont-ils pas en fait, dans une plus ou  moins grande mesure, de critiques et de
 jugements.

  Juger les autres tend à nous rassurer, car il est plus agréable de mettre l' accent sur les fautes des autres
que sur les nôtres. Cela diminue donc notre insécurité; seulement voilà; c' est un remède à court terme.
Si nous déballons tous les points faibles de quelqu'un sur son dos, qu' est-ce-que les autres peuvent
bien dire de nous  en notre absence? Dès que nous admettons le fait que nous ne sommes pas à l' abri
des jugements et des critiques, notre insécurité redouble, nos défenses psychologiques se relèvent et
 nous voilà plus critiques encore. Et le cercle se fait plus vicieux, nous sombrons dans une insécurité pire
que la précédente et notre moi faible régente notre existence.
 
.  Juger les gens, dire du mal d' eux, dénigrer, colporter des ragots, comparer et se montrer négatif 
constituent autant d' ingrédients du découragement
Personne n' aime à s' attarder en compagnie de gens découragés; a contrario le fait de nous dénigrer nous-mêmes, de nous comparer aux autres de façon défavorable, de les mettre sur un piédestal pour
nous ridiculiser représente une autre façon de juger, mais en nous posant cette fois en victimes, cibles
des critiques et en butte à un dramatique  sentiment d' insécurité. Nous devenons décourageants même
à nos propres yeux. Le découragement  de soi-même ou des autres, est une des attitudes les plus destructrices que l' on puisse adopter, je peux  vous le confirmer pour avoir vécu ce profond sentiment  et
en avoir mesuré le  potentiel.

 Jugement et critique sont étroitement liés aux vaines attentes. En général, nous critiquons quand nous
attendons quelque chose qui ne se concrétise pas. Une attitude typique est la suivante: nous voulons
que les gens fassent des choses pour nous, qu'ils s' occupent de nous ou qu'ils se montrent à
la hauteur de nos exigences;  et quand ils nous déçoivent ou ne comblent pas nos attentes, nous nous
sentons autorisés à les critiquer : après tout, ils n' ont pas fait ce qu' ils étaient " censés" faire
Arrêtons-nous un peu sur ce processus : en vérité, qui juge? Qui fixe les normes ? Qui s' arroge le droit,
 la certitude de percevoir les choses correctement ? Juger les autres implique de les comparer à quelque chose, et qui a le droit de savoir ce qu' est  " quelque chose " transcendant ? Quand nous critiquons ou jugeons autrui, ne regardons nous pas le monde d' un oeil égocentrique ? N' imposons- nous  pas implicitement aux autres nos normes, nos conditions ou nos échecs ?
Tout jugement, toute critique de nous-mêmes ou des autres, se réfère à une exigence de perfection. 

Une fois que nous renonçons à celle-ci, une fois que nous acceptons que nul n' est parfait et surtout pas nous-mêmes, nous n' éprouvons plus le besoin de cultiver cette néfaste et décourageante habitude.

  Nous pouvons accepter les autres et laisser être tels qu'ils sont. Et devenir encourageants.

dimanche 17 mars 2013

Il m' arrive de penser n' importe quoi : suis-je fou ?







     Nous sommes , d' une façon ou d' une autre, tous plus ou moins fous : c' est humain,. Je ne parlerai
 pas de folie mais plutôt de créativité. La créativité consiste à être hors norme, à ne pas se conformer
au modèle occidental. Nous savons tous qu'un authentique génie voit le monde de façon différente,
 d' une façon" folle ". Les psychologues, les psychiatres ne définissent pas la folie en termes de pensée,
 mais en termes de comportement. Il est parfaitement admis d' avoir des rêves fous, à condition que
 nous ne les prenions pas pour la réalité. De même avec nos pensées. Nous sommes responsables de
 nos actes, ce sont eux que nous pouvons maitriser.


 Nul ne sait au juste où commence la folie; nous savons que la norme est souvent définie comme
le juste milieu; si nous pensons et agissons comme tout le monde, personne ne ne nous traitera de fou.
 De même l' intelligence supérieure est souvent taxée de folie car elle s' écarte des limites fixées par
 la norme.
  La vraie maladie mentale pathologique est définie par l' incapacité à s'intégrer et à se comporter de
 façon acceptable. La pathologie existe aussi, même quand l' entourage n' en a pas conscience. J' ai
déjà exposé  les dangers qu'il y a à etre trop attentif à l' opinion des autres , au point de ne plus écouter
 son propre soi. Mais il y a un équilibre à trouver entre l' écoute exclusive des autres et le manque absolu 
d' écoute des autres. Ces deux excès aboutissent tous les deux une forme de folie; celui qui n' écoute que
 les autres est  un malade que l' on appelle un codépendant; celui qui n' écoute jamais quoi que ce soit
est soit un psychotique soit un narcisse. La différence entre la psychose et la névrose ( Deux maladies de
 la personnalité ) n' est qu' une question de degré, suivant la façon dont l' individu se comporte dans la
société. Si nous sommes capables de bien nous comporter à certains égards ( par exemple au travail )
 mais pas à d' autres ( par exemple dans nos relations amoureuses ) on considérera que nous souffrons
 de troubles de la personnalité. Si nous ne pouvons nous comporter de façon de façon supportable
à aucun point de vue, à cause d' une maladie grave comme la paranoia ou la schizophrénie;, nous serons placés dans la catégorie des psychotiques.Si nous ne possédons aucune énergie pour agir, on dira que
 nous souffrons de déficience mentale. Si nous nous comportons de façon brillante, mais différente, on
nous traitera d' excentriques ou de génies. La société possède des étiquettes pour tout ce qui sort de la norme; même le terme de " normal " est une étiquette.


Tot  ou tard, nous avons tous des pensées folles. Reconnaissons simplement que nos pensées sont
comme nos sentiments, nous n' en sommes pas les maitres. Mais ce que nous faisons de ces pensées,
la façon dont nous les concrétisons, cela dépend de nous. N' ayons pas peur de nos pensées folles.
Certaines sont peut-être tout simplement géniales; d' autre sont tout simplement folles. Nous ne sommes
 pas tenus d' agir de queque façon que ce soit parce que telle ou telle pensée nous a traversé l' esprit.
Si nous décidons d' agir à la suite d' une pensée, sachons que nous sommes responsables de nos actes.
Penser à quelque chose ne signifie pas que cette chose va se produire ou que nous devons nous
sentir obligés de la provoquer. Il n' est pas non plus nécessaire que nous nous penchions avec
attention sue chacune de nos pensées. ce qui demande notre attention, c' est la façon dont nous nous
comportons. il est parfaitement admissible d' avoir des pensées folles, à condition qu' elles restent ce
qu' elles sont : de simples pensées folles. En revanche, il est inadmissible d' avoir des comportements
 fous.
Nous sommes responsables de ce que nous décidons de faire, de chacun de nos actes.

L' estime de soi consiste à agir avec amour vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres.

vendredi 8 mars 2013

Pourquoi tant de rancoeur en moi ?




 


  La rancoeur survient quand nous ne nous donnons pas assez à nous-mêmes. Cela signifie que nous donnons trop de nous-mêmes aux autres, jusqu'à nous sentir vides, seuls, maltraités, lésés, que sais-je encore... La rancoeur n' est pas définie en psychologie comme un sentiment primaire; c' est un
sentiment primaire - probablement la colère ou la tristesse - qui a été modifié ou intellectualisé par
notre " ordinateur cérébral " jusqu'à devenir ce que nous appelons la rancoeur. Pour en finir avec elle,
 mieux vaut s' attaquer à sa cause : les sentiments sous-jacents.

  La rancoeur surgit quand nous offrons un cadeau " à double tranchant " , c' est-à-dire assorti de
conditions. Nous donnons par exemple notre temps, notre énergie ou bien un objet matériel, alors
que nous n' avons pas vraiment envie de le donner, ou que nous le faisons sous la pression d' une
raison quelconque dans le but de recevoir autre chose en échange : la philosophie de la transaction ne correspond pas à un don mais à un troc. Nous attendons de notre cadeau qu'il nous procure des
 avantages. Nous attendons l' avantage en question et, quand celui-ci ne vient pas, nous en éprouvons
de l' amertume. Nous sommes en colère contre nous-mêmes pour avoir fait ce cadeau, et nous sommes
en colère contre son destinataire, pour ne pas avoir " remboursé ". L' effet attendu ne s' est pas produit,
tout au moins au niveau de nos attentes, et nous sommes pleins de ressentiment. Nous aimerions
 reprendre notre cadeau.

 La rancoeur ne peut surgir que quand nous ne nous occupons pas complètement de nous-mêmes.
Rappelez-vous l' image de la bonbonnière. Si nous préparons des montagnes de bonbons pour les
autres et jamais un seul pour nous-mêmes , nous éprouvons de la rancoeur quand les autres mangent
nos bonbons. Nous serions parfaitement en paix si nous commencions à subvenir à nos propres
besoins. Avant de faire un cadeau à quiconque, commencez par vous en faire un à vous-même.
Occupez-vous d' abord de vos propres besoins, et les cadeaux que vous ferez aux autres ne seront
 pas gâchés par de vaines attentes de votre part.

  Après le remords, la rancoeur est probablement le sentiment le plus destructeur. C' est le
cancer de l' esprit, il est presque impossible d' aimer ou d' apprécier la compagnie d'une personne
qui entretient des rancoeurs. Quand on héberge de la rancoeur, on voudrait que l' autre sache de
dont nous avons besoin, qu'il agisse en fonction de nos besoins et qu' il s' occupe de nous.
Et quand l' autre ne fait rien de tout cela ou qu'il ne peut pas le faire, l' amertume s' installe pour
faire retomber la faute sur l' autre.

  La rancoeur, c' est la maladie du drogué . Tout ce que nous avons et tout ce dont nous avons
 besoin a été transféré sur des tiers. Nous ne sommes plus responsables de la façon dont nous gérons
 nos sentiments. C' est quelqu'un d' autre qui s' en charge. Nous sommes devenus des martyrs car
nous ne cessons de donner aux autres, mais eux ne nous donnent rien. Le drogué attend de
 l' extérieur  quelque chose qui l' apaise et le satisfasse. Il se sent le droit de se mettre en colère
si sa piqûre salvatrice se fait attendre. Il se sent le droit d' accuser le monde entier de ses problèmes.
Il est un authentique égocentrique.
Quand nous éprouvons de la rancoeur, nous nous comportons comme des drogués. Nous refusons
d' endosser la responsabilité de nos actes. Les dons que nous faisons aux autres nous coûtent trop
chers : ils sont souillés par toutes sortes de conditions, et nous exigeons un cadeau bien plus important
en retour. Nous ne pouvons alors éprouver qu' un immense sentiment d' insatisfaction qui nous
gangrène l' esprit.

  Si vous diagnostiquez de la rancoeur en vous, commencez par vous concentrer sur ce dont vous avez besoin, plutôt que sur ce que vous donnez. Les autres ne savent pas ce dont vous avez besoin, et ils ne
vous le fournissent pas, d' accord : ce n' est pas une raison pour vous mettre en colère contre eux;
Tachez de vous calmer. Et puis cessez de prendre les autres en charge. Cessez d' être un 
codépendant . Voyez votre rancoeur comme un cancer qui vous ronge.

Pourquoi choisir de garder ce cancer alors que vous pouvez vous en débarrasser ? Préparez-vous mentalement à faire ce qu'il faut pour vous débarrasser de vos ressentiments. Il vous faudra essayer
de nouveaux comportements, il faudra surtout vous occuper de vous-même. Si vous aviez le cancer,
 c' est ce que vous feriez; eh bien, ce n' est que de la rancoeur : retroussez-vous les manches, car cette pathologie vous dévore l' âme et vous empêche d' acquérir l' estime de vous-même.
Est-ce là une situation enviable ?

Finissez en avec elle !


 
 

jeudi 7 mars 2013

J' ai tout ce dont j' ai besoin : pourquoi suis- je malheureux ?



 



Il faut se mettre d' accord sur ce que vous entendez par "tout ". Quand on pose cette question, "tout"
signifie immanquablement les choses extérieures que notre société, selon le modèle occidental,
considère comme importantes. Et toutes ces belles et bonnes choses sont liées au moi faible ( Lire
les articles sur l' estime de soi ) : nous dépendons de facteurs extérieurs pour assurer notre statut..
Mais les facteurs extérieurs, du fait de leur nature éphémère, ne sont pas liés à notre moi intérieur,
qui détient l' estime de nous-même.  " Tout " n' est donc rien, du fait que ce " tout" échappe à notre
maîtrise et peut nous abandonner à tout moment.

  Les facteurs extérieurs ne sauraient rassasier notre moi intérieur ni notre enfant intérieur. Ce sont des
 jouets qui perdent rapidement toute valeur. Ce sont des miroirs aux alouettes qui nous fascinent tant
que nous cherchons à les acquérir, mais une fois que nous en sommes propriétaires, ils perdent leur
valeur à nos yeux et nous partons à la recherche d' autres mirages. Ce qu'il y a d' amusant, c' est le
défi consistant à se les procurer et non leur possession en soi ; la quête de l' estime de soi, c' est
 exactement le contraire : c' est un défi stimulant certes, mais la véritable joie qu'elle procure, c' est sa possession ? Plus nous possédons l' estime de nous-mêmes depuis longtemps, plus nous lui accordons
 de la valeur.

  Aux yeux du moi fort, tous les biens extérieurs ne comptent guère pour le moi intérieur. Ni l' un ni
l' autre ne s' en laissent conter: ils refusent de se laisser acheter par des marchandises, ce qu'ils veulent,
c' est de l' amour.

Paradoxe: plus nous noyons notre moi et notre enfant intérieur sous un flot de gâteries  plus le moi
intérieur s' y perd et plus l' enfant intérieur crie famine. le modèle activiste accorde une grande valeur
aux biens de consommation, il nous enseigne que nous devrions être satisfaits quand la réussite nous
comble; la réussite se mesure de façon quantitative; plus nous réussissons, plus nous possédons.
Mais les biens matériels  créent une accoutumance; l' accumulation nous satisfait de moins en moins,
 jusqu'à ce que nous nous lassions de tout. Pensons à certaines personnes riches - au sens du modèle occidental  . Combien goûtent vraiment ce qu' elles possèdent ? Combien sont capables de dire : "
cela suffit "... J' ai accumulé suffisamment  " ?
Combien de maisons, combien de voitures, combien de vêtements leur faut-ils pour pour qu'elles se
sentent en paix avec elles-mêmes ? Combien d' argent leur faut-ils pour qu'elles se mettent à s' aimer
elles-mêmes ? Le modèle occidental ne répond pas à ces questions . En fait, le simple fait de les poser
nous fait sortir du modèle. Les réponses manifestement ne s' y trouvent pas.

 Les réponses à toutes ces questions sont simples: l' estime de soi, cela ne s' achète pas. On ne peut
se la procurer à partir de biens matériels, et l' on n' est jamais satisfait tant qu'on ne l' a pas.. Le fait
de posséder tout ce dont on a besoin, en prenant comme référence des valeurs extérieure à nous-
mêmes, conduit en général à devenir cynique, aigri ou blasé. Rien n' est plus triste qu'un moi faible
richissime. Ce pauvre diable croit dur comme fer au modèle occidental et il se demande pourquoi il
est si malheureux. Il tente souvent d' en faire plus de se fixer des objectifs encore plus ambitieux,
de se montrer exigent jusqu'au délire, vis-à-vis de lui-même et vis à vis des autres.
Il travaille plus vite encore, se sent trop important. Et quand il est enfin mis face à la réalité de ce
qu'il est, le verdict est souvent accablant.

Il est ridicule de chercher quelque chose là où vous ne l' avez perdu. Cessons de chercher l' estime
de nous-mêmes dans le modèle du moi faible. Si vous possédez "tout" et que vous êtes malheureux,
 pourquoi ne pas essayer quelque chose de neuf ? Nul ne vous interdit de profiter des jouets que 
vous possédez, à condition de ne pas exiger d' eux un bonheur qu'ils sont incapables de vous 
procurer.
Amusez-vous avec vos jouets autant que vous voulez, mais gardez le temps de travailler sur
vous-même pour développer votre estime de vous.
N' attendez pas de vos jouets qu'ils éveillent votre conscience intérieure, qu'ils vous fassent atteindre l'équilibre ni le sentiment de votre valeur. Souvenez-vous que ce ne sont que des jouets, ils ne 
sont pas vous.

Et vous, vous seul , êtes responsable de la façon dont vous vous percevez vous-même.

dimanche 24 février 2013

Pourquoi est-ce que je ne me sens pas maître de moi ?





 


  On n' est pas maître de soi tant que l' on ne se fait pas confiance,  tant que l' on se laisse submerger
par ses sentiments et tant que l' on n' endosse pas la responsabilité de ses actions. Le manque de maîtrise
 et le sentiment d' insécurité ont une source commune : le manque d' estime de soi. On sent bien que l' on
ne réalise pas tout son potentiel, et l' on accuse n' importe qui et n' importe quoi de ce manque de maîtrise On s' acharne à dénicher hors de soi-même la responsabilité de ce que que l' on est . On abdique son autorité personnelle. On ne fait plus que réagir à des stimuli extérieurs.

   La prochaine fois que vous vous sentirez dépassé, songez à un ascenseur. Un ascenseur réagit quand quelqu'un appuie sur un bouton. Le premier venu peut se présenter et appuyer sur un bouton rouge;
et crac ! Vous vous mettez en colère; ou appuyer sur un bouton bleu; et crac ! Vous vous sentez déprimé. La seule façon d' enrayer cet automatisme, c' est d' accrocher à la porte de votre ascenseur un panneau
" en panne "; cessez de réagir à ce que les autres veulent vous faire faire.

  Cessez d' être victime des autres. Nul n' a le droit de vous régenter. De même que vous ne pouvez
diriger les sentiments des autres, les autres ne peuvent pas diriger vos sentiments, sauf si vous leur en
donnez l' illusion. Vous ne pouvez pas être un bon ascenseur car vous ne pouvez pas transporter les
gens là où ils désirent aller. Vous ne pouvez que vous transporter vous-même où vous avez besoin
d' aller, et c' est impossible si vous n' êtes pas maître de vous.

  Finissez en avec les récriminations envers vous-même ou envers autrui. Si vous vous sentez dépassé, acceptez-en la responsabilité. C' est votre choix, et sachez dorénavant qu'il existe des alternatives?
Essayez des solutions nouvelles. Agissez au lieu de réagir. Abandonnez ce rôle passif de victime et
ne laissez rien ni personne vous provoquer. Si vous êtes conscient à l' avance de la façon dont les
autres vont agir et essayer de pousser vos boutons, préparez-vous en imaginant que vos boutons
sont en panne. Faites quelque chose de différent. Prenez l' initiative, agissez avant eux. Faites preuve d' objectivité pour percer à jour leurs manipulations, ne vous laissez pas perturber. Ce que font les autres,
 c' est leur affaire; demandez-vous pourquoi ils ont fait ce choix. Peut-être ont-ils le même sentiment d' insécurité, peut-être ont-ils besoin de vous faire réagir pour se justifier... Les gens qui ont besoin de
victimes -qui ne peuvent s’empêcher de pousser les boutons des autres-  manquent complètement
d' estime d' eux-mêmes. A contrario, ceux qui sont emplis d' estime d' eux-mêmes ( à ne pas confondre
 avec ceux qui en trop ) ne chercheront pas à renforcer vos réactions, mais vous encourageront au
contraire à vous prendre en charge. Il ne leur viendra pas à l' idée de vous prendre pour victime;
 ils n' ont pas besoin de vous pour leur servir d' ascenseur.

  Choisissez d' exercer votre autorité sur ce que vous pouvez maîtriser : vos sentiments à l' égard de vous-même et vos comportements. Quittez pour de bon cette cabine d' ascenseur !

dimanche 17 février 2013

Avoir confiance en soi : Six astuces












  La confiance en soi est un élément déterminant de la réussite. . Encore une fois ce 
n’est pas facile. Il faut faire un travail sur soi-même, il faut  dépasser ses peurs. Et ce n’est 
pas simple  Mais  tout le monde peut le faire.
Si vous manquez de confiance en vous, alors faites de cet objectif une PRIORITÉ ! Travaillez dessus chaque jour. En vous y tenant, vous devriez commencer à voir des résultats 
en quelques mois. N’espérez pas un changement d’un jour à l’autre.

Bien sur vous pouvez lire tous les livres ou articles traitant de ce sujet et trouver de bons conseils  Mais la théorie ne suffit pas . le seul moyen de prendre confiance en soi 
est l’ACTION.

C’est souvent par  manque de confiance en soi qui fait que vous que notre interprétation 
des choses est faussée, que nous n’affrontons pas nos peurs ou que nous agissons plus 
par peur que par vraie motivation Le manque de confiance en soi vient de notre 
modèle occidental . Dès notre enfance, on nous a appris qu’ il fallait réussir : Tous les 
échecs, les moqueries, les accidents de la vie nous font perdre confiance en nous. 
La confiance en soi n’ est pas innée et elle se travaille.
                             Voici  6 astuces pour l’ améliorer :

    1. Soyez conscient de vos qualités

   Le manque de confiance en soi entraîne souvent une dévalorisation de soi-même. On ne 
se sent capable de rien, on est un bon à rien, on ne sait rien faire. Pourtant personne ne 
peut dire « je n’ai aucune qualité ». Souvent quand une personne manque de confiance en 
elle, elle est incapable de reconnaître ses qualités
   Voici un petit exercice :
   Prenez une feuille et un stylo , et écrivez au moins 10 de vos qualités. Je vous aide avec 
  une petite liste :
accueillant, adroit, aidant, aimable, ambitieux, amusant, apaisant, accessible, appliqué, assuré ,astucieux, attentionné, audacieux, autonome,  avenant, aventureux, beau, bienveillant, brillant, calme, captivant, charmant,  combatif, communicatif, conciliant, confiant, conformiste, convaincant, coopératif, courageux, courtois, créatif, curieux, débrouillard, délicat, déterminé, digne de confiance, dévoué, diplomate, direct, discipliné, discret, dévoué, doux, droit, drôle, dynamique, efficace, empathique, endurant, énergique, épanoui, équitable, esprit d’équipe, exemplaire, extraverti, ferme, fidèle, fin, flexible, fort, franc, gai, généreux, gentil,  habile, hardi, honnête, humain, humble, imaginatif, impliqué, impulsif, indépendant, influent, ingénieux,   innovateur, intelligent, intuitif, inventif, joueur, jovial, juste, leader, logique, loyal, lucide, maître de soi, marrant, méthodique, minutieux, modeste, motivé, novateur, nuancé, objectif, observateur, obstiné,  optimiste, ordonné, organisateur, organisé, original, ouvert d’esprit, pacificateur, paisible, patient, persévérant, persuasif, philosophe, planificateur, poli, polyvalent, pondéré, ponctuel, posé, positif, pratique,  précis, productif, prudent, pugnace, raisonnable, rassurant, réaliste, réconfortant, réfléchi, réservé, résistant, respectueux, responsable, rigolo, rigoureux, rusé, sage, sensible, serein, sérieux, serviable, sincère, sociable, soigneux, solide, souple, spontané, stable, stratège, sûr de soi, sympa, tempéré, tenace, tolérant, timide, tranquille, travailleur, vigilant, volontaire, vrai. . .

Ajoutez dans votre liste ce que vous disent vos proches. Vous devez surement recevoir 
des compliments et ne pas les accepter. Je connais certaines personnes qui quand on leur
 dit : « Comme tu es belle ( ou beau )! »  répondent « non ». 
Vous avez probablement  déjà vécu cette situation ou une autre similaire .
 Si on vous le dit, c’est que c’est vrai. Ajoutez cette qualité à votre liste même si vous
 n’ y croyez pas.

  2. Soyez conscient de vos défauts

    On vous dira souvent de ne pas tenir en compte de vos défauts et de travailler sur vos qualités.  Etre conscient de ses qualités c’est bien. Mais il faut aussi savoir se remettre en question,  travailler sur ce qui peut être amélioré  et reconnaître  ses défauts.
Exercice : listez maintenant tous vos défauts. Il devrait être plus facile de faire cet exercice.
Une fois que c’est fait, prenez en un seul. Et décidez de l’améliorer. Vous êtes pessimiste ? Arrêtez d’ être négatif  et positivez   . Pour remplacer vos mauvaises habitudes vous 
devez travailler sur ce défaut  un ou deux mois.pour en faire une qualité . Dès que vous 
avez atteint votre but, passez au suivant..  La finalité  n’est pas d’être parfait mais que de
 vous sentir   mieux dans votre peau.

  3. Acceptez les compliments

   Vous en recevrez naturellement si vous faites des efforts.. Prenez soin de vous-même,
 faites du sport, soyez déterminés dans vos actions, et vous en aurez de plus en plus. C’est 
une courbe exponentielle, plus vous agissez  pour modifier le cours de votre vie et 
vous améliorer  plus vous  recevrez de compliments . Apprenez maintenant à les accepter. 
Ne les rejetez plus , dites simplement « merci ». Et  félicitez-vous de recevoir ce genre 
de compliment.
S’ils ne viennent pas, demandez-les : « Comment tu m’as trouvé lors de la conférence ? »,
 « Est-ce que j’ai été bien ? » Soit on vous répond négativement et vous savez quoi 
améliorer, soit on vous félicite, et cela renforcera votre confiance en vous-meme et
 vous incitera à continuer d' agir
  4. Auto suggestion

   Chaque matin, et chaque soir, répétez-vous simplement plusieurs fois : « j’ai confiance en 
moi, et je me sens capable de tout » (ou toute autre phrase positive à votre égard). 

La première fois que j’ai testé  cette technique, c' était quand j' étais enfant. Nous passions 
nos vacances dans la Manche et nous nous nous baignions par tous les temps. Je me 
rappelle Maman qui me disait et me faisait répéter ;" l' eau est chaude, l' eau est chaude !" Et cela marchait .... même quand il faisait froid. Je ne sentais plus le froid de la mer , ni la fraicheur de la pluie , ni celle du vent. Je ne pensais plus qu' à profiter de ma baiqnade et 
au plaisir de nager et de m' amuser en famille.

Cette méthode à été inventée par le  Dr Emile Coué, qui à trouvé que dès lors que l’on se répète une phrase, notre subconscient commence à l’intégrer et à y croire. Le concept est 

qu’il  faut s’imaginer, et non pas vouloir. La simple volonté n’est pas suffisante.
Il a donc conduit ses patients à utiliser la phrase suivante : « Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux », en s’imaginant le problème résolu.
Répétez donc vous la phrase positive de votre choix en vous imaginant pleinement confiant, faisant des choses que vous n’auriez jamais fait jusque là.

  5. Zone de confort

La zone de confort c’est la bulle que vous avez autour de vous. Selon votre confiance elle est plus ou moins grande. Ainsi pour certains il s’agit de leur ordinateur, d’autre leur ville, et d’autres leur pays. . Elle n’ est pas forcément géographique . La notion de zone de confort 
est abstraite et personnelle. Elle varie d’ un individu à l’ autre .


Lorsque vous prenez une décision, vous n’êtes pas forcément engagé, et vous avez le choix jusqu’au dernier moment de ne pas passer à l’action. Cela vous est certainement arrivé: 
vous décidez de quelque chose, commencez à agir, la peur monte et au dernier moment, 
vous vous rétractez.
C’est normal, et c’est le rôle d’une peur. Cependant, il faut toujours combattre ses peurs, et 
ne pas les fuir, c’est ainsi que vous gagnerez confiance en vous ! J’ai donc pensé à une méthode pour m’obliger à passer à l’action.
Il suffit de s’engager 
Au lieu de réfléchir trop, agissez, et prenez une décision qui vous engage. Par exemple,
 si vous désirez aborder un ou une inconnu(e)  dans une soirée, allez-y spontanément, sans réfléchir. Une fois sur le fait accompli, vous ne pourrez plus changer d’avis, vous l’aurez fait. Vous pouvez toujours revenir en arrière après, mais en général le plus difficile c’est le 
premier pas.
Et l’on peut reproduire cette technique assez facilement. Vous désirez marcher tous les
 jours ? Ne renouvelez plus votre abonnement de transports en commun où ne faites plus 
votre plein de carburant.
L’idée c’est donc de vous mettre dans des situations  où seule l’action pourra vous sortir, ou bien de vous engager en  validant un fait donné.

Si vous avez d' autres exemples à ajouter à la liste, notez-les dans les commentaires. Si vous avez une peur à surmonter mais ne trouvez pas de moyen de vous engager, notez-le dans les commentaires, j' essayerai de vous aider.

. Ne cherchez cependant  pas à vous fixer des objectifs trop difficiles à atteindre .La peur de  pourrait l’ emporter sur votre volonté de progresser  Allez-y  doucement mais surement. 
Montez l’échelle petit à petit…

  6. Restez positifs

  En toute situation, restez positif. C’est un conseil difficile à mettre en œuvre, mais c’est extrêmement important.   Voyez comment  tirer profit d’ une situation de crise .
Vous avez un problème quelconque ? Voyez-le comme un défi.   Faites tout pour vous en sortir. Lorsque nous sommes dans le déni ,nous sommes dans un cercle vicieux . Nous devenons des   « victimes qui subissons un état de fait ».  

 Etre positif signifie que nous restons motivés : nous pouvons  tirer des leçons de nos erreurs, et nous adapter..
« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas.  » Thomas Edison

La confiance en soi, est un mélange subtil de tous ces exercices, de mental, et d’estime de soi..