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jeudi 7 mars 2013

J' ai tout ce dont j' ai besoin : pourquoi suis- je malheureux ?



 



Il faut se mettre d' accord sur ce que vous entendez par "tout ". Quand on pose cette question, "tout"
signifie immanquablement les choses extérieures que notre société, selon le modèle occidental,
considère comme importantes. Et toutes ces belles et bonnes choses sont liées au moi faible ( Lire
les articles sur l' estime de soi ) : nous dépendons de facteurs extérieurs pour assurer notre statut..
Mais les facteurs extérieurs, du fait de leur nature éphémère, ne sont pas liés à notre moi intérieur,
qui détient l' estime de nous-même.  " Tout " n' est donc rien, du fait que ce " tout" échappe à notre
maîtrise et peut nous abandonner à tout moment.

  Les facteurs extérieurs ne sauraient rassasier notre moi intérieur ni notre enfant intérieur. Ce sont des
 jouets qui perdent rapidement toute valeur. Ce sont des miroirs aux alouettes qui nous fascinent tant
que nous cherchons à les acquérir, mais une fois que nous en sommes propriétaires, ils perdent leur
valeur à nos yeux et nous partons à la recherche d' autres mirages. Ce qu'il y a d' amusant, c' est le
défi consistant à se les procurer et non leur possession en soi ; la quête de l' estime de soi, c' est
 exactement le contraire : c' est un défi stimulant certes, mais la véritable joie qu'elle procure, c' est sa possession ? Plus nous possédons l' estime de nous-mêmes depuis longtemps, plus nous lui accordons
 de la valeur.

  Aux yeux du moi fort, tous les biens extérieurs ne comptent guère pour le moi intérieur. Ni l' un ni
l' autre ne s' en laissent conter: ils refusent de se laisser acheter par des marchandises, ce qu'ils veulent,
c' est de l' amour.

Paradoxe: plus nous noyons notre moi et notre enfant intérieur sous un flot de gâteries  plus le moi
intérieur s' y perd et plus l' enfant intérieur crie famine. le modèle activiste accorde une grande valeur
aux biens de consommation, il nous enseigne que nous devrions être satisfaits quand la réussite nous
comble; la réussite se mesure de façon quantitative; plus nous réussissons, plus nous possédons.
Mais les biens matériels  créent une accoutumance; l' accumulation nous satisfait de moins en moins,
 jusqu'à ce que nous nous lassions de tout. Pensons à certaines personnes riches - au sens du modèle occidental  . Combien goûtent vraiment ce qu' elles possèdent ? Combien sont capables de dire : "
cela suffit "... J' ai accumulé suffisamment  " ?
Combien de maisons, combien de voitures, combien de vêtements leur faut-ils pour pour qu'elles se
sentent en paix avec elles-mêmes ? Combien d' argent leur faut-ils pour qu'elles se mettent à s' aimer
elles-mêmes ? Le modèle occidental ne répond pas à ces questions . En fait, le simple fait de les poser
nous fait sortir du modèle. Les réponses manifestement ne s' y trouvent pas.

 Les réponses à toutes ces questions sont simples: l' estime de soi, cela ne s' achète pas. On ne peut
se la procurer à partir de biens matériels, et l' on n' est jamais satisfait tant qu'on ne l' a pas.. Le fait
de posséder tout ce dont on a besoin, en prenant comme référence des valeurs extérieure à nous-
mêmes, conduit en général à devenir cynique, aigri ou blasé. Rien n' est plus triste qu'un moi faible
richissime. Ce pauvre diable croit dur comme fer au modèle occidental et il se demande pourquoi il
est si malheureux. Il tente souvent d' en faire plus de se fixer des objectifs encore plus ambitieux,
de se montrer exigent jusqu'au délire, vis-à-vis de lui-même et vis à vis des autres.
Il travaille plus vite encore, se sent trop important. Et quand il est enfin mis face à la réalité de ce
qu'il est, le verdict est souvent accablant.

Il est ridicule de chercher quelque chose là où vous ne l' avez perdu. Cessons de chercher l' estime
de nous-mêmes dans le modèle du moi faible. Si vous possédez "tout" et que vous êtes malheureux,
 pourquoi ne pas essayer quelque chose de neuf ? Nul ne vous interdit de profiter des jouets que 
vous possédez, à condition de ne pas exiger d' eux un bonheur qu'ils sont incapables de vous 
procurer.
Amusez-vous avec vos jouets autant que vous voulez, mais gardez le temps de travailler sur
vous-même pour développer votre estime de vous.
N' attendez pas de vos jouets qu'ils éveillent votre conscience intérieure, qu'ils vous fassent atteindre l'équilibre ni le sentiment de votre valeur. Souvenez-vous que ce ne sont que des jouets, ils ne 
sont pas vous.

Et vous, vous seul , êtes responsable de la façon dont vous vous percevez vous-même.

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