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dimanche 30 mars 2014
Quel est le role de la sexualité dans l' amour ?
Cette question est souvent posée par des gens qui ont des relations
satisfaisantes au sein d' un couple qui bat de l' aile ou qui, a contrario, sont
satisfaits de leur couple mais n' ont avec leur conjoint que peu de relations
sexuelles,voire pas du tout.
Peu de problèmes semblent aussi épineux que celui de la sexualité dans le
couple. La sexualité et l' argent sont les deux thèmes qui divisent le plus les
couples. Le modèle occidental nous enseigne que l' une des qualités majeures
d' un couple, c' est l' attrait réciproque des conjoints. Comme beaucoup d' entre
nous en ont fait la douloureuse expérience, ce qui nous attire vers l' autre
au premier regard s' use à long terme et finit souvent par nous répugner.
La compatibilité sexuelle ajoute certainement une dimension merveilleuse
à la vie du couple mais elle ne suffit pas à en assurer la pérennité.
Andrew Greeley a décrit la sexualité comme un don de Dieu, une sorte
de jeu et de répétition conduisant à l' unification: elle permet de devenir un
avec l' autre , et en fin de compte avec Dieu. C' est une vision des choses
comme une autre.
Une expérience sexuelle réussie constitue une des grandes joies de la vie,
un cadeau qui nous rend heureux d' être vivants et un exutoire providentiel
à toutes les tensions nerveuses et mentales. Elle nous donne l' occasion
de jouer, partager, de nous découvrir nous-mêmes et de découvrir l' autre
dans une dimension naturelle non verbale, véritablement unique. Une vie
sexuelle épanouie renforce les liens d' un couple équilibré.
Mais elle ne peut remettre d' aplomb un couple qui se déchire. On confond
souvent sexualité et intimité, car certains couples ne se rapprochent qu' à
l' occasion de leurs relations sexuelles. La sexualité renforce l' intimité, elle ne
la crée pas.
Il est intéressant de signaler que de nombreux couples gravement perturbés,
rapportent qu' ils ont une sexualité d' une intensité phénoménale : ceci ne fait
qu' ajouter à leur perplexité quant à l' avenir du couple.
Quand c' est le cas, la sexualité est alors utilisée pour remplacer tous les
facteurs manquants du couple: communication, tendresse, acceptation,
partage, etc.
Nous sommes des êtres sexués; notre sexualité est un attribut de notre
nature. Malheureusement, elle suscite en nous nombres de conflits et de
questions contradictoires. C' est là une autre conséquence de notre éducation:
dans notre civilisation, la sexualité a mauvaise presse. On a trop insisté sur
l' utilisation de la sexualité et de l' acte sexuel lui-même en tant que moyen
pour parvenir à d' autres buts. On nous a appris soit à afficher notre
sexualité pour prendre les autres au piège, soit au contraire, à la cacher
comme s' il s' agissait de quelque chose de "sale" . On nous a appris que les
hommes ont davantage tendance que les femmes à exhiber leur sexualité,
et que celle-ci est souvent utilisée comme un moyen pour exercer un pouvoir
ou une pression. Comme notre sexualité fait partie de notre nature, le fait
d' être à l' aise avec elle est un processus naturel intimement lié à notre estime
de nous-mêmes .Plus nous nous aimons, plus nous nous sentons à l' aise dans
notre corps, plus nous acceptons ce que nous sommes physiquement, plus
nous sommes conscients de notre sexualité et moins nous la redoutons.
Les couples sains, c' est-à-dire ceux composés de deux conjoints sains
ne mettent pas la sexualité sur le même plan que les compétitions sportives.
Les personnes formant un couple équilibré donnent à la sexualité le rôle naturel
qui lui revient, elles ne tiennent pas de statistiques sur la fréquence de
leurs épanchements, pas plus qu' elles ne recherchent la prouesse ni l' exploit.
Les couples expérimentés savent que la sexualité est comme tant d' autres
aspects de la vie du couple: il y a des périodes ou cela marche mieux que
d' autres. Pratiquement, tous les couples traversent des phases ou leur sexualité
leur semble moins importante qu' à l' accoutumée, et ils n' hésitent pas alors
à faire preuve de souplesse.
Il y a des périodes de notre vie ou notre sexualité est plus active,et des périodes
où nous pratiquons une certaine continence. Souvent, ces périodes ne coïncident
pas avec les aspirations momentanées de notre conjoint. Il faut alors
chercher un compromis, accepter l' autre tel qu'il est et se montrer
compréhensif de façon à laisser la sexualité à sa juste place Si nous ne parvenons
pas à cet équilibre dans les autres domaines de notre vie, nous ne parviendrons
pas à nous montrer souples dans celui-ci; nous ne permettrons pas à nos besoins
et désirs sexuels d' évoluer avec le temps.
La sexualité est propre à chaque couple! . Il revient aux conjoints de trouver leur
équilibre par le dialogue, la compréhension et surtout beaucoup d' amour et
de tendresse.
mercredi 1 janvier 2014
Bonne année ! Comment réaliser ses objectifs ?
Il y a toujours une réalité en début d'année,
celle de faire un bilan de
l'année passée et de se fixer des résolutions
pour le Nouvel An. Vous savez
comme moi que 95 % des résolutions
n'aboutiront à rien dans 30 jours.
Le régime que l'on veut entreprendre, la reprise d' une activité sportive
, l' arrêt du tabac,
etc.
Toutes ces bonnes intentions ne sont que des vœux temporaires.
Le processus est toujours le même, l'intention est là, la bonne volonté et
Toutes ces bonnes intentions ne sont que des vœux temporaires.
Le processus est toujours le même, l'intention est là, la bonne volonté et
même la sincérité sont
au rendez-vous, mais il y manque plusieurs
ingrédients
En principe, nous savons ce qui est bon pour nous, c'est pourquoi nous
prenons des résolutions qui visent
habituellement notre mieux-être.
Cependant, plusieurs critères manquent :
- Manque de planification
- Mauvaise préparation
- Manque d' émotion
- Raison est mal définie
- Information non complète
- Motif qui ne vient pas de nous-mêmes
- Plan mal établi
J'ai mis ces critères en désordre , car ils dépendent des objectifs que vous
vous fixez vous-mêmes
Voici 7 points importants à tenir en compte pour réaliser ses objectifs
1. Avoir un bon plan
1. Avoir un bon plan
Quand on sait ce que l’on veut, un plan de travail facilite l’obtention
de son
objectif. Alors si vous avez des objectifs qui vous tiennent à
cœur, un bon
plan vous aidera sûrement. Il serait impensable de
construire une maison
sans un plan au départ.
Trois étapes :
Trois étapes :
- Concevoir le plan : y mettre toutes les options possibles sans juger
- de leurs valeurs cela sera fait plus tard.
- Valider le plan : classer les options, les regrouper, les échelonner
- dans le temps, retrancher celles qui sont de trop.
- Exécuter le plan : par étape avec un suivi flexible et régulier.
Des conditions gagnantes passent par une préparation adéquate. En plus
du plan, voir qui peut vous aider, s’assurer de la
séquence logique des
étapes, des éléments à déléguer. Puis passer par un
plan d’action quotidien,
et une revue hebdomadaire des progrès
accomplis.
3. Y mettre de l’émotion
3. Y mettre de l’émotion
Sans émotion, il n’y a pas de motion. La différence entre de l’eau
chaude
et de la vapeur c’est l’émotion. Si votre rêve est petit, il ne générera pas
d’émotion et donc pas de motion. Deux catégories d’émotion
existent,
celle d’éviter de la douleur ou celle de créer du plaisir.
C’est le levier qui
peut soulever les grandes causes.
4. Définir sa raison clairement
4. Définir sa raison clairement
Le célèbre pourquoi. Sans raison valable, pourquoi le faire? Pour ce
faire,
voici quatre questions bien utiles à se poser pour déclencher
l’action
positive.
a. Pourquoi?
b. Pourquoi pas?
c. Pourquoi pas moi?
d. Pourquoi pas maintenant?
a. Pourquoi?
b. Pourquoi pas?
c. Pourquoi pas moi?
d. Pourquoi pas maintenant?
Quand on sait pourquoi, on trouve les comment assez facilement.
5. Être bien informé
5. Être bien informé
Le savoir-faire et le savoir-être permettent l’avoir de se réaliser.
La
connaissance en action est la clé de la réalisation. Tout ce que je ne
sais pas me nuit tôt ou tard, tout ce que je connais et que je n’utilise
pas encore plus. Pour accélérer le processus de réalisation, il s’agit
simplement d’apprendre de ceux qui ont réussi le mieux dans le
domaine.
6. Le décider pour soi-même
6. Le décider pour soi-même
Faire quelque chose pour uniquement faire plaisir aux autres
c’est aller tout droit à l' échec. Vous n' aurez pas assez d' énergie pour
y parvenir. Toute décision de réussir doit venir de vous et être pour vous-
même d’abord. Par la suite, si votre succès rejaillit sur les autres c’est
un
plus et tout le monde y gagne.
7. Rêver grand
7. Rêver grand
Les petits rêves n’ont pas le pouvoir de soulever des foules, ni de
faire se
lever les gens pour les réaliser. Par contre, de petites
actions immédiates
peuvent nous procurer l’énergie nécessaire pour
réaliser ce rêve si
précieux.
Voici donc la marche à suivre sur la façon de se fixer
des buts et
des objectifs pour 2014:
• Se programmer des objectifs concrets et bien définis.
• L'objectif doit venir de vous-mêmes, pour vous-mêmes.
• L'objectif doit être réaliste et réalisable.
• Vos objectifs doivent être dynamisés par des outils concrets.
• Veuillez à entretenir des pensées et une attitude positive.
• Passez à l'action, agissez dans le sens de vos objectifs pour les
• Se programmer des objectifs concrets et bien définis.
• L'objectif doit venir de vous-mêmes, pour vous-mêmes.
• L'objectif doit être réaliste et réalisable.
• Vos objectifs doivent être dynamisés par des outils concrets.
• Veuillez à entretenir des pensées et une attitude positive.
• Passez à l'action, agissez dans le sens de vos objectifs pour les
matérialiser.
• Agissez avec flexibilité : changez de voie si plusieurs solutions se
• Agissez avec flexibilité : changez de voie si plusieurs solutions se
présentent et que des portes se ferment. Soyez à l'écoute.
Tout d'abord : vos objectifs doivent être précis.
Tout d'abord : vos objectifs doivent être précis.
Lorsque je parle de «
précis », c'est d'y mettre tous les détails, même
ceux qui vous semblent
sans importance. Par exemple : vous désirez
un nouvel emploi? Dans
quel secteur de la ville? Combien de jours ou
d'heures voulez-vous
travailler par semaine? Quel salaire? Quel genre
d'avantages sociaux?
Avez-vous mis à jour votre C.V? Etc.…
Si vous ne savez pas précisément ce que vous désirez, comment voulez
Si vous ne savez pas précisément ce que vous désirez, comment voulez
-vous
que ce soit possible d'atteindre votre but? Tout comme pour vos
objectifs de vie : si vous ne savez pas précisément où vous allez,
comment saurez-vous que vous y êtes?
Votre objectif doit répondre à des convictions et des valeurs qui
Votre objectif doit répondre à des convictions et des valeurs qui
sont vôtres
et non être imposées de l'extérieur par une pression
sociale. Les
résultats sont meilleurs lorsque vous le faites parce
que vous jugez que
c'est important pour vous, plutôt que de faire
plaisir à quelqu'un
d'autre, ou parce que vous ressentez de la
pression de quelqu'un
d'autre.
Une autre condition de succès demande que vous sentiez que
Une autre condition de succès demande que vous sentiez que
vous avez la capacité d'atteindre l'objectif sans y être contraint,
sinon le
risque de découragement est élevé. Il faut éviter les objectifs
qui sont hors de votre portée comme vouloir courir le marathon d'ici
quelques semaines, si vous n'avez jamais couru auparavant.
Si vous
n'avez pas les compétences, vous risquez davantage de vous
décourager et
d'abandonner.
Dynamisez vos objectifs par des outils concrets comme : les affirmations
Dynamisez vos objectifs par des outils concrets comme : les affirmations
positives, la visualisation créative et l’auto hypnose, et cela de façon
régulière et assidue et non pas de façon sporadique.
Concentrez-vous sur ce que vous désirez obtenir et non pas sur ce que
Concentrez-vous sur ce que vous désirez obtenir et non pas sur ce que
vous ne voulez
pas.
En conclusion, cela peut vous sembler anodin ou sans importance,
mais si vous saviez comme il est essentiel de tenir à jour vos
objectifs.
Vous vous dites peut-être : « j'ai quelques objectifs que je
me suis fixés
l'an dernier ou il y a quelque années! » Oui mais…
sont-ils à jour?
Désirez-vous encore atteindre ces objectifs? il y a de fortes chances
que vous
n'en vouliez même plus parce ce que vous avez changé ou
que les événements dans votre vie les aient rendus obsolètes.
Dans mon cas, je peux affirmer que j'ai atteint plusieurs objectifs,
Dans mon cas, je peux affirmer que j'ai atteint plusieurs objectifs,
parce que je les définis de manière précise et les actualise. Ainsi,
je ne les perds pas de vue… je ne me perds pas de vue. J'utilise
presque quotidiennement, l’auto-hypnose, la visualisation et les
affirmations positives,
c'est devenu un automatisme chez moi comme vous pouvez le lire sur
mon mur Google + ou Facebook ...
Et vous?
Allez…Sortez un papier et un crayon, commencez à dresser la liste de
Allez…Sortez un papier et un crayon, commencez à dresser la liste de
vos objectifs pour 2014. N'allez pas rejoindre la
majorité des gens qui
ont des difficultés à tenir leurs résolutions du
Nouvel An! Vous êtes différent…
SPÉCIAL!!!
Que 2014 soit l'année des plus beaux et grands défis, pour vous.
Que 2014 soit l'année des plus beaux et grands défis, pour vous.
Je vous souhaite de concrétiser vos rêves les plus grandioses.
Je vous souhaite une année en OR
mercredi 23 octobre 2013
Pourquoi ne puis-je tomber amoureux d' une personne qui me convienne?
Nos relations amoureuses avec les autres reflètent souvent les
relations que nous avons avec nous-mêmes. Si nous ne nous sentons
pas en sécurité avec nous-mêmes, nous tombons amoureux de personnes
qui ne nous aiment pas. Si nous ne nous sentons pas dignes d' être aimés,
nous ne nous sentirons pas attirés par ceux qui nous aiment. Nous nous
sentirons attirés par les personnes dont nous nous jugeons dignes. Si nous
croyons mériter d' être punis ( ne fût-ce qu’inconsciemment ), nous nous
trouverons quelqu'un qui nous détruira: nos amours reflètent ce que,
au fond, nous ressentons. Si nous nous sentons positifs vis-à-vis de nous-
mêmes, nous créerons des liens avec une personne positive et bien dans
sa peau. Si nous sommes négatifs, nos amours refléteront ce négatif.
En amour, on récolte toujours ce que l' on sème .
La recherche du conjoint (adéquat) est donc un exercice parfaite-
-ment vain. Personne ne convient, sauf soi-même, à soi-même . Statistique-
-ment, il existe des milliers de personnes avec lesquelles chacun peut être
compatible. Le secret, mais ce n' est pas la potion magique, pour en
trouver une , c' est d' être compatible avec soi-même. Alors, et seulement
alors, de bons partis se présenteront. Finissez-en avec vos vaines attentes:
à quoi ressemblera -t-il/elle ? Que fera-t-il/elle pour moi? Focalisez
plutôt votre attention sur ce à quoi vous ressemblez, sur ce que vous êtes
sur ce que vous êtes disposé à faire pour vous-même. Cessez vos
recherches. Sentez-vous bien en compagnie de vous-même. Entraînez-
vous à vous sentir à l' aise dans le célibat. Il n' est jamais aussi facile
d' apprendre l' estime de soi et de s'y entraîner que lorsque l' on est
seul. Une fois que vous serez habitué à prendre soin de vous-même
à répondre à vos propres besoins, le défi posé par la vie de couple
ne risquera plus de vous écraser. Si vous êtes incapable de prendre
soin de vous-même tant que vous vivez seul, vous aurez beaucoup plus
de mal à l' apprendre une fois que vous serez engagé avec quelqu'un.
La plupart des gens ne se posent la question de l' estime de soi
qu' une fois installés en couple. Cependant, la pratique de l' estime de soi
a beau être facilitée par le célibat, il n' est pas nécessaire de divorcer
pour apprendre à subvenir à ses propres besoins.
Simplement, il faut revoir ses priorités: qu'allons nous faire pour nous-
mêmes, qu'allons nous abandonner au couple? Ce rééquilibrage ne doit
pas nécessairement aboutir à la destruction du couple.
Le fait qu'un des conjoints sache s' occuper de lui-même ne peut qu'être
bénéfique au couple. Celui qui sait devient un modèle pour l' autre.
Tout le monde ne va pas se mettre à vous aimer passionnément
du jour où vous vous aimerez vous-même.
Mais, à compter de ce jour-là, vous aurez moins de mal à accepter que
les gens ne vous aiment pas. Tout comme vous-même n' aimez pas
tous les gens que vous connaissez, les autres ont le droit de ne pas vous
aimer. Ne perdez ni votre temps ni votre énergie avec ceux auxquels
vous déplaisez. Il y a bien assez de gens autour de vous pour que vous
concentriez votre attention sur ceux qui vous aiment. Et si vous sentez
vraiment que personne autour de vous ne vous aime, vous vous devez
bien une chose: vous aimer davantage vous-même.
Dans le couple, tout est question d' équilibre, les droits et les obliga-
-tions ne sont pas de mise. Le défi et la stimulation , c' est important: pas
le confort. La croissance et l' élargissement des horizons, c' est
important; pas le statut quo ni l' immobilisme. Permettez à votre conjoint
de changer, laissez-le libre. Les plus beaux couples sont formés de deux
personnes qui savent se détacher l' une de l' autre, c' est-à-dire qui se
laissent réciproquement être ce qu'elles sont. Nous pouvons nous aimer
nous-mêmes sans condition et nous pouvons nous entraîner à aimer notre
conjoint sans condition. Peut-être n' atteindrons-nous jamais cet idéal, mais
tous nos efforts en ce sens nous apporteront quelque chose. Si vous éprouvez
le besoin d' être béatement adoré, achetez-vous un chiot. Votre conjoint
ne se soucie pas de vous adorer en permanence.
Renoncez à chercher le seul et unique conjoint " idéal " susceptible de
vous convenir: il y a autour de vous tout un tas de gens avec qui vous êtes
susceptible de former un couple " sain ".
Mais d' abord il faut commencer par être sain vous-même: ce n'est qu'alors
que vous serez prêts à former un couple sain avec une autre personne
Pour résumer et répondre à cette question:
- L' idéal n' existe pas. Nul n' est parfait.
- Vous ne devez pas attendre quelque chose d' une personne
- Ne cherchez pas, l' amour viendra en son temps, quand vous
vous y attendrez le moins
- En cas d' échecs successifs, remettez-vous en question
- Aimez vous vous-même pour pouvoir aimer l' autre.
- Si vous êtes en couple, cultivez votre amour pour l' autre ,
respectez le jardin secret de votre conjoint et continuez de
prendre soin de vous- même
Soyez le type de personne que vous souhaitez
rencontrer
dimanche 29 septembre 2013
Pourquoi ne puis-je connaitre d' amour durable ?
Cette question est souvent posée par des personnes qui
attendent désespérément quelqu'un qui les aime, qui les accepte telles
qu'elles sont et qui comblent leurs attentes.
Ces personnes demandent l' impossible.
Paradoxe: nul ne peut nous donner ce que nous sommes incapables de
nous donner nous-memes. Si nous nous aimons, si nous acceptons tels que
nous sommes dans l' instant présent et que nous subvenons à nos propres
besoins, nous ne sommes pas à l' affût d' un conjoint qui nous fasse tenir
debout. Nous tenons debout tout seul. Si nous ne tenons pas debout tout
seuls, nous serons attirés par des amours destructrices... et les personnes
qui ont besoin de s' appuyer sur quelqu'un se sentiront attirées par nous.
C' est un peu comme si nous étions des hommes-sandwiches, affublés de
pancartes invisibles à nos yeux, mais visibles aux yeux des autres; ces
pancartes attirent ceux qui portent les mêmes. Si nous possédons l' estime
de nous-memes, nous attirons ceux qui la possèdent également. Si nous ne
nous aimons pas nous-memes, nous attirons ceux qui ne s' aiment pas.
Les couples heureux sont composés de gens sains. Jamais l' amour ne
rendra sain des gens qui ne le sont pas.
Si vous attendez de quelqu'un qu'il vous materne et vous rende heureux,
les personnes que vous avez le plus de chance d' attirer sont celles qui
attendent la même chose de vous; les liens qui se tissent entre vous sont de
nature malsaine; vous serez tous les deux enfermés dans un cercle vicieux
destructeur, chacun essayant de faire satisfaire ses besoins par quelqu'un
qui est obsédé par la nécessité de faire satisfaire les siens. Bien souvent, la
seule issue est la séparation. Si vous ne prenez pas l' habitude, avant de
vous lier à un conjoint, de vous occuper de vous-même, il y a des chances
pour que vous répétiez indéfiniment la même triste expérience.
On ne nous a pas formé à l' amour. A de rares exceptions près, la
plupart des couples que nous voyons autour de nous fonctionnent de
manière bancale et détruisent généralement les personnes qui les
constituent. Nos films, nos émissions de télévision, notre musique et nos
contes de fées entretiennent en nous l' illusion; nous nous attendons à ce
que le conjoint idéal se présente tout à coup; nous en tomberons amoureux
et plus rien d' autre ne comptera. Ce fantasme ressemble à une drogue:
quelqu'un viendra nous arracher aux réalités de l' existence et tout ira
mieux. Si nous croyons à ces légendes fantaisistes, nous nous apercevrons
vite que cette brève euphorie se paie cher. Le naufrage d'un couple n' est
pas anodin, il est affectivement épuisant et étouffe l' âme. Toutes les
drogues, y compris les vaines amours, détruisent la personnalité. Elles
nous empêchent de nous épanouir et nous détournent de la vie. Nous y
gaspillons nos énergies, nous y éteignons notre créativité.Mieux vaut être
seul que mal accompagné
De surcroît, la solitude n' existe pas puisque nous avons toujours des
relations avec nous-memes.
Concentrez votre attention sur cette relation-là; le seul couple dont
vous avez la maîtrise, c' est celui que vous formez avec vous-même. C' est
le seul qui peut vous aider à changer, le seul qui puisse qui puisse vous
équilibrer et vous recentrer sur l' essentiel.
La seule bonne raison que l' on puise avoir pour former un couple avec
quelqu'un d' autre, c'est de vouloir se partager soi-même avec cette
personne.
Si vous nouez des relations amoureuses alors que vous vous sentez
indigne d' être aimé, comment pouvez vous attendre de l' autre plus que
ce que vous êtes capables de recevoir? C' est un peu comme si vous partiez
à la bataille sans arme, sans armure, sans entraînement et que vous vous
attendiez à la victoire. C' est impossible !
Vous valez plus que vos amours, et vos amours ne vous
procureront jamais davantage que ce que vous êtes disposé à vous
accorder à vous-même.
dimanche 1 septembre 2013
Qu' est-ce qu' un codépendant ?
Il y a de nombreuses années, je suis allée voir un psy suite à une
dépression. Après quelques séances , il m'a dit: " Ce n' est pas vous que
je devrais soigner mais votre conjoint". Sur le moment, cette réflexion
m' a surprise puis j' ai commencé à comprendre le sens de ces paroles.
Beaucoup plus tard, j' ai fait des recherches et je vous livre ici les résultats
de celles-ci et les causes et conséquences de la codépendance.
Le terme de codépendance a été créé par des éducateurs et des
médecins spécialisés dans la désintoxication des alcooliques et des drogués;
ils se sont aperçus que le conjoint d' un drogué est, lui aussi, malade à cause
de sa proximité excessive avec le drogué et son problème. La drogue des
codépendants, c' est leur rôle de tuteur; souvent, il leur est plus diffi-
-cile de quitter ce rôle qu'au drogué de se débarrasser de son habitude.
Une plaisanterie célèbre explique clairement ce qu'est la codépendance:
Sur son lit de mort, le codépendant voit en un éclair la vie de son conjoint
défiler sous ses yeux.
Une autre façon de comprendre ce concept est la suivante:
le codépendant s' occupe davantage des autres que de lui-même, il se
préoccupe davantage de subvenir aux besoins d' autrui ( tels qu'ils se les
imagine) qu'aux siens propres. A cette fin, il consacre beaucoup de temps
à se mettre à la place des autres pour se représenter ce dont ceux-ci ont
besoin, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent et ce qu'il faut faire pour les
changer. Toutes leurs énergies sont focalisées sur ce besoin de changer
l' autre. Le codépendant vit dans un monde illusoire projeté dans l' avenir.
"Si seulement mon Mari/ma femme cessait de faire ce qu'il fait, la vie serait
merveilleuse. Si seulement il changeait, alors je me sentirais bien."
Le malheur, c' est que même si le drogué se désintoxique, qu'il change
effectivement, la vie du codépendant reste toujours embourbée dans
son illusion; il est incapable de fonctionner convenablement sans les
comportements-stimuli qui lui donnaient une raison de vivre. Le
codépendant n' a en général pas la moindre idée de la façon dont il
peut se recentrer.
Ce qui est délicat, c' est que nous avons tous, peu ou prou, des tendances
à la codépendance. Nous aidons les autres, parfois à nos propres dépens.
Il est facile de se laisser emberlificoter dans les problèmes d' autrui; on
se sent bien quand on materne quelqu'un et qu'on l' aide à tenir debout.
La différence entre être codépendant et être attentif aux autres, ce n' est
qu' une question de degré. Il y a des moments où nous pouvons faire
passer les besoins des autres avant les nôtres, des moments ou nous
pouvons donner beaucoup de nous-memes. Mais il faut que ces périodes
soient brèves et que la situation ne devienne pas chronique. Il nous
faut savoir jusqu'où aller, et ne jamais perdre de vue la façon dont nous
pouvons prendre soin de nous-memes . Il nous faut rester conscient que
ce que nous faisons alors est un cadeau: nous le faisons pour nous-mêmes
et non pas pour changer autrui .
La seule exception à la règle , c' est quand nous devons nous occuper
d' un petit enfant. Nous nous occupons de lui parce qu'il y a droit. Les
enfants sont vulnérables et incapables de subvenir à leurs propres
besoins. Ils dépendent de nous, c' est une question de vie ou de mort.
Nous ne sommes pas codépendants quand nous prenons soin d' un bébé
ou d' un petit enfant. Nous courons cependant le risque de le devenir
quand l' enfant devient adolescent. Des parents avisées sentent quand
le moment est venu de se détacher et de laisser l' enfant se débrouiller
seul.
Si vous pensez etre codépendant, si vous estimez avoir, plus que la
moyenne, des tendances à la codépendance, vous ressentez sans doute
beaucoup de rancœur et de colère vis-à-vis de l' autre. Vous
vous sentez probablement obsédé par ce que vous vivez, et
incapable de vous détacherde votre inquiétude. Si vous constatez que
vous vous souciez davantage de la vie de l' autre que de la votre, faites
vous aider. Vous pouvez vous inscrire dans un groupe de soutien, lire
des livres sur la codépendance, dénicher un éducateur ou un psychologue
qui connaît la codépendance et entreprendrede vous détacher.
La seule façon de cesser d' être codépendant, c' est de commencer à
devenir indépendant. Entrainez-vous à focaliser sur vous-même toute l'
attention que vous aviez centrée sur l' autre. Occupez-vous de vous-même
en priorité. Laissez les autres prendre soin d' eux-mêmes . Si l' autre n' est
pas en mesure de s' occuper de lui-meme, dites lui de s'adresser à un
professionnel. Vous n' etes qu' un amateur dans le domaine de l' assistanat,
remettez votre démission. S' il le faut, laissez l' autre aller son chemin. Vous
n' êtes responsable ni de sa vie ni de son intoxication.
La seule Vie que vous puissiez Vivre, c' est la Votre.
jeudi 15 août 2013
Qu' est-ce qu' une relation harmonieuse ?
Une façon de représenter la nature des relations ( notamment
amoureuses ) entre les êtres humains consiste à imaginer une
ligne droite :
Narcissique --------------------- Saine--------------------- Codépendante
(toujours prendre) (toujours donner)
Une relation saine se situe vers le milieu de cette droite, avec une
marge de déplacement vers l' une ou l' autre des extrémités. Dans le
cadre de relations saines, nul n' atteint jamais aucune extrémité et
nul ne reste figé dans un état donné très longtemps. Nous savons
bien ce qu'est un individu narcissique: c' est un individu incapable de
donner quoi que ce soit, et qui attend des autres qu'ils lui donnent tout.
Il représente le comble de l' égocentrisme; en général, il n' a pas l'
intention de travailler, il préfère manipuler les autres pour que ceux-ci
travaillent à sa place. Le codépendant, c' est exactement le contraire:
ce concept, je le développerai dans le prochain article ( mais oui ! je me
suis déjà fixé de nouveaux objectifs ). Le graphisme vous montre que
les relations saines existent quelque part entre le trop donner et le
trop recevoir.
Des relations saines comportent également un respect et une
gentillesse mutuels, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de l' autre.
Respect et gentillesse sont probablement les deux qualités qui
comptent le plus pour qu'une relation soit durable. Ces qualités peuvent
être - et sont souvent- plus indispensables que l' amour lui-même. Si l'
amour est synonyme de respect et de gentillesse, alors, l' amour est
fondamental. Cependant, ce que nous appelons amour n' est en fait
trop souvent qu'un état de besoin aigu, etde surcroît, nous traitons souvent
"ceux que nous aimons" sans respect ni gentillesse. Si ce que nous appelons
amour n' est en vérité qu'un ensembled' exigences grimé aux apparences
de l' amour, cela ne risque pas de conduire à des relations saines.
Un couple équilibré se nourrit aussi de confiance, d' acceptation
, de communication, d' affection spontanée pour l' autre, et de bonne
volonté pour accepter, à l' occasion, de faire des compromis. Il faut reconnaître
l' autre en tant qu'entité en soi, avec ses propres besoins, ses propres valeurs
et ses propres choix. Il y a en chacun de nous des choses distinctes de
l' autre et distinctes de la relation amoureuse. Et cela est vrai également
pour l' autre conjoint .
Les époux heureux ne sont pas en permanence agglutinés l' un à l' autre.
Ils ne sont pas d' accord sur tout. Si c' était le cas, de telles unions
deviendraient rapidement étouffantes et ennuyeuses.
Une raison importante pour établir des relations est le défi que celles-ci
représentent pour nous permettre de croitre et ce nous développer.
Cette croissance et ce développement ne peuvent pas prendre place
dans un environnement angoissant ou menaçant. Par conséquent,
un couple équilibré fournit un environnement sain, stable et dynamisant
au coeur de ce monde de fous! C' est un havre au coeur duquel nous pouvons
être nous-mêmes sans fard. Nous y sommes autorisés à exprimer nos
sentiments, à commettre des erreurs, à nous livrer à des expériences,
à prendre des risques et à être chéris tendrement. Des relations saines
ne se contentent pas de produire soutien et pitance affective, elles
procurent également une stimulation voire quelquefois, un bon coup
de pied aux fesses.
Une des difficultés des couples d' aujourd'hui, c'est qu'ils n' ont pas
sous leurs yeux assez de modèles durables à imiter. Notre civilisation
( conforme au modèle occidental) nous a inculqué que les ingrédients
fondamentaux des relations amoureuses sont l' attirance sexuelle et le
soin névrotique de l' autre.
Ce même modèle activiste nous a appris que le but d' un couple, c' est
de faire satisfaire les besoins de chacun par son conjoint. La seule facon
d' échapper à cet endoctrinement, c' est de reconbaitre un fait
fondamental : le premier couple que l' on peut former- et le plus
important de tous - c' est celui que l' on forme avec soi-meme. Toutes
les autres relations amoureuses découlent de celle-là: il est impossible
d' avoir avec un autre une meilleure relation qu' avec soi-même.
Personne ne peut vous aimer de la façon dont vous voulez être
aimé; personne d' autre que vous ne peut subvenir à vos besoins.
dimanche 21 juillet 2013
Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres ?
Le modèle occidental activiste nous a appris à être compétitif. Notre
éducation et notre instruction nous ont enseigné à insister sur ce qui nous
démarque des autres. On nous a appris à attacher de l' importance aux rôles,
aux façades, au statut social, à l' argent, aux vêtements, aux diplômes- bref,
aux signes extérieurs de succès- des autres et à les comparer avec les nôtres;
tous ces éléments extérieurs nous permettent , vis-à-vis de chaque personne,
de nous sentir soit inférieurs soit supérieurs. Tant que nous avons recours à
ce modèle pour y conformer notre existence, nous observons tout le monde
d' un œil critique; notre œil qui juge n' observe que les différences
qui nous démarquent d' autrui. Quand nous avons pris l' habitude
de regarder le monde de cette façon pendant des années, nous perdons
de vue les ressemblances qui nous rapprochent des autres; nous ne pouvons
plus voir la nature commune que nous partageons. Le fait de
focaliser notre attention sur les différences et non sur les ressemblances
nous conduit tout droit à perdre notre sentiment d' intégration.
Sans intégration, nous nous sentons perdus, seuls et malheureux.
Ce que les autres aiment en nous, ce à quoi ils se réfèrent pour
communiquer avec nous, ce ne sont pas nos caractéristiques individuelles
uniques, nos différences; paradoxe: ce sont nos ressemblances. En qualité
d' êtres humains, nous partageons avec nos frères notre facon de sentir,
de réagir, notre capacité de comprendre les autres et d' éprouver de la
compassion commune. Peut-etre ne réagissons-nous pas de la meme facon
que quelqu'un d' autre à un évènement donné, mais nous reconnaissons tout
de suite l' identité du sentiment.
Nous sommes uniques dans la façon dont nous nous comportons, mais
non pas dans la façon dont nous ressentons les choses.
Chacun de nous sait ce qu'est la souffrance même si chacun a des raisons
particulières de souffrir. Nous nous sentons différents des autres quand
nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d'
autrui. Le fait de nier, d' ignorer ou tout bonnement de ne pas percevoir
l' importance des autres, aboutit à l' égocentrisme. En nous percevant
nous-mêmes comme différents, nous sommes incapables de communiquer
sur ce substrat humain que nous avons tous en commun.
Cela signifie que nous sommes incapables de voir que tous les hommes
luttent pour donner un sens à ce monde fou et devenir ainsi des héros.
Le fait de se sentir différent et de concentrer son attention sur ces
différences aboutit à la solitude.
La plupart d' entre nous se tourne vers les autres pour remédier
à leur solitude. Avoir besoin des autres pour être remis d' aplomb,
c' est la bonne définition de l' égocentrisme.
Nous avons besoin des autres, mais nous ne leur accordons pas de valeur
à cause de leurs différences. Nous construisons nous-mêmes le piège de la
solitude,qui se referme sue nous; nous disons : "J' ai besoin de toi mais tu ne
peux pas m' aider car tu es différent de moi; par conséquent tu ne peux
me comprendre, parce que tu n' as pas fait tout ce que j' ai fait. Ce qui nous
rend unique, c' est notre " expérience " : personne n' a vécu exactement la
même chose que vous, personne ne s' est comporté exactement comme
vous. Donc, à ce niveau, vous êtes effectivement différent de tout le monde.
Mais à un autre niveau, plus élevé, vous souffrez de la même vulnérabilité,
vous partagez les mêmes sentiments que les autres.
C' est cela que signifie être semblable: partager son humanité.
La psychologie de groupe est très intéressante de ce point de vue car
elle permet de constater rapidement nos ressemblances et de les partager.
Les choses qui nous font réagir sont peut-être différentes, mais le fait que
nous réagissions est commun. Nous ne pouvons pas entièrement communiquer
notre expérience, mais nous pouvons exprimer les sentiments qu' elle a
provoqués en nous. Par exemple, personne n' a le même conjoint que moi,
mais tout le monde peut comprendre la colère que je ressens vis-à-vis de
mon conjoint, car tout le monde a éprouvé un jour ou l' autre des sentiments
semblables vis-à-vis d' un membre de sa famille. Personne ne fait exactement
les mêmes erreurs que j' ai faite jusqu’ à aujourd’hui mais tout le monde
connaît la sensation d' avoir fait des erreurs.
Nous pouvons partager notre découragement et notre besoin d' être
encouragés. Nous pouvons partager nos déceptions dans notre lutte pour
être le meilleur possible.
Nous sommes semblables par nos bons cotés et par notre besoin
de nous épanouir au mieux.
Nous sommes semblables par la difficulté que nous éprouvons à donner
un sens à la vie.
Nous nous ressemblons par la façon dont nous nous attachons aux gens,
par la façon dont nous voulons faire du bien autour de nous et
par notre perplexité quant à la façon de nous y prendre.
Nous nous ressemblons dans nos déceptions,nos égarements et nos luttes.
Le fait de reconnaître ces ressemblances crée un sentiment d' appartenance
qui favorise le processus d' acquisition de l' estime de soi. Le sentiment
d' intégration, le fait de reconnaître nos ressemblances et le fait de
communiquer avec autrui sont autant de raisons pour développer
notre intégration sociale.
lundi 29 avril 2013
J' en fait tant et rien ne marche : pourquoi ?
C' est la question souvent posée par ceux qui sont obsédés par l' action . Ils ne peuvent
comprendre pourquoi ils se sentent aussi fatigués et dépassés.Quand l' on ressent cela, il faut se
demander : " Je fais cela pour qui, pour quoi ? " Les réponses sont très probablement: " pour les autres,
pour obtenir des récompenses extérieures, pour mon moi faible". Le modèle activiste occidental est
tout entier tourné vers l' action, mais agir n' est pas être. Ce sont deux choses entièrement distinctes.
Agir n' est pas être et agir plus vite ne conduit pas davantage à être.
Le modèle ontologique ne dépend pas de l' agir. D' accord, il y a des choses que nous pouvons
faire afin d' apprendre l' estime de nous-mêmes. Nous pouvons nous dire de nous aimer nous-mêmes,
nous pouvons faire des choix et nous récompenser. Ce sont en effet des actions; elles peuvent nous
faire du bien,mais elles ne dépendent pas de l' être.
Souvenez vous : nous n' avons rien à faire de spécial pour être bien, pour être comme il faut.
Le fait de s' accepter soi-même, tel que l' on est dans l' instant présent , ne consiste pas à faire
quelque chose de particulier: c' est Etre . Au contraire, la prise de conscience de notre personnalité
intime requiert que nous cessions toute activité.
La différence entre agir et être peut être l' un des concepts les plus difficiles à saisir. On nous
a appris à faire, faire, faire; on nous a toujours focalisé sur l' activité, la réussite, la productivité.
On nous a appris à apprécier les comportements actifs et dénigrer ceux qui sont passifs.
Quand nous voyons quelqu'un adopter un comportement facile, nous le qualifions souvent de
paresseux, voire de fainéant Avoir l' air actif, cela équivaut à avoir les choses en main , à etre
productif; notre ethique de travail récompense ces attitudes roboratives.
Hélas, on n' apprend pas l' estime de soi par l' activité; on n' apprend pas à être en agissant.
Nous ne pouvons pas faire de l' estime de nous-mêmes, nous devons être en harmonie avec
cette estime de nous-mêmes.
Le concept de paradoxe ( voir mon article ) vient ici à notre secours. Si nous voulons quelque
chose, il faut nous en détacher. Il faut faire moins pour obtenir davantage. Il faut ralentir pour
attendre plus vite notre but. Faire quoi que ce soit tend à nous polariser sur un résultat : nous
redevenons obnubilés par un but. Nous replongeons dans le modèle occidental. Faire quoi que
ce soit nous projette rapidement dans l' avenir : et cela nous arrache à l' instant présent et à
nous-mêmes.
Si vous en faites trop, si vous travaillez trop dur et vous sentez fatigué en permanence, arrêtez-
vous, arrêtez-vous net ! Détendez-vous, prenez trois inspirations profondes et levez le pied.
Recentrez-vous : la priorité des priorités, c' est vous. Dormez davantage, méditez, faites des
exercices de relaxation, asseyez-vous un moment et ... soyez . Je vous apprendrai plus tard toutes
ces techniques ; quelles que soient celles que vous choisirez , elles ne sont qu'une passerelle pour
que vous vous sentiez être. Le monde ne va s' écrouler si vous vous consacrez un peu plus de temps.
Il vous faut peut-être revoir vos priorités, décider de réduire un peu vos revenus, choisir une vie
plus équilibrée et vous priver de quelques " jouets ".
C' est votre vie, c' est votre choix. Si vous vivez à cent à l' heure, trop fatigué pour goûter quoi que
ce soit, qu'avez-vous à perdre ?
Un autre paradoxe intéressant, c' est que nous en faisant davantage quand nous sommes plus
calmes.
Nous nous sentons plus maîtres de nous quand nous sommes reposés et la vie est plus drôle
quand nous vivons l' instant présent. Etre ne signifie pas que nous ne faisons plus rien; être ne
signifie pas que nous nous retirons dans une grotte ou dans une tour d' ivoire.Etre signifie que c' est
nous qui choisissons ce que nous faisons et que nous le faisons bien.
Cela signifie que nous nous occupons de nous et que nous nous accordons des périodes de
" convalescence psychologique " pour récupérer nos énergies que nous consacrons à satisfaire
à nos propres besoins. Du coup, nous disposons d' une force accrue que nous pouvons' librement,
décider de consacrer à servir les autres. Ainsi nous faisons tantôt des choses que nous voulons
vraiment faire, tantôt des choses qui nous plaisent beaucoup moins, mais en sachant pourquoi nous
les faisons.
Etre, c' est le contraire d' être piégé. Dans le modèle occidental, celui qui gagne la course, c' est
celui qui meurt avec le plus de jouets.
La vie est bien autre chose, et l' on peut toujours trouver le le temps de satisfaire ses véritables
besoins.
OSEZ ETRE
dimanche 7 avril 2013
Pourquoi est-ce que je n' arrive jamais à me défendre ?
La peur de s' affirmer, de faire valoir ses droits remonte directement à notre éducation :
on apprend aux enfants à être " gentils ", à se tenir " tranquilles ". On ne leur apprend pas à s' aimer eux-mêmes; on leur enseigne à consacrer leur temps et leur énergie à complaire aux gens de façon à
se faire aimer. On leur fait croire que les gens se vexeront et les mettront à l' écart s' ils expriment
des opinions opposées à celles de leurs interlocuteurs. C' est le dernier qui parle qui a raison : il est
plus facile d' acquiescer et de faire taire ses droits, ses choix et ses sentiments plutôt que de risquer
de se faire abandonner. On les convainc de faire " comme tout le monde " : alors, on les aimera,
alors tout le monde prendra soin d' eux. Paradoxe: ces "oui-oui " sont en général très mal supportés
par leur entourage. Le résultat est en général contraire à celui recherché : l' abandon, affectif ou
physique.
C' est bien à cela que mène le refus de s' affirmer. Cela signifie que l' on ne se sent pas digne
de défendre ses opinions, ses sentiments, ses pensées, ses droits. S' affirmer; c' est avant tout
exprimer qui l' on est, cela n' équivaut pas à jouer des coudes et à faire preuve d' agressivité.
L' agressif est un anxieux, au même titre que le soumis. Ce n' est pas un hasard si les deux extremes
s' attirent. L' égocentrisme de l' agressif saute aux yeux, mais ne pouvons-nous pas le voir
également chez le soumis? Le soumis délègue à ses proches le soin de l' aimer; il abdique sa capacité
à s' aimer lui-meme et attend des autres de recevoir l' amour en échange de sa " gentillesse". Il
essaie de s' entourer d' amis qui assumeront les responsabilités de sa propre vie qu'il refuse de
prendre en charge. Le soumis est un égocentrique. Il manipule les autre avec ses façons
doucereuses pour qu'ils pourvoient à ses besoins. Le souci principal du soumis est d' avoir l' air
gentil, bien plus que de se colleter les réalités de l' existence. Il commence à vous manipuler gentiment,
vous prodigue de petites attentions afin d' obtenir de petites attentions afin d' obtenir des avantages
en retour et finit jaloux, amer, aigri.
Il ne faut pas confondre gentillesse et bonté. La passivité, l' approbation du bout des lèvres, le fait
de donner son accord alors que, profondément, l' on n' est pas d' accord, tout cela coute cher;
en effet ces petites tricheries mondaines sont dangereuses: elles nous coupent de la réalité, elles
nous empêchent d' être nous-mêmes et de développer tout notre potentiel. Elles empechent les
autres de nous faire confiance et d' établir avec nous des relations sincères. Le fait de ne pas
s' affirmer conduit à la rancœur : rancoeur vis-à-vis de nous-memes, dont les besoins ne sont pas
satisfaits, et rancœur de la part des autres, qui sont obligés de s' occuper de nous. Etre toujours
gentil, c' est se montrer parfois faux: ce n' est pas réel. Cela crée un cercle vicieux de comportements
négatifs; c' est compliqué, et en fin de compte, destructeur.
Au diable la gentillesse ! Dites ce que vous pensez et ressentez vraiment. Le monde ne va pas
s' écrouler si vous vous exprimez en vérité.
Paradoxe : il est bien plus simple d 'etre réel, ouvert et sincère que d' être ce que les gens voudraient
que nous soyons.
Souvenez-vous que les autres ont le droit de choisir, et qu' ils ne sont pas forcés d' etre d' accord
avec vous.
Laissez leur cette liberté, défendez vos positions et permettez aux autre de faire de même.
Cela conduit à un style de vie plus simple et plus sain. Meme si vous déployez des trésors de
gentillesse, tout le monde ne vous aimera pas. C' est sans importance à condition que vous vous
aimiez vous-même et que vous vous respectiez. Au moins, les gens qui vous aiment aimeront et
connaitront ce que vous êtes vraiment: c' est la seule partie de vous qui vaille d' être connue.
Affirmez-vous, défendez-vous.
C' est vous qui êtes là , ici et maintenant, dans la réalité de l' instant présent.
Que le monde le sache !
lundi 18 mars 2013
Pourquoi suis-je si critique ?
Parce que je suis en état d' insécurité. Il est impossible d' accepter les autres avec leurs
faiblesses et leurs erreurs si l' on ne commence pas par s' accepter soi-même. Moins on se sent sur
de soi, plus on cherche à en imputer la faute aux autres. C' est une façon de se trouver des excuses: on
se justifie en critiquant les autres. C' est un peu comme si l' on disait : " Je ne suis pas si mauvais :
regarde le, lui, il est pire! "
Le modèle occidental a besoin de comparer les gens entre eux et de juger tout et tous. Cela fait
partie du sens de la concurrence que l' on nous inculque comme moyen de parvenir à la réussite. Nous
avons appris à mesurer notre succès en comparant ce que nous avons à ce qu' ont les autres. Souvent,
nous critiquons les autres pour tenter de nous rassurer nous-mêmes. Il est plus facile de juger les autres
en mettant l' accent sur leurs imperfections et leurs faiblesses que de scruter sans préjugé nos propres comportements. D' ailleurs, tout le monde le fait : critiquer son prochain est une façon très courante,
voire intéressante, de communiquer avec autrui.
Dites : " Vous ne savez pas ce qu'il vient de faire ? " et tout votre auditoire est suspendu à vos lèvres.
Tous les ragots ne sont-ils pas en fait, dans une plus ou moins grande mesure, de critiques et de
jugements.
Juger les autres tend à nous rassurer, car il est plus agréable de mettre l' accent sur les fautes des autres
que sur les nôtres. Cela diminue donc notre insécurité; seulement voilà; c' est un remède à court terme.
Si nous déballons tous les points faibles de quelqu'un sur son dos, qu' est-ce-que les autres peuvent
bien dire de nous en notre absence? Dès que nous admettons le fait que nous ne sommes pas à l' abri
des jugements et des critiques, notre insécurité redouble, nos défenses psychologiques se relèvent et
nous voilà plus critiques encore. Et le cercle se fait plus vicieux, nous sombrons dans une insécurité pire
que la précédente et notre moi faible régente notre existence.
. Juger les gens, dire du mal d' eux, dénigrer, colporter des ragots, comparer et se montrer négatif
constituent autant d' ingrédients du découragement
Personne n' aime à s' attarder en compagnie de gens découragés; a contrario le fait de nous dénigrer nous-mêmes, de nous comparer aux autres de façon défavorable, de les mettre sur un piédestal pour
nous ridiculiser représente une autre façon de juger, mais en nous posant cette fois en victimes, cibles
des critiques et en butte à un dramatique sentiment d' insécurité. Nous devenons décourageants même
à nos propres yeux. Le découragement de soi-même ou des autres, est une des attitudes les plus destructrices que l' on puisse adopter, je peux vous le confirmer pour avoir vécu ce profond sentiment et
en avoir mesuré le potentiel.
Jugement et critique sont étroitement liés aux vaines attentes. En général, nous critiquons quand nous
attendons quelque chose qui ne se concrétise pas. Une attitude typique est la suivante: nous voulons
que les gens fassent des choses pour nous, qu'ils s' occupent de nous ou qu'ils se montrent à
la hauteur de nos exigences; et quand ils nous déçoivent ou ne comblent pas nos attentes, nous nous
sentons autorisés à les critiquer : après tout, ils n' ont pas fait ce qu' ils étaient " censés" faire
Arrêtons-nous un peu sur ce processus : en vérité, qui juge? Qui fixe les normes ? Qui s' arroge le droit,
la certitude de percevoir les choses correctement ? Juger les autres implique de les comparer à quelque chose, et qui a le droit de savoir ce qu' est " quelque chose " transcendant ? Quand nous critiquons ou jugeons autrui, ne regardons nous pas le monde d' un oeil égocentrique ? N' imposons- nous pas implicitement aux autres nos normes, nos conditions ou nos échecs ?
Tout jugement, toute critique de nous-mêmes ou des autres, se réfère à une exigence de perfection.
Une fois que nous renonçons à celle-ci, une fois que nous acceptons que nul n' est parfait et surtout pas nous-mêmes, nous n' éprouvons plus le besoin de cultiver cette néfaste et décourageante habitude.
Nous pouvons accepter les autres et laisser être tels qu'ils sont. Et devenir encourageants.
dimanche 10 mars 2013
Pourquoi ai-je l' impression de ne rien comprendre ?
Parce que le moment est venu pour vous d' apprendre quelque chose de nouveau : bienvenus au
club !
Si vous ne comprenez plus rien à rien, c' est que le modèle occidental ne fonctionne plus pour vous.
Il ne correspond plus à ce que vous attendez d' un modèle de vie. Cela signifie que vous souffrez
d' une carence fondamentale dans votre vie, et que le fait de réagir à des stimuli extérieurs ne vous
comblera jamais.
Si vous ne comprenez rien à rien, c' est que tout ce qu'on vous a appris ne répond plus à vos
questions profondes, instinctives,viscérales. Vous voilà donc prêt pour essayer de nouveaux
concepts .Le sentiment de désarroi est normal chez tout être humain, imparfait par définition.
C' est un préalable sine qua non au changement. Comment changer si tout est évident à nos
yeux? Nous ne pouvons changer que lorsque nous sommes mal à l' aise ou que nous nous
sentons perplexes.
En cas de désarroi , prenez conscience que de nouvelles horizons s' ouvrent à vous. Vous êtes
plongés dans l' incertitude; vous êtes donc à même de prendre des risques et d' envisager des
solutions qui ne vous sont pas familière Bref, vous êtes mûr pour changer. Le modèle occidental
nous enseigne qu'il est important d' être toujours maître de notre environnement, même des choses
que nous ne saurions maîtriser. Si nous nous sentons perdus, c' est que nous ne sommes plus à
l' aise dans le cadre de ce modèle. Cela nous prépare aux risques du changement. Si nous étions
dans un état de béatitude , nous n' éprouverions nulle envie de changer.
Pensez à ce que peut être la panique d' un nourrisson projeté dans un monde qu'il ne comprend pas
et avec lequel il n' a pas appris à échanger. Que fait le nourrisson ? Il fait tout et n' importe quoi -
chaque décision est nouvelle - pour explorer son environnement, se faire une idée de ce qui l' entoure,
et prendre le risque de la communication. Et çà marche ! Le bébé apprend à communiquer, à se
débrouiller,à faire ce qu'il faut pour satisfaire ses besoins. Peu importe notre âge, nous sommes tous
des bébés quand nous nous mettons pour la première fois en quête de l' estime de nous-mêmes.
Si vous vous sentez vraiment perdus, prenez tous les risques. Essayez tout ce qui a une chance de
marcher. Si vous vous fourvoyez, essayez autre chose. En fin de compte, vous parviendrez à cette conclusion : rien d' extérieur à vous-même ne saurait vous satisfaire. Vous découvrirez que tous les
chemins mènent à Rome, et Rome en l' occurrence, c' est le centre de vous-même. Si vous désirez apprendre à ne plus vous sentir perdu, étudiez le concept du paradoxe ( Cf. article ) . Acceptez-vous
tel que vous êtes, égaré, perdu, perplexe; autorisez-vous à nager dans l' incertitude. Dès que vous
aurez fait ce pas, les choses commenceront à s' éclaircir. Si vous êtes au fond de l' abîme , l' abîme
sera le point de départ de votre changement. Cherchez les réponses en vous et vous
acquerrez la certitude que les réponses sont là. Goûtez votre perplexité. Détachez-vous de l' idée
que vous pouvez la maîtriser.
Dès que vous vous détacherez, vous vous sentirez plus sur de vous : le paradoxe se confirme.
L' égarement est un état positif : cela signifie que vous êtes un être humain, que vous ne
connaissez pas toutes les réponses et que ce n' est pas un problème. Celui qui est perdu ne peut
croire qu'il est parfait. Celui qui est perdu ne peut être victime de son " moi faible" . Quand nous
renonçons à lutter contre nous-même , que nous acceptons le fait que nous ne savons pas, et le fait
que nous ne sommes pas tout-puissant, nous sommes plus proche de la perfection ( ou de Dieu pour
les croyants) que quand nous croyons tout savoir.
Osez changer votre fusil d' épaule !
vendredi 8 mars 2013
Pourquoi tant de rancoeur en moi ?
La rancoeur survient quand nous ne nous donnons pas assez à nous-mêmes. Cela signifie que nous donnons trop de nous-mêmes aux autres, jusqu'à nous sentir vides, seuls, maltraités, lésés, que sais-je encore... La rancoeur n' est pas définie en psychologie comme un sentiment primaire; c' est un
sentiment primaire - probablement la colère ou la tristesse - qui a été modifié ou intellectualisé par
notre " ordinateur cérébral " jusqu'à devenir ce que nous appelons la rancoeur. Pour en finir avec elle,
mieux vaut s' attaquer à sa cause : les sentiments sous-jacents.
La rancoeur surgit quand nous offrons un cadeau " à double tranchant " , c' est-à-dire assorti de
conditions. Nous donnons par exemple notre temps, notre énergie ou bien un objet matériel, alors
que nous n' avons pas vraiment envie de le donner, ou que nous le faisons sous la pression d' une
raison quelconque dans le but de recevoir autre chose en échange : la philosophie de la transaction ne correspond pas à un don mais à un troc. Nous attendons de notre cadeau qu'il nous procure des
avantages. Nous attendons l' avantage en question et, quand celui-ci ne vient pas, nous en éprouvons
de l' amertume. Nous sommes en colère contre nous-mêmes pour avoir fait ce cadeau, et nous sommes
en colère contre son destinataire, pour ne pas avoir " remboursé ". L' effet attendu ne s' est pas produit,
tout au moins au niveau de nos attentes, et nous sommes pleins de ressentiment. Nous aimerions
reprendre notre cadeau.
La rancoeur ne peut surgir que quand nous ne nous occupons pas complètement de nous-mêmes.
Rappelez-vous l' image de la bonbonnière. Si nous préparons des montagnes de bonbons pour les
autres et jamais un seul pour nous-mêmes , nous éprouvons de la rancoeur quand les autres mangent
nos bonbons. Nous serions parfaitement en paix si nous commencions à subvenir à nos propres
besoins. Avant de faire un cadeau à quiconque, commencez par vous en faire un à vous-même.
Occupez-vous d' abord de vos propres besoins, et les cadeaux que vous ferez aux autres ne seront
pas gâchés par de vaines attentes de votre part.
Après le remords, la rancoeur est probablement le sentiment le plus destructeur. C' est le
cancer de l' esprit, il est presque impossible d' aimer ou d' apprécier la compagnie d'une personne
qui entretient des rancoeurs. Quand on héberge de la rancoeur, on voudrait que l' autre sache de
dont nous avons besoin, qu'il agisse en fonction de nos besoins et qu' il s' occupe de nous.
Et quand l' autre ne fait rien de tout cela ou qu'il ne peut pas le faire, l' amertume s' installe pour
faire retomber la faute sur l' autre.
La rancoeur, c' est la maladie du drogué . Tout ce que nous avons et tout ce dont nous avons
besoin a été transféré sur des tiers. Nous ne sommes plus responsables de la façon dont nous gérons
nos sentiments. C' est quelqu'un d' autre qui s' en charge. Nous sommes devenus des martyrs car
nous ne cessons de donner aux autres, mais eux ne nous donnent rien. Le drogué attend de
l' extérieur quelque chose qui l' apaise et le satisfasse. Il se sent le droit de se mettre en colère
si sa piqûre salvatrice se fait attendre. Il se sent le droit d' accuser le monde entier de ses problèmes.
Il est un authentique égocentrique.
Quand nous éprouvons de la rancoeur, nous nous comportons comme des drogués. Nous refusons
d' endosser la responsabilité de nos actes. Les dons que nous faisons aux autres nous coûtent trop
chers : ils sont souillés par toutes sortes de conditions, et nous exigeons un cadeau bien plus important
en retour. Nous ne pouvons alors éprouver qu' un immense sentiment d' insatisfaction qui nous
gangrène l' esprit.
Si vous diagnostiquez de la rancoeur en vous, commencez par vous concentrer sur ce dont vous avez besoin, plutôt que sur ce que vous donnez. Les autres ne savent pas ce dont vous avez besoin, et ils ne
vous le fournissent pas, d' accord : ce n' est pas une raison pour vous mettre en colère contre eux;
Tachez de vous calmer. Et puis cessez de prendre les autres en charge. Cessez d' être un
codépendant . Voyez votre rancoeur comme un cancer qui vous ronge.
Pourquoi choisir de garder ce cancer alors que vous pouvez vous en débarrasser ? Préparez-vous mentalement à faire ce qu'il faut pour vous débarrasser de vos ressentiments. Il vous faudra essayer
de nouveaux comportements, il faudra surtout vous occuper de vous-même. Si vous aviez le cancer,
c' est ce que vous feriez; eh bien, ce n' est que de la rancoeur : retroussez-vous les manches, car cette pathologie vous dévore l' âme et vous empêche d' acquérir l' estime de vous-même.
Est-ce là une situation enviable ?
Finissez en avec elle !
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