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dimanche 19 avril 2015

Comment retrouver la joie de vivre en s' inspirant des enfants ?





       Les enfants escaladent les arbres, sautent dans des flaques d' eau, sont plein de
spontanéité et d' insouciance... Essayons de nous inspirer d' eux, cela nous fera le plus
 grand bien.


Les enfants sont plus courageux et entreprenants que nous, et en plus, ils savent communiquer
avec les autres et déléguer les corvées ! Pour leur plus grand bonheur, les enfants vivent
 l' instant  présent, ne pensent ni au passé ni à l'avenir. Si nous pouvions conserver toute notre
 vie cette légèreté de l' enfance, nous serions heureux, plus décontractés, moins stressés.
Quoique... Nous avons également besoin de sérieux et de sens des réalités.
Sans retomber dans l' enfance, nous pouvons tout de même reprendre à notre compte quelques
points forts des jeunes enfants pour plus de bien-être!



  •     Ils rient le plus souvent possible 


Les enfants rient environ 400 fois par jour , tandis que nous, les adultes , seulement en
moyenne 15 fois ...
Pour cette raison, les enfants sont de meilleure humeur, plus optimistes et en meilleure
 forme.

Comment s' en inspirer ?

 Faites vous contaminer consciemment. Regardez plus de comédies, entourez vous de
 personnes  gaies qui voient la vie du bon coté. C' est contagieux 



  •     Ils ont une capacité à s' étonner des choses 


Il est rare de voir un adulte ouvrir grand les yeux et la bouche par respect et/ou par
 étonnement comme le font les enfants face à quelque chose qui les impressionne.
Pourtant, associer une attitude imperturbable à l'expérience, au savoir et au savoir-faire
est un tort! Les personnes qui paraissent trop sérieuses ne sont pas intelligentes, mais 
blasées. A l' inverse,  les hommes et les femmes très instruits et cultivés comme les 
chercheurs, ou , tout simplement ceux qui ont une passion sont capables de s' étonner 
avec respect. 
Or, le fait de s'étonner rend enthousiaste et plus heureux.

Comment s' en inspirer ?

Essayez de trouver des réponses aux interrogations des enfants et, surtout, posez-vous 
des questions sur des choses qui vous paraissent aller de soi, comme ouvrir les yeux et 
redécouvrir les merveilles de la nature.



  •    Ils se moquent de la valeur matérielle



Les enfants n' accordent pas d'importance au prix ou à l' apparence d'un objet. 
La preuve, essayez de remplacer leur nounours sans œil ou sans oreille par un jouet
flambant neuf ... Un enfant mise sur des objets qui l' ont rendu heureux dans le passé,
 qu' il affectionne, et peu importe s' ils sont abîmés !

Comment s' en inspirer ?

En tant qu' adulte, il nous est impossible d'ignorer la pression sociale autour des biens
 matériels.
Par ailleurs, il est satisfaisant de pouvoir s' acheter de beaux objets. Mais se souvenir de
cequi est réellement important permet de prendre un peu de distance avec la valeur des
choses et les biens de consommation. De temps en temps, cela fait du bien !



  •     Ils savent être insouciants 
 
Bien sur, un enfant peut être préoccupé, triste, de faire du souci : mais quelques instants
 après,il est capable de penser à autre chose et de retrouver son insouciance. La vie n' a 
jamais autant de simplicité que pendant l' enfance !

Comment s' en inspirer?

Interrogez-vous régulièrement sur l'importance des problèmes qui vous tourmentent.
 Cela vous permettra, dans la grande majorité des cas, de vous rendre compte à quel 
point ce qui nous enlève notre insouciance s'avère, en réalité, le plus souvent parfaitement
 insignifiant !


  •  Ils prennent le temps de l' observation.

Comment fait l' araignée pour tisser sa toile ? Comment le chien trouve-t-il un objet 
caché? Un enfant sait répondre à ce genre de questions, mais aussi à d'autres, car il observe
 de la même  façon le comportement des humains et questionne:" Pourquoi tu pleures?" ou
 "pourquoi dis tu que ce monsieur est handicapé? 


Comment s'en inspirer?

Observer, se poser des questions est une attitude qui nous permet, nous, adultes de mieux
comprendre les réactions des autres et de réajuster notre comportement. Quand on observe
bien et que l'on pose des questions directes, nous évitons malentendus, vexations, silences ...


  • Ils arrivent vraiment à se concentrer 

Souvent, les enfants sont tellement plongés dans leur activité qu'ils oublient tout ce 
qui est autour d'eux, ce qui provoque une sensation (et plus tard des souvenirs) d'un
 bonheur profond.

Comment s' en inspirer?

L' immersion totale dans une activité n'est possible que si elle nous plait.Pour y arriver,
oubliez la capacité trop souvent valorisée de faire plusieurs choses à la fois! elle ne mène
qu'au stress et à la médiocrité.
Si vous voulez accomplir une chose à la perfection, accordez lui toute votre attention et 
donnez vous tous les moyens pour réussir! vous en retirerez alors de la satisfaction et une
profonde sensation de bonheur.

  • Ils font preuve d'un peu d’égoïsme
Les enfants demandent sans hésitation, et sans mauvaise conscience : " Tu peux lacer 
mes chaussures ? Tu peux m'ouvrir le paquet de biscuits ?" Ils acceptent des cadeaux 
sans se sentir aucunement obligés de rendre la pareille et ils se réjouissent sans vergogne
de leurs succès, de leurs progrès et du moindre compliment

Comment s' en inspirer ?

Si l' on vous complimente sue votre  tenue, ne répondez pas : " Elle est toute vieille". 
Dites plutôt: " Merci, je l'aime beaucoup" et faites ,vous aussi, des compliments: en se
réjouissant du bonheur des autres,  et en le montrant, on augmente la probabilité que les autres réagissent de la même façon devant nos réussites. 


  • Ils vont vers les autres et font le premier pas sans hésiter 
Nous remarquons immédiatement le nouveau venu asiatique à la maternelle. Nous 
nous demandons alors : sait-il parler français ? Pourra-t-il jouer avec notre enfant ? Les 
enfants, eus, haussent les épaules quand on leur demande s'ils ont remarqué quelque chose 
de particulier chez le nouveau venu. De leur point de vue, chaque enfant est un camarade
de jeux potentiel, et il ira lui demander de jouer avec lui.

Comment s' en inspirer?

Beaucoup d'adultes partent de l'idée qu'ils ne sont pas assez intéressants pour aller vers les
 autres, ce qui les empêche d' être décontractés et plus confiants dans leurs démarches.
Pourquoi ne pas oser une tentative d' approche ? Si l' autre n' est pas intéressé, tant pis 
pour lui. A l' inverse, beaucoup partent de l' idée que si l' autre est différent, c' est qu'il
est inintéressant.  Pourquoi ne pas oser une tentative d' approche ? Vous pourriez être
surpris de ce que peuvent vous apporter l' autre en terme de richesse intérieure et de
chaleur humaine.

  •  Ils pardonnent facilement 
Les enfants ne sont pas rancuniers. Capables de se disputer, de se bagarrer, ils se
réconcilient quelques instants après. Sans ressasser par la suite, de vielles histoires.

Comment s' en inspirer ?

La rancœur empoisonne la vie sans apporter la moindre solution! Or, notre rancœur est
la conséquence en même temps que le fruit de notre réaction.
Soit, nous rendons l'autre responsable d'un fait, soit nous allons essayer de comprendre la
situation qui l' a poussé à se comporter de façon si déplaisante. Essayez de comprendre les
réactions de quelqu'un permet de lui pardonner. 


  • Ils ne se découragent pas après l'échec 
Avant de faire ses premiers pas , un enfant tombe en moyenne 500 fois ! Et même s' il
pleure, il n' abandonne jamais. Il apprend de ses erreurs et ne se décourage pas. Sinon,
il ne ferait pas de progrès

Comment s' en inspirer ?

Imaginez votre réussite ainsi que ce que vous allez ressentir après avoir surmonté tous
les obstacles. La fierté, l' euphorie et le bonheur méritent bien une deuxième tentative !
Si vous continuez à douter, établissez une liste avec tout ce que vous avez réussi jusqu'à
présent dans la vie: cela augmente l'estime de soi et encourage à continuer !


J' espère que cet article vous aidera. Après tout, 


                                   Nous ne sommes que de grands enfants 















dimanche 6 avril 2014

Que puis-je faire pour les autres ?







             Le mieux que vous puissiez faire pour les autres, c' est de représenter à
leurs yeux un modèle attrayant d' estime de soi et d' intégration  sociale. On manque
dramatiquement en ce bas-monde de modèles sains auxquels se référer. En vous
aimant vous-même, vous constituerez pour les autres un modèle visible, équilibré
et positif, pour le cas où ils décideraient de changer. En acceptant vous-même les
 autres et les circonstances tels qu'ils sont, en fuyant les sentiments de culpabilité,
 en encourageant les autres, en assumant vos responsabilités vis-à-vis de vous-
même et en vous recentrant quand il le faut, vous prouverez que c' est possible et
vous donnerez aux autres un bon exemple. C' est de loin l' enseignement le plus
convaincant et, bien souvent, nous ne nous rendons même pas compte que d' autres
nous prennent comme modèles.
La pratique de l' estime de soi est constituée en grande partie d' actions et non de
paroles; ces comportements ne peuvent s' apprendre que par l' exemple.
Paradoxe: plus vous en faites pour vous-même, meilleur vous devenez en tant
que modèle pour les autres. Initiez le mouvement en marchant et d' autres vous
emboîteront le pas ...


          Si vous pouvez vous accepter tels que vous êtes, si vous cessez de vous
mettre en tête de devenir parfait, alors vous pourrez accepter les autres avec leurs
imperfections. Cette acceptation est irrésistible, elle laisse les autres libres de s'
accepter aux-mêmes. Si vous pouvez vous pardonner vos propres erreurs et en
tirer les enseignements, ceux qui vous entourent sentiront que vous leur offrez
 une alternative quant à la façon de réagir à leurs propres erreurs. Bien sur, ils sont
libres de ne pas vous imiter, mais ils ne pourront plus se donner l' excuse
traditionnelle : " tout le monde autour de moi essaie d' être parfait." Quand vous
vous détachez de vos remords et de vos mortifications, vous prouvez par l' exemple
que c' est possible. Chaque fois que vous dites "non" à quelqu'un, vous lui laissez
la liberté de vous dire "non"  à son tour. Si vous pouvez dire " non " à quelqu'un
sans remords, vous laissez l' autre libre de faire de même. En vous occupant de
satisfaire vos propres besoins, vous laisser les autres libres de s' occuper des leurs.
Si vous prenez des risques, les autres seront plus susceptibles d' en prendre à leur
tour. Et ainsi de suite. Les gens qui vous entourent ont une influence sur vous.
Vous réagissez à chaque encouragement, à chaque appui; le négatif et les choses
décourageantes ne vous laissent pas indifférents. Vous avez besoin d' une dose
supplémentaire de positif pour servir d' antidote à tout ce négatif. Vous pouvez
constituer un pole positif dans votre milieu.

         
         Une des plus remarquables qualités qui peuvent faire de nous des modèles
pour les autre, c' est l' amour inconditionnel. Quand nous détenons l' estime de
nous-mêmes et pratiquons cet amour inconditionnel vis-à-vis de nous, notre être
 tout entier constitue pour les autres un modèle de comportement. Nous n' avons
 pas à faire quoi que ce soit, notre démonstration réside dans notre état d' être. En
nous laissant nous-mêmes libres d' être, nous laissons les autres libres d' être à leur
. Le jour où nous cessons d' excuser nos échecs en invoquant des facteurs externes,
nous mettons un terme à ce petit jeu de reproches. Nous procurons
ainsi aux autres un havre de sécurité, et Dieu sait qu' ils en ont désespérément
besoin.


        L' intégration sociale n' oblige pas les autres à changer. Au contraire, elle
laisse les changements survenir, et elle encourage les améliorations. L' intégration
sociale, extension de l' estime de soi à autrui, suscite croissance et développement.
 Nous avons besoin des autres pour apprendre d' eux et pour leur apprendre, pour
 établir des rapports interactifs avec eux, pour partager notre découverte de nous-
mêmes, et pour nous réjouir ensembles de nos propres découvertes. Nous avons
 besoin des autres car nous sommes tous liés, unis; nous faisons partie du même tout,
nous pouvons croître ensemble et converger d' un même pas vers l' unité suprême.
Nous ne pouvons pas faire cela tout seuls. Nous avons aussi besoin des autres pour
mettre à l' épreuve la rupture de notre isolement du monde; nous avons besoin des
 autres autant qu' ils ont  besoin de nous, non pas pour les prendre en charge mais
pour nous montrer accueillants,non pas afin de faire des choses pour eux, mais afin de
 faire des choses avec eux.


Bref, la meilleure chose que nous puissions faire pour les autres, c' est exactement
ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes.

dimanche 30 mars 2014

Quel est le role de la sexualité dans l' amour ?






              Cette question est souvent posée par des gens qui ont des relations
satisfaisantes au sein d' un couple qui bat de l' aile ou qui, a contrario, sont
satisfaits de leur couple mais n' ont avec leur conjoint que peu de relations
sexuelles,voire pas du tout.
Peu de problèmes semblent aussi épineux que celui de la sexualité dans le
couple. La sexualité et l' argent sont les deux thèmes qui divisent le plus les
couples. Le modèle occidental nous enseigne que l' une des qualités majeures
d' un couple, c' est l' attrait réciproque des conjoints. Comme beaucoup d' entre
nous en ont fait la douloureuse expérience, ce qui nous attire vers l' autre
au premier regard s' use à long terme et finit souvent par nous répugner.
La compatibilité sexuelle ajoute certainement une dimension merveilleuse
à la vie du couple mais elle ne suffit pas à en assurer la pérennité.

             Andrew Greeley a décrit la sexualité comme un don de Dieu, une sorte
de jeu et de répétition conduisant à l' unification: elle permet de devenir un
avec l' autre , et en fin de compte avec Dieu. C' est une vision des choses
comme une autre.
 Une expérience sexuelle réussie constitue une  des grandes joies de la vie,
un cadeau qui nous rend heureux d' être vivants et un exutoire providentiel
à toutes les tensions nerveuses et mentales. Elle nous donne l' occasion
 de jouer, partager, de nous découvrir nous-mêmes et de découvrir l' autre
 dans une dimension naturelle non verbale, véritablement unique. Une vie
sexuelle épanouie renforce les liens d' un couple équilibré.
Mais elle ne peut remettre d' aplomb un couple qui se déchire. On confond
 souvent sexualité et intimité, car certains couples ne se rapprochent qu' à
 l' occasion de leurs relations sexuelles. La sexualité renforce l' intimité, elle ne
 la crée pas.
Il est intéressant de signaler que de nombreux couples gravement perturbés,
rapportent qu' ils ont une sexualité d' une intensité phénoménale : ceci ne fait
qu' ajouter à leur perplexité quant à l' avenir du couple.
Quand c' est le cas, la sexualité est alors utilisée pour remplacer tous les
facteurs manquants du couple: communication, tendresse, acceptation,
 partage, etc.

            Nous sommes des êtres sexués; notre sexualité est un attribut de notre
nature. Malheureusement, elle suscite  en nous nombres de conflits et de
questions contradictoires. C' est là une autre conséquence de notre éducation:
dans notre civilisation, la sexualité a mauvaise presse. On a trop insisté sur
l' utilisation de la sexualité et de l' acte sexuel lui-même en tant que moyen
pour parvenir à d' autres buts. On nous a appris soit à afficher notre
sexualité pour prendre les autres au piège, soit au contraire, à la cacher
comme s' il s' agissait de quelque chose de "sale" . On nous a appris que les
 hommes ont davantage tendance que les femmes à exhiber leur sexualité,
et que celle-ci est souvent utilisée comme un moyen pour exercer un pouvoir
ou une pression. Comme notre sexualité fait partie de notre nature, le fait
d' être à l' aise avec elle est un processus naturel intimement lié à notre estime
de nous-mêmes .Plus nous nous aimons, plus nous nous sentons à l' aise dans
notre corps, plus nous acceptons ce que nous sommes physiquement, plus
nous sommes conscients de notre sexualité et moins nous la redoutons.

              Les couples sains, c' est-à-dire ceux composés de deux conjoints sains
ne mettent pas la sexualité sur le même plan que les compétitions sportives.
Les personnes formant un couple équilibré donnent à la sexualité le rôle naturel
qui lui revient, elles ne tiennent pas de statistiques sur la fréquence de
leurs épanchements, pas plus qu' elles ne recherchent la prouesse ni l' exploit.
Les couples expérimentés savent que la sexualité est comme tant d' autres
aspects de la vie du couple: il y a des périodes ou cela marche mieux que
d' autres. Pratiquement, tous les couples traversent des phases ou leur sexualité
leur semble moins importante qu' à l' accoutumée, et ils n' hésitent pas alors
à faire preuve de souplesse.
Il y a des périodes de notre vie ou notre sexualité est plus active,et des périodes
où nous pratiquons une certaine continence. Souvent, ces périodes ne coïncident
pas avec les aspirations momentanées de notre conjoint. Il faut alors
chercher un compromis, accepter l' autre tel qu'il est et se montrer
compréhensif de façon à laisser la sexualité à sa juste place Si nous ne parvenons
pas à cet équilibre dans les autres domaines de notre vie, nous ne parviendrons
pas à nous montrer souples dans celui-ci; nous ne permettrons pas à nos besoins
et désirs sexuels d' évoluer avec le temps.


          La sexualité est propre à chaque couple! . Il revient aux conjoints de trouver leur 
 équilibre par le dialogue, la compréhension et surtout beaucoup d' amour et 
de tendresse.


dimanche 2 mars 2014

Si je change, mon conjoint changera-t-il?






 










  On peut répondre à cette question  de trois manières : Oui, non et peut-être.

Vous allez me dire : " Je suis bien avancé avec ça !


Voici brièvement une réponse:


Oui : Si l' un des pôles du système- formé par le couple- change, tout le système
en est affecté et des changements en chaîne se produisent.

Non: Il nous est impossible de maîtriser des changements sauf en nous-memes;
le fait que nous changions ne garantit pas que l' autre va changer; mais nous
pouvons modifier la façon dont nous percevons l' autre, nous pouvons changer
de sorte à accepter plus facilement l' autre.

Peut-être : certains changements peuvent se produire mais pas forcement
ceux que l' on attendait et pire, pas dans la direction que nous aurions souhaité.


   Il ne faut pas que la motivation pour nous changer nous-memes soit de
transformer l' autre. Si tel est le cas, nous sommes en plein chantage , en
pleine manipulation: nous ne sommes pas sincèrement en train de changer.
Le fait de se changer soi-même requiert, croyez-moi, beaucoup de travail,
un profond désir de changer et un engagement irrévocable dans ce
processus. Quand notre engagement est entaché d' arrière-pensées ( par
exemple, changer l' autre ) et que nous n' obtenons pas le résultat désiré,
nous sommes rejetés dans le cycle de la codépendance. Si vous avez oublié
cette notion , vous pouvez relire mon article: Qu'est ce qu' un codépendant?
C' est nous qui faisons tout le travail, c' est sur nous que pèsent toutes les
responsabilités et la raison pour laquelle nous nous donnons tout ce mal ne
se justifie même pas. Il y a des chances pour que nous nous commencions
à nous sentir amers, dupés ou furieux contre la personne qui persiste
à ne pas changer. Il peut également arriver que nous éprouvions de la
colère vis-à-vis de nous-memes. Tout cela est particulièrement destructeur
et nos efforts se retournent contre nous-memes.


   Si vous choisissez de changer, vous n' avez qu'une seule bonne raison
de le faire: parce que vous voulez changer. Vous avez alors la maîtrise
de ce changement. Souvenez-vous: vous ne pouvez maîtriser que la façon
dont vous choisissez de vous percevoir, ainsi que vos comportements, sur la
base de vos sentiments. Vous ne pouvez rien maîtriser d' autre. La façon
dont l' autre réagit  votre évolution  vous échappe totalement.
En toute logique, vous vous figurez peut-être que, si vous changez en mieux,
vos relations avec ceux qui vous sont les plus proches s' amélioreront en
proportion. Hélas, l' amour est enfant de Bohême et c' est souvent le contraire
qui se produit. Le couple commence à se lézarder, l' entourage pédale dans
la névrose. C' est courant et connu des psychologues s' occupant de thérapies
familiales.  Parfois, la détérioration du système est passagère; la famille se
 stabilise et retrouve l' harmonie une fois que chaque membre s' est habitué
 à ce changement. Mais c' est parfois le contraire qui se produit et le couple
ne résiste pas à ces modifications.
Voila pourquoi il est fondamental que vous ne changiez que pour vous-même,
que vous ne changiez pas que parce qu'il le faut, pour vous, et au diable les
conséquences. Cela ne veut pas dire que tout changement au sein du couple
met celui-ci en péril. Il arrive couramment que des changements positifs
chez l' un ou l' autre conjoint resserrent les relations de couple. Néanmoins,
plus le couple est fragile , moins il a de chance de s' adapter aux changements.
Ce genre de couple, déjà menacé, est source de grandes souffrances pour
ses membres; si votre couple est si fragile que le fait de vous améliorer
le détruise, demandez-vous ce qu'il vous apporte et en quoi il contribue
à la qualité de votre vie.


    Si vous essayez de changer dans le but de faire changer l' autre, vous
déchargez cette personne de sa responsabilité de changer, vous lui attribuez
à l' avance le mérite des transformations qui se produiront en elle.
Quand vous changez vous-même, tout le mérite vous en revient parce que
c'est vous qui le faites; vous vous retroussez les manches, vous ressentez la
souffrance, vous tenez bon et obtenez ce que vous vouliez. Tout le monde
a le droit de se voir reconnaître le mérite de ses changements; ce n' est
pas vous qui avez modifié quoi que ce soit, c' est chacun qui s' est changé
lui-même.

       N' essayez jamais de changer les autres: cela ne marche jamais !

mercredi 1 janvier 2014

Bonne année ! Comment réaliser ses objectifs ?




                                            
Il y a toujours une réalité en début d'année, celle de faire un bilan de 
l'année passée et de se fixer des résolutions pour le Nouvel An. Vous savez
 comme moi que 95 % des résolutions n'aboutiront à rien dans 30 jours.
 Le régime que l'on veut entreprendre, la reprise d' une activité sportive
, l' arrêt du tabac, etc.

Toutes ces bonnes intentions ne sont que des vœux temporaires.

Le processus est toujours le même, l'intention est là, la bonne volonté et
 même la sincérité sont au rendez-vous, mais il y manque plusieurs
 ingrédients


En principe, nous savons ce qui est bon pour nous, c'est pourquoi nous 
prenons des résolutions qui visent habituellement notre mieux-être. 
Cependant, plusieurs critères manquent :
-  Manque de planification
-  Mauvaise préparation
- Manque d' émotion
- Raison est mal définie
-  Information non complète
- Motif qui ne vient pas de nous-mêmes
- Plan mal établi
J'ai mis ces critères en désordre , car ils dépendent des objectifs que vous
 vous fixez vous-mêmes
Voici 7 points importants à tenir en compte pour réaliser ses objectifs

1. Avoir un bon plan

Quand on sait ce que l’on veut, un plan de travail facilite l’obtention de son 
objectif. Alors si vous avez des objectifs qui vous tiennent à cœur, un bon
 plan vous aidera sûrement. Il serait impensable de construire une maison 
sans un plan au départ.

Trois étapes :
  • Concevoir le plan : y mettre toutes les options possibles sans juger
  • de leurs valeurs cela sera fait plus tard.
  • Valider le plan : classer les options, les regrouper, les échelonner
  •  dans le temps, retrancher celles qui sont de trop.
  • Exécuter le plan : par étape avec un suivi flexible et régulier.
2. Se préparer adéquatement

Des conditions gagnantes passent par une préparation adéquate. En plus 
du plan, voir  qui peut vous aider, s’assurer de la séquence logique des 
étapes, des éléments à déléguer. Puis passer par un plan d’action quotidien, 
et une revue hebdomadaire des progrès accomplis.

3. Y mettre de l’émotion
Sans émotion, il n’y a pas de motion. La différence entre de l’eau chaude
 et de la vapeur c’est l’émotion. Si votre rêve est petit, il ne générera pas 
d’émotion et donc pas de motion. Deux catégories d’émotion existent,
 celle d’éviter de la douleur ou celle de créer du plaisir. C’est le levier qui 
peut soulever les grandes causes.

4. Définir sa raison clairement
Le célèbre pourquoi. Sans raison valable, pourquoi le faire? Pour ce faire, 
voici quatre questions bien utiles à se poser pour déclencher l’action 
positive.
a. Pourquoi?
b. Pourquoi pas?
c. Pourquoi pas moi?
d. Pourquoi pas maintenant?
Quand on sait pourquoi, on trouve les comment assez facilement.

5. Être bien informé

Le savoir-faire et le savoir-être permettent l’avoir de se réaliser. 
La connaissance en action est la clé de la réalisation. Tout ce que je ne 
 sais pas me nuit tôt ou tard, tout ce que je connais et que je n’utilise 
pas encore plus. Pour accélérer le processus de réalisation, il s’agit 
simplement d’apprendre de ceux qui ont réussi le mieux dans le 
domaine.

6. Le décider pour soi-même

Faire quelque chose pour uniquement faire plaisir aux autres
 c’est aller tout droit à l' échec. Vous n' aurez pas assez d' énergie pour
 y parvenir. Toute décision de réussir doit venir de vous et être pour vous-
même d’abord. Par la suite, si votre succès rejaillit sur les autres c’est 
un plus et tout le monde y gagne.

7. Rêver grand

Les petits rêves n’ont pas le pouvoir de soulever des foules, ni de faire se 
lever les gens pour les réaliser. Par contre, de petites actions immédiates 
peuvent nous procurer l’énergie nécessaire pour réaliser ce rêve si 
précieux.
Voici  donc la marche à suivre  sur la façon de se fixer des buts et 
des objectifs  pour 2014:

• Se programmer des objectifs concrets et bien définis.
• L'objectif doit venir de vous-mêmes, pour vous-mêmes.
• L'objectif doit être réaliste et réalisable.
• Vos objectifs doivent être dynamisés par des outils concrets.
• Veuillez à entretenir des pensées et une attitude positive.
• Passez à l'action, agissez dans le sens de vos objectifs pour les
 matérialiser.
• Agissez avec flexibilité : changez de voie si plusieurs solutions se
 présentent et que des portes se ferment.  Soyez à l'écoute.

Tout d'abord : vos objectifs doivent être précis.
  Lorsque je parle de  « précis », c'est d'y mettre tous les détails, même
 ceux qui vous semblent sans importance.  Par  exemple : vous désirez
 un nouvel emploi?   Dans quel secteur de la ville?  Combien de jours ou
 d'heures voulez-vous travailler par semaine?  Quel salaire? Quel genre 
d'avantages sociaux?  Avez-vous mis à jour votre C.V?  Etc.… 

Si vous ne savez pas précisément ce que vous désirez, comment voulez
-vous que ce soit possible d'atteindre votre but?  Tout comme pour vos 
objectifs de vie : si vous ne savez pas précisément où vous allez, comment saurez-vous que vous y êtes?

Votre objectif doit répondre à des convictions et des valeurs qui 
sont vôtres et non être imposées de l'extérieur par une pression 
sociale.  Les résultats sont meilleurs lorsque vous le faites parce 
que vous jugez que c'est important pour vous, plutôt que de faire
 plaisir à quelqu'un d'autre, ou parce que vous ressentez de la 
pression de quelqu'un d'autre.

Une autre condition de succès demande que vous sentiez que 
vous avez la capacité d'atteindre l'objectif sans y être contraint,
 sinon le risque de découragement est élevé.  Il faut éviter les objectifs
 qui sont hors de votre portée comme vouloir courir le marathon d'ici 
quelques semaines, si vous n'avez jamais couru auparavant.  
Si vous n'avez pas les compétences, vous risquez davantage de vous 
décourager et d'abandonner.

Dynamisez vos objectifs par des outils concrets comme : les affirmations 
positives, la visualisation créative et l’auto hypnose, et cela de façon 
régulière et assidue et non pas de façon sporadique.

Concentrez-vous sur ce que vous désirez obtenir et non pas sur ce que
vous ne voulez pas. 
En conclusion, cela peut vous sembler anodin ou sans importance, 
mais si vous saviez comme il est essentiel de tenir à jour vos objectifs.  
Vous vous dites peut-être : « j'ai quelques objectifs que je me suis fixés 
l'an dernier ou il y a quelque années! »  Oui mais… sont-ils à jour?  
Désirez-vous encore atteindre ces objectifs?  il y a de fortes chances
 que vous n'en vouliez même plus parce ce que vous avez changé ou 
que les événements dans votre vie les aient rendus obsolètes.

Dans mon cas, je peux affirmer que j'ai atteint plusieurs objectifs,  
parce que je les définis de manière précise et les actualise. Ainsi, 
 je ne les perds pas de vue…   je ne me perds pas de vue.  J'utilise presque quotidiennement, l’auto-hypnose, la visualisation et les affirmations positives,
c'est devenu un automatisme chez moi comme vous pouvez le lire sur 
mon mur Google + ou Facebook ...
Et vous?
Allez…Sortez un papier et un crayon, commencez à dresser la liste de 
vos objectifs pour 2014.  N'allez pas rejoindre la majorité des gens qui
 ont des difficultés à tenir leurs résolutions du Nouvel An!  Vous êtes différent… 
SPÉCIAL!!!

Que 2014 soit l'année des plus beaux et grands défis, pour vous.  
Je vous souhaite  de concrétiser vos rêves les plus grandioses. 
Je vous souhaite une année en OR

mercredi 25 décembre 2013

Bonnes fetes





        La journée de Noel touche à sa fin . J' espère que vous avez passé
une belle journée. Que  vous soyez croyants ou non, cette période de
 l' année qui  correspond au solstice d' hiver est propice aux réunions
familiales ou amicales . Oubliez vos sujets de discorde, faites la paix avec
vos proches et soyez en paix avec vous- même.
Je vous souhaite bonheur , paix et amour.

 


mercredi 23 octobre 2013

Pourquoi ne puis-je tomber amoureux d' une personne qui me convienne?




     






          Nos relations amoureuses avec les autres reflètent souvent les
relations que nous avons avec nous-mêmes. Si nous ne nous sentons
 pas en sécurité avec nous-mêmes, nous tombons amoureux de personnes
qui ne nous aiment pas. Si nous ne nous sentons pas dignes d' être aimés,
nous ne nous sentirons pas attirés par ceux qui nous aiment. Nous nous
sentirons attirés par les personnes dont nous nous jugeons dignes. Si nous
croyons mériter d' être punis ( ne fût-ce qu’inconsciemment ), nous nous
trouverons quelqu'un qui nous détruira: nos amours reflètent ce que,
au fond, nous ressentons. Si nous nous sentons positifs vis-à-vis de nous-
mêmes, nous créerons des liens avec une personne positive et bien dans
sa peau. Si  nous sommes négatifs, nos amours refléteront ce négatif.

                
                         En amour,  on récolte toujours ce que l' on sème .


          La recherche du conjoint (adéquat) est donc un exercice parfaite-
-ment vain. Personne ne convient, sauf soi-même, à soi-même . Statistique-
-ment, il existe des milliers de personnes avec lesquelles chacun peut être
compatible. Le secret, mais ce n' est pas la potion magique, pour en
trouver une , c' est d' être compatible avec soi-même. Alors, et seulement
alors, de bons partis se présenteront. Finissez-en avec vos vaines attentes:
à quoi ressemblera -t-il/elle ? Que fera-t-il/elle pour moi? Focalisez
plutôt votre attention sur ce à quoi vous ressemblez, sur ce que vous êtes
sur ce que vous êtes disposé à faire pour vous-même. Cessez vos
recherches. Sentez-vous bien en compagnie de vous-même. Entraînez-
vous à vous sentir à l' aise dans le célibat. Il n' est jamais aussi facile
d' apprendre l' estime de soi et de s'y entraîner que lorsque l' on est
seul. Une fois que vous serez habitué à prendre soin de vous-même
à répondre à vos propres besoins, le défi posé par la vie de couple
ne risquera plus de vous écraser. Si vous êtes incapable de prendre
soin de vous-même tant que vous vivez seul, vous aurez beaucoup plus
de mal à l' apprendre une fois que vous serez engagé avec quelqu'un.


        La plupart des gens ne se posent la question de l' estime de soi
qu' une fois installés en couple. Cependant, la pratique de l' estime de soi
a beau  être facilitée par le célibat, il n' est pas nécessaire de divorcer
pour apprendre à subvenir à ses propres besoins.
Simplement, il faut revoir ses priorités: qu'allons nous faire pour nous-
mêmes, qu'allons nous abandonner au couple? Ce rééquilibrage ne doit
pas nécessairement aboutir à la destruction du couple.
Le fait qu'un des conjoints sache s' occuper de lui-même ne peut qu'être
bénéfique au couple. Celui qui sait devient un modèle pour l' autre.

       
         Tout le monde ne va pas se mettre à vous aimer passionnément
du jour où vous vous aimerez vous-même.
Mais, à compter de ce jour-là, vous aurez moins de mal à accepter que
les gens ne vous aiment pas. Tout comme vous-même n' aimez pas
tous les gens que vous connaissez, les autres ont le droit de ne pas vous
aimer. Ne perdez ni votre temps ni votre énergie avec ceux auxquels
vous déplaisez. Il y a bien assez de gens autour de vous pour que vous
concentriez votre attention sur ceux qui vous aiment. Et si vous sentez
vraiment que personne autour de vous ne vous aime, vous vous devez
bien une chose: vous aimer davantage vous-même.


       Dans le couple, tout est question d' équilibre, les droits et les obliga-
-tions ne sont pas de mise. Le défi et la stimulation , c' est important: pas
le confort. La croissance et l' élargissement des horizons, c' est
important; pas le statut quo ni l' immobilisme. Permettez à votre conjoint
de changer, laissez-le libre. Les plus beaux couples sont formés de deux
personnes qui savent se détacher l' une de l' autre, c' est-à-dire qui se
laissent réciproquement être ce qu'elles sont. Nous pouvons nous aimer
nous-mêmes sans condition et nous pouvons nous entraîner à aimer notre
 conjoint sans condition. Peut-être n' atteindrons-nous jamais cet idéal, mais
tous nos  efforts en ce sens nous apporteront quelque chose. Si vous éprouvez
le besoin d' être béatement adoré, achetez-vous un chiot. Votre conjoint
ne se soucie pas de vous adorer en permanence.
Renoncez à chercher le seul et unique conjoint " idéal " susceptible de 
vous convenir: il y a autour de vous tout un tas de gens avec qui vous êtes
susceptible de former un couple " sain ".
Mais d' abord il faut commencer par être sain vous-même: ce n'est qu'alors
que vous serez prêts à former un couple sain avec une autre personne


           Pour résumer et répondre à cette question:

- L' idéal  n' existe pas. Nul n' est parfait.
- Vous ne devez pas attendre quelque chose d' une personne 
- Ne cherchez pas, l'  amour viendra en son temps, quand vous
 vous y attendrez le moins
- En cas d' échecs successifs, remettez-vous en question
- Aimez vous vous-même pour pouvoir aimer l' autre.
- Si vous êtes en couple, cultivez votre amour pour l' autre ,
 respectez le jardin secret de votre conjoint et continuez de 
prendre soin de vous- même



                               Soyez le type de personne que vous souhaitez
                                                 rencontrer

dimanche 29 septembre 2013

Pourquoi ne puis-je connaitre d' amour durable ?










                           Cette question est souvent posée par des personnes qui
attendent désespérément quelqu'un qui les aime, qui les accepte telles
qu'elles sont et qui comblent leurs attentes.

                        Ces personnes demandent l' impossible.

     Paradoxe: nul ne peut nous donner ce que nous sommes incapables de
nous donner nous-memes. Si nous nous aimons, si nous acceptons tels que
nous sommes dans l' instant présent et que nous subvenons à nos propres
besoins, nous ne sommes pas à l' affût d' un conjoint qui nous fasse tenir
debout. Nous tenons debout tout seul. Si nous ne tenons pas debout tout
seuls, nous serons attirés par des amours destructrices... et les personnes
qui ont besoin de s' appuyer sur quelqu'un se sentiront attirées par nous.
C' est un peu comme si nous étions des hommes-sandwiches, affublés de
pancartes invisibles à nos yeux, mais visibles aux yeux des autres; ces
pancartes attirent ceux qui portent les mêmes. Si nous possédons l' estime
de nous-memes, nous attirons ceux qui la possèdent également. Si nous ne
nous aimons pas nous-memes, nous attirons ceux qui ne s' aiment pas.

     Les couples heureux  sont composés de gens sains. Jamais l' amour ne
rendra sain des gens qui ne le sont pas.
Si vous attendez de quelqu'un qu'il vous materne et vous rende heureux,
les personnes que vous avez le plus de chance d' attirer sont celles qui
attendent la même chose de vous; les liens qui se tissent entre vous sont de
nature malsaine; vous serez tous les deux enfermés dans un cercle vicieux
destructeur, chacun essayant de faire satisfaire ses besoins par quelqu'un
qui est obsédé par la nécessité de faire satisfaire les siens. Bien souvent, la
seule issue est la séparation. Si vous ne prenez pas l' habitude, avant de
vous lier à un conjoint, de vous occuper de vous-même, il y a des chances
pour  que vous répétiez indéfiniment la même triste expérience.

    On ne nous a pas formé à l' amour. A de rares exceptions près, la
 plupart des couples que nous voyons autour de nous fonctionnent de
manière bancale et détruisent généralement les personnes qui les
constituent. Nos films, nos émissions de télévision, notre musique et nos
 contes de fées entretiennent en nous l' illusion; nous nous attendons à ce
que le conjoint idéal se présente tout à coup; nous en tomberons amoureux
et plus rien  d' autre ne comptera. Ce fantasme ressemble à une drogue:
 quelqu'un  viendra nous arracher aux réalités de l' existence et tout ira
mieux. Si nous croyons à ces légendes fantaisistes, nous nous apercevrons
vite que cette brève euphorie se paie cher. Le naufrage d'un couple n' est
pas anodin, il  est affectivement épuisant et étouffe l' âme. Toutes les
drogues, y compris les vaines amours, détruisent la personnalité. Elles
nous empêchent de nous épanouir et nous détournent de la vie. Nous y
 gaspillons nos énergies, nous y éteignons notre créativité.Mieux vaut être
seul que mal accompagné
De surcroît, la solitude n' existe pas puisque nous avons toujours des
relations avec nous-memes.

    Concentrez votre attention sur cette relation-là; le seul couple dont
vous avez  la maîtrise, c' est celui que vous formez avec vous-même. C' est
le seul qui peut vous aider à changer, le seul qui puisse qui puisse vous
équilibrer et vous recentrer sur l' essentiel.
La seule bonne raison que l' on puise avoir pour former un couple avec
quelqu'un d' autre, c'est de vouloir se partager soi-même avec cette
personne.
Si vous  nouez des relations amoureuses alors que vous vous sentez
indigne d' être aimé, comment pouvez vous attendre de l' autre plus que
ce que  vous êtes capables de recevoir? C' est un peu comme si vous partiez
 à la bataille sans  arme, sans armure, sans entraînement et que vous vous
 attendiez à la  victoire. C' est impossible !


            Vous valez plus que vos amours, et vos amours ne vous 
    procureront  jamais davantage que ce que vous êtes disposé à vous 
                           accorder à vous-même.

dimanche 1 septembre 2013

Qu' est-ce qu' un codépendant ?






         Il y a de nombreuses années, je suis allée voir un psy suite à une
dépression. Après quelques séances , il m'a dit: " Ce n' est pas vous que
je devrais soigner  mais votre conjoint". Sur le moment, cette réflexion
m' a surprise puis j' ai commencé à comprendre le sens de ces paroles.
Beaucoup plus tard, j' ai fait des recherches et je vous livre ici les résultats
de celles-ci et les causes et conséquences de la codépendance.


         Le terme de codépendance a été créé par des éducateurs et des
médecins spécialisés dans la désintoxication des alcooliques et des drogués;
ils se sont aperçus que le conjoint d' un drogué est, lui aussi, malade à cause
de sa proximité excessive avec le drogué et son problème. La drogue des
codépendants, c' est leur rôle de tuteur; souvent, il leur est plus diffi-
-cile de quitter ce rôle qu'au drogué de se débarrasser de son habitude.
Une plaisanterie célèbre explique clairement ce qu'est la codépendance:
           
         Sur son lit de mort, le codépendant voit en un éclair la vie de son conjoint
                             défiler sous ses yeux.


       Une autre façon de comprendre ce concept est la suivante:
le codépendant s' occupe davantage des autres que de lui-même, il se
préoccupe davantage de subvenir aux besoins d' autrui ( tels qu'ils se les
imagine) qu'aux siens propres. A cette fin, il consacre beaucoup de temps
à se mettre à la place des autres pour se représenter ce dont ceux-ci ont
besoin, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent et ce qu'il faut faire pour les
changer. Toutes leurs énergies sont focalisées sur ce besoin de changer
l' autre. Le codépendant vit dans un monde illusoire projeté dans l' avenir.
"Si seulement mon Mari/ma femme cessait de faire ce qu'il fait, la vie serait
merveilleuse. Si seulement il changeait, alors je me sentirais bien."
Le malheur, c' est que même si le drogué se désintoxique, qu'il change
effectivement, la vie du codépendant reste toujours embourbée dans
son illusion; il est incapable de fonctionner convenablement sans les
comportements-stimuli qui lui donnaient une raison de vivre. Le
codépendant n' a en général pas la moindre idée de la façon dont il
peut se recentrer.


     Ce qui est délicat, c' est que nous avons tous, peu ou prou, des tendances
à la codépendance. Nous aidons les autres, parfois à nos propres dépens.
Il est facile de se laisser emberlificoter dans les problèmes d' autrui; on
se sent bien quand on materne quelqu'un et qu'on l' aide à tenir debout.
La différence entre être codépendant et être attentif aux autres, ce n' est
qu' une question de degré. Il y a des moments où nous pouvons faire
passer les besoins des autres avant les nôtres, des moments ou nous
pouvons donner beaucoup de nous-memes. Mais il faut que ces périodes
soient brèves et que la situation ne devienne pas chronique. Il nous
faut savoir jusqu'où aller, et ne jamais perdre de vue la façon dont nous
pouvons prendre soin de nous-memes . Il nous faut rester conscient que
ce que nous faisons alors est un cadeau: nous le faisons pour nous-mêmes
et non pas pour changer autrui .
La seule exception à la règle , c' est quand nous devons nous occuper
d' un petit enfant. Nous nous occupons de lui parce qu'il y a droit. Les
enfants sont vulnérables et incapables de subvenir à leurs propres
besoins. Ils dépendent de nous, c' est une question de vie ou de mort.
Nous ne sommes pas codépendants quand nous prenons soin d' un bébé
ou d' un petit enfant. Nous courons cependant le risque de le devenir
quand l' enfant devient adolescent. Des parents avisées sentent quand
le moment est venu de se détacher et de laisser l' enfant se débrouiller
 seul.


       Si vous pensez etre codépendant, si vous estimez avoir, plus que la
moyenne, des tendances à la codépendance, vous ressentez sans doute
beaucoup de rancœur et de colère vis-à-vis de l' autre. Vous
vous sentez probablement obsédé par ce que vous vivez, et
 incapable de vous détacherde votre inquiétude. Si vous constatez que
vous vous souciez davantage de la vie de l' autre que de la votre, faites
vous aider. Vous pouvez vous inscrire dans un groupe de soutien, lire
des livres sur la codépendance, dénicher un éducateur ou un psychologue
 qui connaît la codépendance et entreprendrede vous détacher.

La seule façon de cesser d' être codépendant, c' est de commencer à 
devenir indépendant. Entrainez-vous à focaliser sur vous-même toute l'
attention que vous aviez centrée sur l' autre. Occupez-vous de vous-même
 en priorité. Laissez les autres prendre soin d' eux-mêmes . Si l' autre n' est
pas en mesure de s' occuper de lui-meme, dites lui de s'adresser à un
professionnel. Vous n' etes qu' un amateur dans le domaine de l' assistanat,
remettez votre démission. S' il le faut, laissez l' autre aller son chemin. Vous
 n' êtes responsable ni de sa vie ni de son intoxication.

La seule Vie que vous puissiez Vivre, c' est la Votre.

jeudi 15 août 2013

Qu' est-ce qu' une relation harmonieuse ?






    



        Une façon de représenter la nature des relations  ( notamment 
amoureuses ) entre les êtres humains consiste à imaginer une
ligne droite :



                   Narcissique ---------------------  Saine---------------------  Codépendante
                (toujours prendre)                                             (toujours donner)



         Une relation saine se situe vers le milieu de cette droite, avec une
marge de déplacement vers l' une ou l' autre des extrémités. Dans le
cadre de relations saines, nul n' atteint jamais aucune extrémité et
nul ne reste figé dans  un état donné très longtemps. Nous savons
bien ce qu'est un  individu narcissique: c' est un individu incapable de
 donner quoi que ce  soit, et qui attend des autres qu'ils lui donnent tout.
Il représente  le comble de l' égocentrisme; en général, il n' a pas l'
 intention  de travailler, il préfère manipuler les autres pour que ceux-ci
travaillent à sa place. Le codépendant, c' est exactement le contraire:
ce concept, je le développerai dans le prochain article ( mais oui ! je me
suis déjà fixé  de  nouveaux objectifs ). Le graphisme vous montre que
les relations saines existent quelque part entre le trop donner et le 
trop recevoir.

        Des relations saines comportent également un respect et une 
gentillesse mutuels, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de l' autre.
Respect et gentillesse sont probablement les deux qualités qui
comptent le plus pour  qu'une relation soit durable. Ces qualités peuvent
être - et sont souvent-  plus indispensables que l' amour lui-même. Si l'
amour est synonyme de  respect et de gentillesse, alors, l' amour est
fondamental. Cependant, ce que nous appelons amour n' est en fait
trop souvent qu'un état de besoin aigu, etde surcroît, nous traitons souvent
 "ceux que nous aimons" sans respect ni gentillesse. Si ce que nous appelons
amour n' est en vérité qu'un ensembled' exigences grimé aux apparences
de l' amour, cela ne risque pas de conduire à des relations saines.
 Un couple équilibré se nourrit aussi de confiance, d' acceptation
, de communication, d' affection spontanée pour l' autre, et de bonne
volonté pour accepter, à l' occasion, de faire des compromis. Il faut reconnaître
 l' autre en tant qu'entité en soi, avec ses propres besoins, ses propres valeurs
et ses propres choix. Il y a en chacun de nous des choses distinctes de
l' autre  et distinctes de la relation amoureuse. Et cela est vrai également
 pour l' autre conjoint .
 Les époux heureux ne sont pas en permanence agglutinés l' un à l' autre.
 Ils ne sont pas d' accord sur tout. Si c' était le cas, de telles unions
deviendraient rapidement étouffantes et ennuyeuses.

   Une raison importante pour établir des relations est le défi que celles-ci
représentent pour nous permettre de croitre et ce nous développer.
Cette croissance et ce développement ne peuvent pas prendre place
dans un  environnement angoissant ou menaçant.  Par conséquent,
un couple équilibré fournit un environnement sain, stable et dynamisant 
au coeur de  ce monde de fous! C' est un havre au coeur duquel nous pouvons
 être nous-mêmes sans fard. Nous y sommes autorisés à exprimer nos
 sentiments, à commettre des erreurs, à nous livrer à des expériences,
à prendre des  risques  et à être chéris tendrement. Des relations saines
ne se contentent  pas de  produire soutien et pitance affective, elles
procurent également une stimulation voire quelquefois, un bon coup
de pied aux fesses.


   Une des difficultés des couples d' aujourd'hui, c'est qu'ils n' ont pas 
sous leurs yeux assez de modèles durables à imiter. Notre civilisation
( conforme au modèle occidental) nous a inculqué que les ingrédients
fondamentaux des  relations amoureuses sont l' attirance sexuelle et le
 soin névrotique de l' autre.
Ce même modèle activiste nous a appris que le but d' un couple, c' est
de faire satisfaire les besoins de chacun par son conjoint. La seule facon
 d' échapper à cet endoctrinement, c' est de reconbaitre un fait
fondamental : le premier couple que l' on peut former- et le plus
 important de tous - c' est celui que l' on forme avec soi-meme. Toutes
 les autres relations amoureuses découlent de celle-là: il est impossible
 d' avoir avec un autre  une meilleure relation qu' avec soi-même.

Personne ne peut vous aimer de la façon dont vous voulez être
 aimé;  personne d' autre que vous ne peut subvenir à vos besoins.


dimanche 21 juillet 2013

Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres ?




 


     








  Le modèle occidental activiste nous a appris à être compétitif. Notre
éducation et notre instruction nous ont enseigné à insister sur ce qui nous
démarque des autres. On nous a appris à attacher de l' importance aux rôles,
aux façades, au statut social, à l' argent, aux vêtements, aux diplômes- bref,
aux signes extérieurs de succès- des autres et à les comparer avec les nôtres;
tous ces éléments extérieurs nous permettent , vis-à-vis de chaque personne,
de nous sentir soit inférieurs soit supérieurs. Tant que nous avons recours à
ce modèle pour y conformer notre existence, nous observons tout le monde
d' un œil critique; notre œil qui juge n' observe que les différences
qui nous démarquent d' autrui. Quand nous avons  pris l' habitude
de regarder le monde de cette façon pendant des années, nous perdons
de vue les ressemblances qui  nous rapprochent des autres; nous ne pouvons
 plus voir la nature commune que nous partageons. Le fait de
focaliser notre attention sur les différences et non sur les ressemblances
nous conduit tout droit à perdre notre sentiment d' intégration.
Sans intégration, nous  nous sentons perdus, seuls et malheureux.

       Ce que les autres aiment en nous, ce à quoi ils se réfèrent pour
communiquer avec nous, ce ne sont pas nos caractéristiques individuelles
uniques, nos différences; paradoxe: ce sont nos ressemblances. En qualité
 d' êtres humains, nous partageons avec nos frères notre facon de sentir, 
de réagir, notre capacité de comprendre les autres et d' éprouver de la 
compassion commune. Peut-etre ne réagissons-nous pas de la meme facon
que quelqu'un d' autre à un évènement donné, mais nous reconnaissons tout 
de suite l' identité du sentiment.
 Nous sommes uniques dans la façon dont nous nous comportons, mais
 non pas dans la façon dont nous ressentons les choses.
Chacun de nous sait ce qu'est la souffrance même si chacun a des raisons
particulières de souffrir. Nous nous sentons différents des autres quand
nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d'
autrui. Le fait de nier, d' ignorer ou tout bonnement de ne pas percevoir
l' importance des autres, aboutit à l' égocentrisme. En nous percevant
nous-mêmes comme différents, nous sommes incapables de communiquer
sur ce substrat humain que nous avons tous en commun.
 Cela signifie que nous sommes incapables de voir que tous les hommes
 luttent pour donner un sens à ce monde fou et devenir ainsi des héros.
Le fait de se sentir différent et de  concentrer son attention sur ces
différences  aboutit à la solitude.
La plupart d' entre nous se tourne vers les autres pour remédier
à leur solitude. Avoir besoin des autres pour être remis d' aplomb,
c' est la bonne définition de l' égocentrisme.

Nous avons besoin des autres, mais nous ne leur accordons pas de valeur
à cause de leurs différences. Nous construisons nous-mêmes le piège de la
solitude,qui se referme sue nous; nous disons : "J' ai besoin de toi mais tu ne
peux pas m' aider car tu es différent de moi; par conséquent tu ne peux
me comprendre, parce que tu n' as pas fait tout ce que j' ai fait. Ce qui nous
rend unique, c' est notre " expérience " : personne n' a vécu exactement la
même chose que vous, personne ne s' est comporté exactement comme
vous. Donc, à ce niveau, vous êtes effectivement différent de tout le monde.
Mais à un autre niveau, plus élevé, vous souffrez de la même vulnérabilité,
vous partagez les mêmes sentiments que les autres.

C' est cela que signifie  être semblable: partager son humanité.

       La psychologie de groupe est très intéressante de ce point de vue car
 elle permet de constater rapidement nos ressemblances et de les partager.
Les choses qui nous font réagir sont peut-être différentes, mais le fait que
nous réagissions est commun. Nous ne pouvons pas entièrement communiquer
notre expérience, mais nous pouvons exprimer les sentiments qu' elle a
provoqués en nous. Par exemple, personne n' a le même conjoint que moi,
 mais tout le monde peut comprendre la colère que je ressens vis-à-vis de
 mon conjoint, car tout le monde a éprouvé un jour ou l' autre des sentiments
semblables vis-à-vis d' un membre de sa famille. Personne ne fait exactement
les mêmes erreurs que j' ai faite jusqu’ à aujourd’hui mais tout le monde 
connaît la sensation d' avoir fait des erreurs.

Nous pouvons partager notre découragement et notre besoin d' être
encouragés. Nous pouvons partager nos déceptions dans notre lutte pour
 être le meilleur possible.  
Nous sommes semblables par nos bons cotés et par notre besoin
de nous épanouir au mieux.  
Nous sommes semblables  par la difficulté que nous éprouvons à donner
un sens à la vie. 
Nous nous ressemblons par la façon dont nous nous attachons aux gens,
par la façon  dont nous voulons faire du bien autour de nous et
par notre perplexité  quant à la façon de nous y prendre.  
Nous nous ressemblons dans nos  déceptions,nos égarements et nos luttes.



Le fait de reconnaître ces ressemblances crée un sentiment d' appartenance
qui favorise le processus d' acquisition de l' estime de soi. Le sentiment 
d' intégration, le fait de reconnaître nos ressemblances et le fait de 
communiquer  avec autrui sont autant de raisons pour développer 
notre intégration sociale. 











































































jeudi 4 juillet 2013

Pourquoi ai-je tellement honte de demander de l' aide ?













Un des grands paradoxes de notre époque consiste dans le fait que la véritable faiblesse

passe pour de la force et vice-versa. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les

demandes d' aide. Il faut beaucoup de courage pour reconnaître que l' on ignore quelque chose,

que l' on a peur ou que l' on est perdu.On nous a éduqués à croire qu' il nous faut savoir et que

c' est mal d' avoir peur.

On nous a inculqué que toute forme de demande est un aveu de faiblesse :

"Les hommes ne pleurent pas; les femmes ne se mettent pas en colère; les enfants n'

ont pas droit à la parole "

Nous sommes sensés être forts; maîtres de nous et invincibles. Nous sommes sensés nous

hisser au-dessus de notre nature humaine.

Pourquoi ? Toutes les réponses à ce pourquoi se trouvent dans le moi faible. Nous voulons

paraître bons aux yeux des autres. Nous voulons avoir l' air de ce que nous ne sommes pas;

nous voulons tromper notre monde. Le problème c' est que, en trompant notre monde, nous

nous trompons nous-mêmes. Nous perdons de vue ce que nous sommes et ce que nous

voulons en vérité. Il serait bien plus simple d' être ce que nous sommes, de ressentir ce que

nous ressentons et de ne pas avoir peur de nous montrer faibles à l' occasion.

Paradoxalement, c' est quand nous reconnaissons nos faiblesses que nous faisons preuve de

force, et c' est lorsque nous nions nos faiblesses que nous les étalons au grand jour.

Nul ne peut être parfait, tout le monde a besoin d' aide de temps à autre. Le fait de ne

pas reconnaître cette évidence est une illusion dangereuse. La douloureuse réalité, c' est

que nous sommes, en définitive, seuls, et que c' est à nous qu'incombe la responsabilité de

nous changer; cela, ce n' est pas une illusion. Mais il nous faut des guides pour nous mettre

sur le chemin, nous soutenir et parfois nous encourager à rester sur la bonne voie, la voie qui

nous mène au centre de nous-mêmes. ce n' est pas une faiblesse d'avouer que nous ne

pouvons pas faire cela tout seuls.Ce n' est pas une une faiblesse que de demander de

l' aide. Il peut être utile de nous représenter nos guides comme des agents de la circulation;

ils nous montrent où aller, où nous arrêter, quand redémarrer en toute sécurité, mais ils ne

peuvent pas nous prendre sur leurs épaules pour nous mener à notre destination. Ils nous aident

à éviter de nous engager dans des impasses, ils nous donnent des instructions quand nous

sommes perdus.

 Si vous vous éprouvez le besoin

de vous faire aider mais que vous

craignez de vous faire taxer de

faiblesse, demandez-vous qui vous

trouvera faible.




Chaque personne qui a besoin d' être aidée apporte quelque chose

 la personne aidante. Si vous vous inquiétez de l' opinion des autres,

rappelez-vous que  vous ne pouvez maîtriser ce que peuvent ou ressentent

les autres;  vous n' êtes responsable que de vous-même. Les autre peuvent

 penser ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas vivre votre vie à votre place.

C' est à vous qu' il incombe de prendre le soin de vous occuper de vous-meme,

laissez leur le soin de soin de s' occuper d' eux-memes. Si vous redoutez de vous

sentir faible en demandant de l' aide, faites le meilleur accueil à ce sentiment :

c' est le premier pas dans votre lutte contre le moi faible. Reconnaissez que

vous vous sentez faible, et demandez quand meme.

Vous ferez ainsi preuve de courage. Meme un héros ne se sent pas fort en

permanence; Les moments de grand courage s' accompagnent souvent de

sentiments de faiblesse et d' inadaptation.

« le sentiment que l’homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout

quand il la mérite », écrivait Honoré de Balzac. 

Souvenez-vous : la faiblesse n' est pas un sentiment.

C' est un état d' esprit que l' on vous a inculqué et c' est le modèle dans lequel on

vous a élevé qui est faible. Il n' est pas conçu pour conduire à l' équilibre ou à 

l' estime de soi, il n' apporte pas une méthode positive pour aborder la vie.