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vendredi 26 avril 2013

Comment en finir avec l' alcoolisme? La drogue? La boulimie ? Le don juanisme ou la nymphomanie ? La violence envers les autres et envers soi-même ?







    Tous ces excès comportent une relation de dépendance. . Il ne s' agit là que d 'une étude générale ; J'aborderai plus tard les cas spécifiques de chaque dépendance  et traiterai plus en détail tout ce qu'
elles entraînent tant physiquement que moralement.

Nous nous livrons à des excès pour remédier à notre mal de vivre et nous soulager momentanément;
nous essayons de nous sentir plus forts, plus maîtres de nous, tout en échappant à la réalité de nos existences.
Comme ces excès nous donnent le sentiment de notre maîtrise, comme ils nourrissent notre illusion
d' échapper à la réalité, nous avons tendance à réitérer l' expérience. Mais les excès engendrent
toujours des remords, et le remords nous plonge dans un cercle vicieux. C' est comme le serpent qui
 se mord la queue, dont j' ai parlé dans un article précédent à propos du remords. Nous faisons quelque chose dont nous savons pertinemment que c' est mal ou mauvais, nous en éprouvons des remords et ce sentiment de remords est une panacée. Tout d' abord, nous ne sommes pas mécontents de nous sentir coupables; cela veut dire qu' au fond, nous ne sommes pas si mauvais; en effet, on nous a appris que les
"  méchants " n' éprouvent pas de remords. Mais avec le temps, notre sentiment de culpabilité augmente
et le remords nous ronge de façon insupportable. Nous partons alors à la recherche de causes
extérieures pour justifier notre conduite. Nous disons par exemple : " Je n' aurais jamais fait cela si un
 tel ne m' avait pas fait ça", " C' est elle qui me l' a fait faire", ou encore " Ils ne comprennent rien à mon
 cas". Bref, toutes ces rationalisations et ces faux prétextes deviennent bientôt si convaincants et notre comportement se trouve justifié de façon si éclatante que nous récidivons: et c' est parti pour un nouveau
tour du cercle vicieux : dépendance - remords - justifications - dépendance accrue, etc. Et la boucle est bouclée.

  Tous les excès, y compris la violence envers soi-même et envers les autres, ont un point commun :
ils proviennent d' un sentiment d' insécurité intérieure. Ils sont tous des manière d' extérioriser notre
manque d' amour pour nous-mêmes. Nous ne saurions à la fois nous aimer et nous maltraiter
nous-mêmes. Toutes les violences, toutes les dépendances sont d' abord et avant tout égocentriques.
Elles révèlent que la personne ne perçoit le monde extérieur qu' à la lumière de ses propres besoins
insatisfaits. Cela veut dire que son insécurité, son moi faible, sont devenus si exigeants qu' ils en
viennent à dicter de façon aveugle ses comportements.

  Les interventions les plus efficaces pour remédier aux écarts dangereux de comportement consistent à
remplacer le comportement destructeur par un autre comportement, constructifs celui-là. Autrement dit,
 on remplace une " mauvaise " drogue par une " bonne " . Les alcooliques remplacent l' alcool par
des réunions d' Alcooliques Anonymes, les drogués remplacent leurs drogues par un programme en
douze étapes. De même pour la boulimie, la nymphomanie, le donjuanisme et les autres formes d' excès.
Ces comportements destructeurs sont remplacés par un comportement constructif. Le programme de
désintoxication en douze étapes est efficace car il remplit le vide qui se crée quand l' on décide de
renoncer à la drogue; ce programme fournit aux drogués un autre pôle sur lequel focaliser leur attention,
il leur ouvre un local où venir passer leur temps et dépenser leur énergie.
 Il y a autre chose que le groupe de soutien apporte, une chose plus importante encore que de
 remplacer la drogue. Le groupe procure un environnement encourageant, indispensable pour éviter
le découragement dont est nourrie la  dépendance. Ces programmes en douze étapes sont devenus
des modèles de la façon dont on doit s' y prendre pour sortir d' une habitude destructrice. Ils prennent les gens là où ils en sont - des êtres humains en proie à la souffrance - et ils ne leur demandent pas d' être parfaits.
Ils insistent même sur le fait que nul ne peut être parfait et que l' on doit se tourner, avec ses défauts
 et ses dépendances, vers une puissance supérieure. Il n' est pas nécessaire d' être fort pour se
débarrasser  d' une dépendance. Il n' est pas nécessaire de devenir d' abord parfait. Ces programmes
de désintoxication en douze étapes sont remarquables pour apprendre l' estime de soi. Les groupes de soutien de ces programmes constituent une bonne psychothérapie. Malheureusement ils ne sont pas
encore généralisés en France.
Le problème, quand vous allez voir un psychiatre est qu' il va substituer le produit qui vous rend dépendant par des médicaments qui vont vous rendre dépendants ...  On peut se poser la question de savoir quand la médecine française va vraiment prendre la mesure de la bêtise de ces cercles vicieux. Certes , dans le cas
de graves dépressions qui entraînent des actes conduisant à une dépendance ou une dépendance qui
entraîne un grave trouble psychiatriques, la prescription de  médicaments adaptés peut être utile mais
elle ne doit pas être systématique. Pour avoir animé des ateliers de prise en charge de travailleurs alcooliques, je peux vous dire que beaucoup d' entre eux ne présentaient pas de névrose mais qu' ils
avaient simplement besoin d' écoute, d' aide et d' un plan de sevrage. Peu importe les  rechutes, la
personne est prise en main dans sa globalité, sans que l' on ne la juge.
Ces programmes parviennent à vous sortir de la dépendance et des excès qui vous détruisent. En vous acceptant tel que vous êtes  le groupe vous montre comment vous accepter vous-même
. En vous encourageant à donner le meilleur de vous-même, le groupe de soutien devient pour vous une source de motivation pour développer l' amour de soi.

N' hésitez pas à vous renseigner s' il existe près de chez vous, dans votre entreprise, ou dans une clinique des séances de groupe.


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