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dimanche 30 mars 2014
Quel est le role de la sexualité dans l' amour ?
Cette question est souvent posée par des gens qui ont des relations
satisfaisantes au sein d' un couple qui bat de l' aile ou qui, a contrario, sont
satisfaits de leur couple mais n' ont avec leur conjoint que peu de relations
sexuelles,voire pas du tout.
Peu de problèmes semblent aussi épineux que celui de la sexualité dans le
couple. La sexualité et l' argent sont les deux thèmes qui divisent le plus les
couples. Le modèle occidental nous enseigne que l' une des qualités majeures
d' un couple, c' est l' attrait réciproque des conjoints. Comme beaucoup d' entre
nous en ont fait la douloureuse expérience, ce qui nous attire vers l' autre
au premier regard s' use à long terme et finit souvent par nous répugner.
La compatibilité sexuelle ajoute certainement une dimension merveilleuse
à la vie du couple mais elle ne suffit pas à en assurer la pérennité.
Andrew Greeley a décrit la sexualité comme un don de Dieu, une sorte
de jeu et de répétition conduisant à l' unification: elle permet de devenir un
avec l' autre , et en fin de compte avec Dieu. C' est une vision des choses
comme une autre.
Une expérience sexuelle réussie constitue une des grandes joies de la vie,
un cadeau qui nous rend heureux d' être vivants et un exutoire providentiel
à toutes les tensions nerveuses et mentales. Elle nous donne l' occasion
de jouer, partager, de nous découvrir nous-mêmes et de découvrir l' autre
dans une dimension naturelle non verbale, véritablement unique. Une vie
sexuelle épanouie renforce les liens d' un couple équilibré.
Mais elle ne peut remettre d' aplomb un couple qui se déchire. On confond
souvent sexualité et intimité, car certains couples ne se rapprochent qu' à
l' occasion de leurs relations sexuelles. La sexualité renforce l' intimité, elle ne
la crée pas.
Il est intéressant de signaler que de nombreux couples gravement perturbés,
rapportent qu' ils ont une sexualité d' une intensité phénoménale : ceci ne fait
qu' ajouter à leur perplexité quant à l' avenir du couple.
Quand c' est le cas, la sexualité est alors utilisée pour remplacer tous les
facteurs manquants du couple: communication, tendresse, acceptation,
partage, etc.
Nous sommes des êtres sexués; notre sexualité est un attribut de notre
nature. Malheureusement, elle suscite en nous nombres de conflits et de
questions contradictoires. C' est là une autre conséquence de notre éducation:
dans notre civilisation, la sexualité a mauvaise presse. On a trop insisté sur
l' utilisation de la sexualité et de l' acte sexuel lui-même en tant que moyen
pour parvenir à d' autres buts. On nous a appris soit à afficher notre
sexualité pour prendre les autres au piège, soit au contraire, à la cacher
comme s' il s' agissait de quelque chose de "sale" . On nous a appris que les
hommes ont davantage tendance que les femmes à exhiber leur sexualité,
et que celle-ci est souvent utilisée comme un moyen pour exercer un pouvoir
ou une pression. Comme notre sexualité fait partie de notre nature, le fait
d' être à l' aise avec elle est un processus naturel intimement lié à notre estime
de nous-mêmes .Plus nous nous aimons, plus nous nous sentons à l' aise dans
notre corps, plus nous acceptons ce que nous sommes physiquement, plus
nous sommes conscients de notre sexualité et moins nous la redoutons.
Les couples sains, c' est-à-dire ceux composés de deux conjoints sains
ne mettent pas la sexualité sur le même plan que les compétitions sportives.
Les personnes formant un couple équilibré donnent à la sexualité le rôle naturel
qui lui revient, elles ne tiennent pas de statistiques sur la fréquence de
leurs épanchements, pas plus qu' elles ne recherchent la prouesse ni l' exploit.
Les couples expérimentés savent que la sexualité est comme tant d' autres
aspects de la vie du couple: il y a des périodes ou cela marche mieux que
d' autres. Pratiquement, tous les couples traversent des phases ou leur sexualité
leur semble moins importante qu' à l' accoutumée, et ils n' hésitent pas alors
à faire preuve de souplesse.
Il y a des périodes de notre vie ou notre sexualité est plus active,et des périodes
où nous pratiquons une certaine continence. Souvent, ces périodes ne coïncident
pas avec les aspirations momentanées de notre conjoint. Il faut alors
chercher un compromis, accepter l' autre tel qu'il est et se montrer
compréhensif de façon à laisser la sexualité à sa juste place Si nous ne parvenons
pas à cet équilibre dans les autres domaines de notre vie, nous ne parviendrons
pas à nous montrer souples dans celui-ci; nous ne permettrons pas à nos besoins
et désirs sexuels d' évoluer avec le temps.
La sexualité est propre à chaque couple! . Il revient aux conjoints de trouver leur
équilibre par le dialogue, la compréhension et surtout beaucoup d' amour et
de tendresse.
dimanche 2 mars 2014
Si je change, mon conjoint changera-t-il?
On peut répondre à cette question de trois manières : Oui, non et peut-être.
Vous allez me dire : " Je suis bien avancé avec ça !
Voici brièvement une réponse:
Oui : Si l' un des pôles du système- formé par le couple- change, tout le système
en est affecté et des changements en chaîne se produisent.
Non: Il nous est impossible de maîtriser des changements sauf en nous-memes;
le fait que nous changions ne garantit pas que l' autre va changer; mais nous
pouvons modifier la façon dont nous percevons l' autre, nous pouvons changer
de sorte à accepter plus facilement l' autre.
Peut-être : certains changements peuvent se produire mais pas forcement
ceux que l' on attendait et pire, pas dans la direction que nous aurions souhaité.
Il ne faut pas que la motivation pour nous changer nous-memes soit de
transformer l' autre. Si tel est le cas, nous sommes en plein chantage , en
pleine manipulation: nous ne sommes pas sincèrement en train de changer.
Le fait de se changer soi-même requiert, croyez-moi, beaucoup de travail,
un profond désir de changer et un engagement irrévocable dans ce
processus. Quand notre engagement est entaché d' arrière-pensées ( par
exemple, changer l' autre ) et que nous n' obtenons pas le résultat désiré,
nous sommes rejetés dans le cycle de la codépendance. Si vous avez oublié
cette notion , vous pouvez relire mon article: Qu'est ce qu' un codépendant?
C' est nous qui faisons tout le travail, c' est sur nous que pèsent toutes les
responsabilités et la raison pour laquelle nous nous donnons tout ce mal ne
se justifie même pas. Il y a des chances pour que nous nous commencions
à nous sentir amers, dupés ou furieux contre la personne qui persiste
à ne pas changer. Il peut également arriver que nous éprouvions de la
colère vis-à-vis de nous-memes. Tout cela est particulièrement destructeur
et nos efforts se retournent contre nous-memes.
Si vous choisissez de changer, vous n' avez qu'une seule bonne raison
de le faire: parce que vous voulez changer. Vous avez alors la maîtrise
de ce changement. Souvenez-vous: vous ne pouvez maîtriser que la façon
dont vous choisissez de vous percevoir, ainsi que vos comportements, sur la
base de vos sentiments. Vous ne pouvez rien maîtriser d' autre. La façon
dont l' autre réagit votre évolution vous échappe totalement.
En toute logique, vous vous figurez peut-être que, si vous changez en mieux,
vos relations avec ceux qui vous sont les plus proches s' amélioreront en
proportion. Hélas, l' amour est enfant de Bohême et c' est souvent le contraire
qui se produit. Le couple commence à se lézarder, l' entourage pédale dans
la névrose. C' est courant et connu des psychologues s' occupant de thérapies
familiales. Parfois, la détérioration du système est passagère; la famille se
stabilise et retrouve l' harmonie une fois que chaque membre s' est habitué
à ce changement. Mais c' est parfois le contraire qui se produit et le couple
ne résiste pas à ces modifications.
Voila pourquoi il est fondamental que vous ne changiez que pour vous-même,
que vous ne changiez pas que parce qu'il le faut, pour vous, et au diable les
conséquences. Cela ne veut pas dire que tout changement au sein du couple
met celui-ci en péril. Il arrive couramment que des changements positifs
chez l' un ou l' autre conjoint resserrent les relations de couple. Néanmoins,
plus le couple est fragile , moins il a de chance de s' adapter aux changements.
Ce genre de couple, déjà menacé, est source de grandes souffrances pour
ses membres; si votre couple est si fragile que le fait de vous améliorer
le détruise, demandez-vous ce qu'il vous apporte et en quoi il contribue
à la qualité de votre vie.
Si vous essayez de changer dans le but de faire changer l' autre, vous
déchargez cette personne de sa responsabilité de changer, vous lui attribuez
à l' avance le mérite des transformations qui se produiront en elle.
Quand vous changez vous-même, tout le mérite vous en revient parce que
c'est vous qui le faites; vous vous retroussez les manches, vous ressentez la
souffrance, vous tenez bon et obtenez ce que vous vouliez. Tout le monde
a le droit de se voir reconnaître le mérite de ses changements; ce n' est
pas vous qui avez modifié quoi que ce soit, c' est chacun qui s' est changé
lui-même.
N' essayez jamais de changer les autres: cela ne marche jamais !
dimanche 9 février 2014
Pourquoi ne puis-changer mon conjoint ?
Beaucoup de personnes ont , quand ils se lancent dans une vie de couple
une de ces deux illusions pernicieuses:
1. La personne avec laquelle je décide de vivre heureux changera du fait qu'
elle est avec moi
2. Cette personne ne changera jamais, elle restera toujours telle qu' elle est
aujourd'hui
Ces deux croyances sont sans fondement, ce sont des illusions. Tout le monde
évolue sans cesse. Nul n' échappe à ce processus de changement. Mais, hélas,
nul ne peut faire changer qui que ce soit.
Tout au début de ce blog, je vous avais dit que je ne pouvais pas vous changer.
Vous pouvez vous inspirer de mes articles pour trouver par vous-mêmes des
pistes pour votre développement personnel, vous pouvez me demander
des conseils, mais en aucun cas je ne peux modifier votre personnalité. C' est
à vous et uniquement à vous de vous changer vous-mêmes.
Dans un couple, c' est le même processus. Vous pouvez vous changer vous-
même, vous pouvez faire des choix nouveaux et abandonner vos priorités,
mais vous ne pouvez pas prévoir ce que votre conjoint décidera de changer
en lui.
Au mieux, vous pouvez etre un modèle susceptible d' aider les gens qui
comptent pour vous et de les encourager dans leurs efforts. Vous pouvez
essayer de leur fournir un environnement stable favorable au changement,
mais rien ne garantit que l' autre changera de la facon dont vous le souhaitez.
Devenir suffisamment puissant pour pouvoir changer les autres, c' est un
fantasme commun aux codépendants et à beaucoup de petits enfants:
" Si je suis assez gentil, si je fais ce qu'il faut, l' autre va changer."
Mais l' autre ne change que s' il le décide. Si la responsabilité ou le besoin de
changement ne sont pas les siens, il ne change pas d' un pouce.
Ni les enfants ni les codépendants n' ont de maitrise sur le comportement de
l' autre: en endossant cette responsabilité là, ils empêchent meme le chan-
gement de survenir. La seule personne qu' il est en notre pouvoir de changer,
c' est nous-meme . Le fait de souhaiter ardemment qu' une autre personne
change ne le fera pas changer. Investir tous ses efforts pour provoquer
le changement d' un tiers ne fera que nous rendre malade et nous dépouiller
de toute estime de nous-mêmes.
Exigences, cajoleries, manipulations, menaces, ordres directs, supplications
ou marchandages sont autant d' éléments décourageants, constitutifs d' un
environnement destructeur. Quand nous nous enlisons dans tout ce négatif,
nous nous changeons nous-memes... en pire. Nous avons tendance à ne plus
nous occuper de nous-memes et nous nous enfonçons dans des comportements
qui vous éloignent de l' estime de nous-memes.
Paradoxalement, notre conjoint continue à faire ce qu'il veut, mais il se sent
désormais le droit de nous faire des reproches du fait que nous l' enfermons
dans une atmosphère négative.
Ne vous laissez pas piéger par la tentation de jouer au psychologue avec
votre conjoint. Les professionnels le savent : un psychologue ne traite jamais
sa propre famille.Il est impossible d' etre objectif vis-à-vis des gens auxquels
nous sommes attachés . Si votre conjoint vous demande de l' aide, soutenez
le et encouragez le à trouver un soutien extérieur .
De nouveau, occupez vous de vous-meme en priorité. Assumez la responsa-
bilité de votre existence. Comment voulez vous que votre conjoint aille mieux
si vous,vous n' êtes pas bien dans votre peau ? Assurez-vous que votre vie se
déroule le mieux possible. Ce principe semble simple,mais il n' est pas facile
à mettre en pratique. Focalisez votre besoin de changement sur ce qu'il est
en votre pouvoir de changer, c' est-à-dire, vous-même. Entrainez-vous à
vous accepter d' abord vous-meme, ensuite à accepter votre conjoint.
S' il vous est catégoriquement impossible d' accepter votre conjoint tel
qu'il est et s' il ne montre aucune inclinaison à changer, alors faites votre
choix
Souvenez-vous: c' est vous qui avez choisi cette relation
mercredi 23 octobre 2013
Pourquoi ne puis-je tomber amoureux d' une personne qui me convienne?
Nos relations amoureuses avec les autres reflètent souvent les
relations que nous avons avec nous-mêmes. Si nous ne nous sentons
pas en sécurité avec nous-mêmes, nous tombons amoureux de personnes
qui ne nous aiment pas. Si nous ne nous sentons pas dignes d' être aimés,
nous ne nous sentirons pas attirés par ceux qui nous aiment. Nous nous
sentirons attirés par les personnes dont nous nous jugeons dignes. Si nous
croyons mériter d' être punis ( ne fût-ce qu’inconsciemment ), nous nous
trouverons quelqu'un qui nous détruira: nos amours reflètent ce que,
au fond, nous ressentons. Si nous nous sentons positifs vis-à-vis de nous-
mêmes, nous créerons des liens avec une personne positive et bien dans
sa peau. Si nous sommes négatifs, nos amours refléteront ce négatif.
En amour, on récolte toujours ce que l' on sème .
La recherche du conjoint (adéquat) est donc un exercice parfaite-
-ment vain. Personne ne convient, sauf soi-même, à soi-même . Statistique-
-ment, il existe des milliers de personnes avec lesquelles chacun peut être
compatible. Le secret, mais ce n' est pas la potion magique, pour en
trouver une , c' est d' être compatible avec soi-même. Alors, et seulement
alors, de bons partis se présenteront. Finissez-en avec vos vaines attentes:
à quoi ressemblera -t-il/elle ? Que fera-t-il/elle pour moi? Focalisez
plutôt votre attention sur ce à quoi vous ressemblez, sur ce que vous êtes
sur ce que vous êtes disposé à faire pour vous-même. Cessez vos
recherches. Sentez-vous bien en compagnie de vous-même. Entraînez-
vous à vous sentir à l' aise dans le célibat. Il n' est jamais aussi facile
d' apprendre l' estime de soi et de s'y entraîner que lorsque l' on est
seul. Une fois que vous serez habitué à prendre soin de vous-même
à répondre à vos propres besoins, le défi posé par la vie de couple
ne risquera plus de vous écraser. Si vous êtes incapable de prendre
soin de vous-même tant que vous vivez seul, vous aurez beaucoup plus
de mal à l' apprendre une fois que vous serez engagé avec quelqu'un.
La plupart des gens ne se posent la question de l' estime de soi
qu' une fois installés en couple. Cependant, la pratique de l' estime de soi
a beau être facilitée par le célibat, il n' est pas nécessaire de divorcer
pour apprendre à subvenir à ses propres besoins.
Simplement, il faut revoir ses priorités: qu'allons nous faire pour nous-
mêmes, qu'allons nous abandonner au couple? Ce rééquilibrage ne doit
pas nécessairement aboutir à la destruction du couple.
Le fait qu'un des conjoints sache s' occuper de lui-même ne peut qu'être
bénéfique au couple. Celui qui sait devient un modèle pour l' autre.
Tout le monde ne va pas se mettre à vous aimer passionnément
du jour où vous vous aimerez vous-même.
Mais, à compter de ce jour-là, vous aurez moins de mal à accepter que
les gens ne vous aiment pas. Tout comme vous-même n' aimez pas
tous les gens que vous connaissez, les autres ont le droit de ne pas vous
aimer. Ne perdez ni votre temps ni votre énergie avec ceux auxquels
vous déplaisez. Il y a bien assez de gens autour de vous pour que vous
concentriez votre attention sur ceux qui vous aiment. Et si vous sentez
vraiment que personne autour de vous ne vous aime, vous vous devez
bien une chose: vous aimer davantage vous-même.
Dans le couple, tout est question d' équilibre, les droits et les obliga-
-tions ne sont pas de mise. Le défi et la stimulation , c' est important: pas
le confort. La croissance et l' élargissement des horizons, c' est
important; pas le statut quo ni l' immobilisme. Permettez à votre conjoint
de changer, laissez-le libre. Les plus beaux couples sont formés de deux
personnes qui savent se détacher l' une de l' autre, c' est-à-dire qui se
laissent réciproquement être ce qu'elles sont. Nous pouvons nous aimer
nous-mêmes sans condition et nous pouvons nous entraîner à aimer notre
conjoint sans condition. Peut-être n' atteindrons-nous jamais cet idéal, mais
tous nos efforts en ce sens nous apporteront quelque chose. Si vous éprouvez
le besoin d' être béatement adoré, achetez-vous un chiot. Votre conjoint
ne se soucie pas de vous adorer en permanence.
Renoncez à chercher le seul et unique conjoint " idéal " susceptible de
vous convenir: il y a autour de vous tout un tas de gens avec qui vous êtes
susceptible de former un couple " sain ".
Mais d' abord il faut commencer par être sain vous-même: ce n'est qu'alors
que vous serez prêts à former un couple sain avec une autre personne
Pour résumer et répondre à cette question:
- L' idéal n' existe pas. Nul n' est parfait.
- Vous ne devez pas attendre quelque chose d' une personne
- Ne cherchez pas, l' amour viendra en son temps, quand vous
vous y attendrez le moins
- En cas d' échecs successifs, remettez-vous en question
- Aimez vous vous-même pour pouvoir aimer l' autre.
- Si vous êtes en couple, cultivez votre amour pour l' autre ,
respectez le jardin secret de votre conjoint et continuez de
prendre soin de vous- même
Soyez le type de personne que vous souhaitez
rencontrer
dimanche 29 septembre 2013
Pourquoi ne puis-je connaitre d' amour durable ?
Cette question est souvent posée par des personnes qui
attendent désespérément quelqu'un qui les aime, qui les accepte telles
qu'elles sont et qui comblent leurs attentes.
Ces personnes demandent l' impossible.
Paradoxe: nul ne peut nous donner ce que nous sommes incapables de
nous donner nous-memes. Si nous nous aimons, si nous acceptons tels que
nous sommes dans l' instant présent et que nous subvenons à nos propres
besoins, nous ne sommes pas à l' affût d' un conjoint qui nous fasse tenir
debout. Nous tenons debout tout seul. Si nous ne tenons pas debout tout
seuls, nous serons attirés par des amours destructrices... et les personnes
qui ont besoin de s' appuyer sur quelqu'un se sentiront attirées par nous.
C' est un peu comme si nous étions des hommes-sandwiches, affublés de
pancartes invisibles à nos yeux, mais visibles aux yeux des autres; ces
pancartes attirent ceux qui portent les mêmes. Si nous possédons l' estime
de nous-memes, nous attirons ceux qui la possèdent également. Si nous ne
nous aimons pas nous-memes, nous attirons ceux qui ne s' aiment pas.
Les couples heureux sont composés de gens sains. Jamais l' amour ne
rendra sain des gens qui ne le sont pas.
Si vous attendez de quelqu'un qu'il vous materne et vous rende heureux,
les personnes que vous avez le plus de chance d' attirer sont celles qui
attendent la même chose de vous; les liens qui se tissent entre vous sont de
nature malsaine; vous serez tous les deux enfermés dans un cercle vicieux
destructeur, chacun essayant de faire satisfaire ses besoins par quelqu'un
qui est obsédé par la nécessité de faire satisfaire les siens. Bien souvent, la
seule issue est la séparation. Si vous ne prenez pas l' habitude, avant de
vous lier à un conjoint, de vous occuper de vous-même, il y a des chances
pour que vous répétiez indéfiniment la même triste expérience.
On ne nous a pas formé à l' amour. A de rares exceptions près, la
plupart des couples que nous voyons autour de nous fonctionnent de
manière bancale et détruisent généralement les personnes qui les
constituent. Nos films, nos émissions de télévision, notre musique et nos
contes de fées entretiennent en nous l' illusion; nous nous attendons à ce
que le conjoint idéal se présente tout à coup; nous en tomberons amoureux
et plus rien d' autre ne comptera. Ce fantasme ressemble à une drogue:
quelqu'un viendra nous arracher aux réalités de l' existence et tout ira
mieux. Si nous croyons à ces légendes fantaisistes, nous nous apercevrons
vite que cette brève euphorie se paie cher. Le naufrage d'un couple n' est
pas anodin, il est affectivement épuisant et étouffe l' âme. Toutes les
drogues, y compris les vaines amours, détruisent la personnalité. Elles
nous empêchent de nous épanouir et nous détournent de la vie. Nous y
gaspillons nos énergies, nous y éteignons notre créativité.Mieux vaut être
seul que mal accompagné
De surcroît, la solitude n' existe pas puisque nous avons toujours des
relations avec nous-memes.
Concentrez votre attention sur cette relation-là; le seul couple dont
vous avez la maîtrise, c' est celui que vous formez avec vous-même. C' est
le seul qui peut vous aider à changer, le seul qui puisse qui puisse vous
équilibrer et vous recentrer sur l' essentiel.
La seule bonne raison que l' on puise avoir pour former un couple avec
quelqu'un d' autre, c'est de vouloir se partager soi-même avec cette
personne.
Si vous nouez des relations amoureuses alors que vous vous sentez
indigne d' être aimé, comment pouvez vous attendre de l' autre plus que
ce que vous êtes capables de recevoir? C' est un peu comme si vous partiez
à la bataille sans arme, sans armure, sans entraînement et que vous vous
attendiez à la victoire. C' est impossible !
Vous valez plus que vos amours, et vos amours ne vous
procureront jamais davantage que ce que vous êtes disposé à vous
accorder à vous-même.
dimanche 1 septembre 2013
Qu' est-ce qu' un codépendant ?
Il y a de nombreuses années, je suis allée voir un psy suite à une
dépression. Après quelques séances , il m'a dit: " Ce n' est pas vous que
je devrais soigner mais votre conjoint". Sur le moment, cette réflexion
m' a surprise puis j' ai commencé à comprendre le sens de ces paroles.
Beaucoup plus tard, j' ai fait des recherches et je vous livre ici les résultats
de celles-ci et les causes et conséquences de la codépendance.
Le terme de codépendance a été créé par des éducateurs et des
médecins spécialisés dans la désintoxication des alcooliques et des drogués;
ils se sont aperçus que le conjoint d' un drogué est, lui aussi, malade à cause
de sa proximité excessive avec le drogué et son problème. La drogue des
codépendants, c' est leur rôle de tuteur; souvent, il leur est plus diffi-
-cile de quitter ce rôle qu'au drogué de se débarrasser de son habitude.
Une plaisanterie célèbre explique clairement ce qu'est la codépendance:
Sur son lit de mort, le codépendant voit en un éclair la vie de son conjoint
défiler sous ses yeux.
Une autre façon de comprendre ce concept est la suivante:
le codépendant s' occupe davantage des autres que de lui-même, il se
préoccupe davantage de subvenir aux besoins d' autrui ( tels qu'ils se les
imagine) qu'aux siens propres. A cette fin, il consacre beaucoup de temps
à se mettre à la place des autres pour se représenter ce dont ceux-ci ont
besoin, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent et ce qu'il faut faire pour les
changer. Toutes leurs énergies sont focalisées sur ce besoin de changer
l' autre. Le codépendant vit dans un monde illusoire projeté dans l' avenir.
"Si seulement mon Mari/ma femme cessait de faire ce qu'il fait, la vie serait
merveilleuse. Si seulement il changeait, alors je me sentirais bien."
Le malheur, c' est que même si le drogué se désintoxique, qu'il change
effectivement, la vie du codépendant reste toujours embourbée dans
son illusion; il est incapable de fonctionner convenablement sans les
comportements-stimuli qui lui donnaient une raison de vivre. Le
codépendant n' a en général pas la moindre idée de la façon dont il
peut se recentrer.
Ce qui est délicat, c' est que nous avons tous, peu ou prou, des tendances
à la codépendance. Nous aidons les autres, parfois à nos propres dépens.
Il est facile de se laisser emberlificoter dans les problèmes d' autrui; on
se sent bien quand on materne quelqu'un et qu'on l' aide à tenir debout.
La différence entre être codépendant et être attentif aux autres, ce n' est
qu' une question de degré. Il y a des moments où nous pouvons faire
passer les besoins des autres avant les nôtres, des moments ou nous
pouvons donner beaucoup de nous-memes. Mais il faut que ces périodes
soient brèves et que la situation ne devienne pas chronique. Il nous
faut savoir jusqu'où aller, et ne jamais perdre de vue la façon dont nous
pouvons prendre soin de nous-memes . Il nous faut rester conscient que
ce que nous faisons alors est un cadeau: nous le faisons pour nous-mêmes
et non pas pour changer autrui .
La seule exception à la règle , c' est quand nous devons nous occuper
d' un petit enfant. Nous nous occupons de lui parce qu'il y a droit. Les
enfants sont vulnérables et incapables de subvenir à leurs propres
besoins. Ils dépendent de nous, c' est une question de vie ou de mort.
Nous ne sommes pas codépendants quand nous prenons soin d' un bébé
ou d' un petit enfant. Nous courons cependant le risque de le devenir
quand l' enfant devient adolescent. Des parents avisées sentent quand
le moment est venu de se détacher et de laisser l' enfant se débrouiller
seul.
Si vous pensez etre codépendant, si vous estimez avoir, plus que la
moyenne, des tendances à la codépendance, vous ressentez sans doute
beaucoup de rancœur et de colère vis-à-vis de l' autre. Vous
vous sentez probablement obsédé par ce que vous vivez, et
incapable de vous détacherde votre inquiétude. Si vous constatez que
vous vous souciez davantage de la vie de l' autre que de la votre, faites
vous aider. Vous pouvez vous inscrire dans un groupe de soutien, lire
des livres sur la codépendance, dénicher un éducateur ou un psychologue
qui connaît la codépendance et entreprendrede vous détacher.
La seule façon de cesser d' être codépendant, c' est de commencer à
devenir indépendant. Entrainez-vous à focaliser sur vous-même toute l'
attention que vous aviez centrée sur l' autre. Occupez-vous de vous-même
en priorité. Laissez les autres prendre soin d' eux-mêmes . Si l' autre n' est
pas en mesure de s' occuper de lui-meme, dites lui de s'adresser à un
professionnel. Vous n' etes qu' un amateur dans le domaine de l' assistanat,
remettez votre démission. S' il le faut, laissez l' autre aller son chemin. Vous
n' êtes responsable ni de sa vie ni de son intoxication.
La seule Vie que vous puissiez Vivre, c' est la Votre.
jeudi 15 août 2013
Qu' est-ce qu' une relation harmonieuse ?
Une façon de représenter la nature des relations ( notamment
amoureuses ) entre les êtres humains consiste à imaginer une
ligne droite :
Narcissique --------------------- Saine--------------------- Codépendante
(toujours prendre) (toujours donner)
Une relation saine se situe vers le milieu de cette droite, avec une
marge de déplacement vers l' une ou l' autre des extrémités. Dans le
cadre de relations saines, nul n' atteint jamais aucune extrémité et
nul ne reste figé dans un état donné très longtemps. Nous savons
bien ce qu'est un individu narcissique: c' est un individu incapable de
donner quoi que ce soit, et qui attend des autres qu'ils lui donnent tout.
Il représente le comble de l' égocentrisme; en général, il n' a pas l'
intention de travailler, il préfère manipuler les autres pour que ceux-ci
travaillent à sa place. Le codépendant, c' est exactement le contraire:
ce concept, je le développerai dans le prochain article ( mais oui ! je me
suis déjà fixé de nouveaux objectifs ). Le graphisme vous montre que
les relations saines existent quelque part entre le trop donner et le
trop recevoir.
Des relations saines comportent également un respect et une
gentillesse mutuels, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de l' autre.
Respect et gentillesse sont probablement les deux qualités qui
comptent le plus pour qu'une relation soit durable. Ces qualités peuvent
être - et sont souvent- plus indispensables que l' amour lui-même. Si l'
amour est synonyme de respect et de gentillesse, alors, l' amour est
fondamental. Cependant, ce que nous appelons amour n' est en fait
trop souvent qu'un état de besoin aigu, etde surcroît, nous traitons souvent
"ceux que nous aimons" sans respect ni gentillesse. Si ce que nous appelons
amour n' est en vérité qu'un ensembled' exigences grimé aux apparences
de l' amour, cela ne risque pas de conduire à des relations saines.
Un couple équilibré se nourrit aussi de confiance, d' acceptation
, de communication, d' affection spontanée pour l' autre, et de bonne
volonté pour accepter, à l' occasion, de faire des compromis. Il faut reconnaître
l' autre en tant qu'entité en soi, avec ses propres besoins, ses propres valeurs
et ses propres choix. Il y a en chacun de nous des choses distinctes de
l' autre et distinctes de la relation amoureuse. Et cela est vrai également
pour l' autre conjoint .
Les époux heureux ne sont pas en permanence agglutinés l' un à l' autre.
Ils ne sont pas d' accord sur tout. Si c' était le cas, de telles unions
deviendraient rapidement étouffantes et ennuyeuses.
Une raison importante pour établir des relations est le défi que celles-ci
représentent pour nous permettre de croitre et ce nous développer.
Cette croissance et ce développement ne peuvent pas prendre place
dans un environnement angoissant ou menaçant. Par conséquent,
un couple équilibré fournit un environnement sain, stable et dynamisant
au coeur de ce monde de fous! C' est un havre au coeur duquel nous pouvons
être nous-mêmes sans fard. Nous y sommes autorisés à exprimer nos
sentiments, à commettre des erreurs, à nous livrer à des expériences,
à prendre des risques et à être chéris tendrement. Des relations saines
ne se contentent pas de produire soutien et pitance affective, elles
procurent également une stimulation voire quelquefois, un bon coup
de pied aux fesses.
Une des difficultés des couples d' aujourd'hui, c'est qu'ils n' ont pas
sous leurs yeux assez de modèles durables à imiter. Notre civilisation
( conforme au modèle occidental) nous a inculqué que les ingrédients
fondamentaux des relations amoureuses sont l' attirance sexuelle et le
soin névrotique de l' autre.
Ce même modèle activiste nous a appris que le but d' un couple, c' est
de faire satisfaire les besoins de chacun par son conjoint. La seule facon
d' échapper à cet endoctrinement, c' est de reconbaitre un fait
fondamental : le premier couple que l' on peut former- et le plus
important de tous - c' est celui que l' on forme avec soi-meme. Toutes
les autres relations amoureuses découlent de celle-là: il est impossible
d' avoir avec un autre une meilleure relation qu' avec soi-même.
Personne ne peut vous aimer de la façon dont vous voulez être
aimé; personne d' autre que vous ne peut subvenir à vos besoins.
dimanche 3 mars 2013
Pourquoi ai-je si peur de mes sentiments ?
Comme je l' ai déjà dit, on nous a appris à confondre nos sentiments avec l' expression de ces derniers. Nous pensons que nos sentiments sont synonymes des comportements qu'ils engendrent; par conséquent,
la colère consiste à hurler,la peur à trembler et la tristesse à pleurer. Pourtant , les sentiments sont une
chose et les comportements en sont une autre. Nous pouvons être en colère sans crier, avoir peur sans trembler et être triste sans pleurer.
On nous a appris à discipliner ce dont nous ne pouvons pas avoir la maîtrise On nous a éduqué à tenter
de maîtriser notre colère, notre peur, notre joie, etc. On nous a dit qu'il ne fallait pas se mettre en colère
dans certaines situations, que nous n' avions pas le droit d' être tristes sans nous montrer faibles. Que de
fois n' entend-on pas des parents dire à leurs enfants : " Ne sois pas triste ", " Tu n' a pas le droit de te
mettre en colère contre moi " ou arrête de t' exciter ". Ainsi, nous grandissons, convaincus de devoir,
d' une façon ou d' une autre, maîtriser nos sentiments, mais sans savoir comment le faire. Le plus facile
est donc de ne rien sentir du tout plutôt que de sentir quelque chose à des moments où il ne faudrait pas.
Et quand nous ne maîtrisons pas nos sentiments, nous en concevons des remords et nous nous punissons
d' avoir perdu le contrôle de nous-mêmes.
Il n' est pas étonnant dès lors que nous considérions nos sentiments comme des ennemis, et qu' ils nous fassent peur !
En réalité, il est vain d' essayer de maîtriser ses sentiments puisque ce n' est pas possible. Il faut au
contraire accepter ses sentiments sans peur et s' attacher à maîtriser la façon dont nous les
extériorisons .
C' est plus facile à dire qu'à faire , je vous l' accorde. Il y a toujours un petit décalage entre le
jaillissement du sentiment et l' action consciente.
Commencez par prendre conscience de ce décalage. Quand vous réagissez instantanément à vos
sentiment, vous avez souvent l' impression que ces derniers vous ont submergé. Comprenez qu'il
n' est pas nécessaire de réagir instantanément. Prenez le temps de décider ce que vous souhaitez véritablement exprimer
Admettez explicitement la survenue de votre sentiment en vous déclarant : " Je me sens ..." ( furieux,
triste, etc ) . puis demandez-vous : " Comment me faut-il faire? " Accordez-vous quelques secondes
puis demandez-vous: " Comment me sentirai-je après avoir fait cela ?" Si vous avez l' impression que
vous vous sentirez mal à l' aise après avoir adopté cette ligne de conduite, abstenez-vous; essayez autre chose. Si vous pensez que ça ira, allez-y. Dans le doute, ne faites rien; vous avez parfaitement le droit
d' etre dans l' incertitude. Si un tiers est concerné, dites lui ce que vous ressentez et que vous ne savez
que faire. Souvent, sa réaction vous éclairera. Entamez le dialogue sans exiger de votre interlocuteur une
réponse immédiate. Rappelez-vous qu'en admettant l' existence de vos sentiments, et en les acceptant,
vous cesserez d' en avoir peur. Tous vos sentiments, qu'ils vous plaisent ou non, sont normaux et
naturels. Ils font partie de vous, ils ne sont ni bons ni mauvais, ni justes ni faux. Les sentiments sont
ce qui nous distingue des robots.
N' ayez pas peur de votre nature humaine, et vous cesserez de craindre vos émotions.
mercredi 28 novembre 2012
Que puis-je pour mon enfant intérieur ? ( Suite )
Après cette petite pause, revenons à "nos moutons " ou plutôt à notre enfant intérieur .
Nous avons vu qu'il fallait reconnaître et accepter notre enfant intérieur. Mais cela ne suffit pas.
Pour que notre enfant intérieur guérisse, il a besoin d' amour et, comme vous êtes la seule personne qui compte à ses yeux, c' est vous qui devez lui prodiguer. Ce petit monstre tapi au fond de vous-même, qui ne vous donne que des problèmes qui vous fait des scènes et vous ridiculise aux pires moments, qui vous donne l' impression d'être impuissant, faible et immature, il faut que vous appreniez à l'aimer; pour cela renoncez à toute acrimonie à son égard, cessez de le critiquer et de le punir. Acceptez le, accordez lui votre attention chaque fois que c' est nécessaire. Donnez lui ce qu' il veut quand il veut, et non pas quand cela vous arrange; prenez conscience qu'il vous en veut mais que cette rancoeur disparaîtra un jour . Admettez que ce n' est pas de votre faute s' il souffre. Ce n' est pas vous qui l' avez fait souffrir au départ, et vous ne pouviez rien faire pour lui jusqu'à présent . Abstenez vous de vous traiter avec dureté sinon il croira que vous êtes dur avec lui . Comme vous le savez, tous les enfants se culpabilisent de la souffrance qu'ils voient autour d' eux; ils croient que c' est de leur faute; ils se sentent responsables. Ils font de leur mieux pour que la situation s' améliore et, si ce n' est pas le cas, ils s' en font le reproche.Votre enfant intérieur croira que c' est de sa faute si vous devenez un papa (ou une maman) déçu ou que vous baissiez les bras.
Reprenez son éducation à zéro mais sans lui céder. Quand il vous fait son numéro, vous pouvez l' aider à se maîtriser en faisant preuve d' un amour structuré et d' une discipline douce mais ferme . Vous pouvez apprendre la patience à votre enfant intérieur. Si vous sentez qu'il exige votre attention et que les circonstances vous interdisent de tout laisser en plan pour vous occuper de lui, dites lui : "Je t' entends, je vais m' occuper de toi bientôt. Laisse moi faire ce que j' ai à faire, puis nous verrons ça ensemble." Ce faisant, vous entendez le message qu'il vous envoie, vous n' ignorez pas sa présence; cela aide l' enfant intérieur à savoir que vous avez les choses en main et que vous allez vous occuper de lui dès que possible.
Naturellement, il est vital que vous teniez parole, faute de quoi il ne vous croira pas la fois suivante. Soyez ferme et plein d' amour. L' enfant intérieur a besoin de discipline et d' autorité.
Pour aimer votre enfant intérieur,le plus simple est d' appliquer vous-même tout ce que vous avez appris à faire pour vous aimer vous-même. Autrement dit, traitez le de la même façon que vous vous êtes traité pour pratiquer l' estime de vous-même. Vous apprendrez à vous aimer vous-même et à aimer votre enfant intérieur en même temps. Aimer votre enfant intérieur vous permettra de vous aimer vous-même. Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas aimer votre enfant intérieur, cela vous interdira l' accès à l' estime de vous-même. L' enfant intérieur mal aimé gardera les clés du grenier ( rappelez-vous le début de l' article )et vous en interdira l' accès et vous serez en guerre avec vous-même.
Une fois que vous décidez d' aimer votre enfant intérieur, que va -t-il se passer ? Plusieurs choses plus merveilleuses les unes que les autres. Votre enfant intérieur se sentira protégé, en sécurité : il cessera de se montrer coléreux et exigeant. Il cessera de gérer votre réserve d' émotions, c' est vous qui aurez la clé du grenier. Vous cesserez d' essuyer les sorties inattendues de votre enfant et vous maîtriserez en profondeur votre comportement.
L' emprise de votre enfant intérieur sur vous-même se relâchera et vous pourrez enfin vous comporter en adulte.
Votre enfant intérieur deviendra ce qu' il est vraiment, juste un tout petit enfant au creux de vous; quant à vous , vous deviendrez plus adulte, plus aimant et plus maître de vos moyens.
Votre enfant intérieur apprendra que, quand il requiert votre attention, il n' a pas besoin de faire des caprices; il lui suffit de demander, et vous vous occupez de lui. Il ne faut pas grand-chose aux petits enfants pour être comblés . Et votre enfant intérieur, heureux et choyé, vous permettra aussi d' être vous-même heureux et choyé, et parfois plus rieur et spontané. Il est extrêmement difficile pour un adulte de donner le meilleur de lui-même alors que dans le même temps il doit faire taire un galopin de deux ans qui trépigne en lui.
Pensez plutôt à toute la joie et à l' amour que vous inspire cet enfant, lorsqu'il est rayonnant et vous sourit avec amour. Votre enfant intérieur mérite, tout comme vous, d' être aimé. Apprenez à vous aimer tous les deux. La seule chose que avez à y perdre, c' est la souffrance de votre passé .
Bonne fin de journée ! N' hésitez pas à me laisser vos questions ou vos commentaires . N' oubliez pas : vous n' êtes pas seul .
Que puis-je faire pour mon enfant intérieur ?
Je dois commencer par en admettre l' existence, ensuite reconnaître qu'il souffre, même si je ne comprends pas toutes ses souffrances. j' ai mis longtemps à comprendre ce concept qui me parait évident aujourd'hui et je dois avouer que même la psychothérapie ne m' a pas apporté de solution . J' ai trouvé quelques éléments de réponse au travers de mes lectures et j' ai décidé , une fois le problème clairement défini de creuser un peu plus et de vous faire partager mes éléments de réponses. Chacun selon sa personnalité réagit différemment mais nous avons tous des des traits de caractère en commun . Nous avons tous un enfant en nous et si mon enfant intérieur est en souffrance, je dois me souvenir de ce que ressent un enfant quand il est plongé dans la douleur. Je dois permettre à mon enfant intérieur de se mettre en colère contre moi. Il faut aussi que je sache que ma personnalité ne se limite pas à celle de mon enfant intérieur, et que je suis le seul à pouvoir m' occuper de cet enfant.
A quoi reconnaîtrez vous votre enfant intérieur ? Il peut être utile pour vous y aider que vous feuilletiez vos albums de famille, si vous en avez, et que vous y trouviez une photo de vous âgé de moins de cinq ans. Décollez-là, mettez là en évidence dans un endroit où vous aurez l' occasion de la voir souvent. Si possible, portez-la sur vous, et regardez la plusieurs fois par jour. Familiarisez-vous avec la physionomie de votre enfant intérieur.Il n' est pas facile de nier ou d' ignorer quelqu'un que l' on voit tous les jours.
Essayez de vous remémorer ce que vivait vraiment cet enfant. Replongez-vous dans les sentiments qu'il éprouvait pendant son enfance. Remémorez-vous le passé avec les yeux de l' enfant. Souvenez-vous que vous n' êtes plus cet enfant, et que vous ne risquez pas de vous retrouver prisonnier du passé comme l' est l' enfant intérieur. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit pour cet enfant, il faut le connaitre le mieux possible.
La prochaine fois que vous réagirez de façon disproportionnée à un évènement quelconque ou que vous vous sentirez impuissant ou dépassé dans une situation donnée, ce sera le signal : l' enfant intérieur essaie de rentrer en communication. Il tente d' attirer votre attention en se servant d' émotions violentes. Ne vous mettez pas en colère contre vous-même (c' est-à-dire contre votre enfant intérieur) quand vous éprouvez ces émotions incontrôlables Votre colère ne peut qu'ajouter aux souffrances de l' enfant intérieur, et c' est précisément à la souffrance qu'il réagit le plus fort.
Reconnaissez alors que votre enfant intérieur souffre, même si vous ne comprenez pas toutes ses souffrances.Votre enfant intérieur est furieux, triste, effrayé ou tout cela à la fois , et beaucoup de ses sentiments sont dirigés contre vous. L' enfant sait que vous êtes la seule personne qui puisse l' aider, il est triste et furieux que vous persistiez à l' ignorer. Il est terrifié à l' idée que vous ne viendra pas à son secours, que vous ne l' aimerez jamais de la façon dont il en ressent le besoin. Souvenez vous du fait que votre enfant intérieur n' est qu'un petit enfant dépourvu d' expériences, de compétences et ressources que vous avez acquises, et ce petit enfant porte des souffrances bien trop lourdes pour son age.
Prenez vos distances vis à vis de votre enfant intérieur. C' est vous l' adulte, le papa ou la maman et vous avez tout ce qu'il faut pour "materner" l' enfant. N' ayez pas peur de lui. Rappelez-vous : il n' a de pouvoir sur vous que dans la mesure où vous l' ignorez, où vous niez son existence. Or, il n' en demande pas plus que les autres enfants : il a besoin d' amour, de protection et de sécurité. Vous et vous seul pouvez lui fournir ce dont il a besoin. Si cela vous pose un problème, c' est peut-être le moment de demander de l' aide ...
N' hésitez pas à me poser vos questions !
Vous pouvez commencer à apprendre par l' observation; si vous avez des enfants et que vous les élevez de façon plus ou moins correcte ( personne n' est parfait ), observez la façon dont vous vous y prenez avec eux.
Si vous n' avez pas d' enfant, regardez faire ceux qui en ont. Que font-ils quand un enfant se fait mal? Quand il a besoin d' être rassuré ? Quand il fait un caprice ? Que disent-ils pour calmer l' enfant ? Comment lui expriment-ils leur amour ?
Commencez à parler à votre enfant. Dites lui par exemple: "Je suis là. Je t' écoute. Je sais que ça ne va pas. Je veux t' aider. Tu n' as pas à t' en faire, je m' occupe de toi. Je ne suis pas en colère contre toi, je comprends. Je t' aime."
Ne vous attendez pas à ce que l' enfant vous accorde sa confiance d' entrée de jeu, voilà bien longtemps qu'il attend : il va vous mettre à l' épreuve avant de s' abandonner. Cette mise à l' épreuve peut correspondre à une aggravation des symptômes qui vous déplaisent. Peut-être, vos émotions vont-elles vous trahir plus souvent que naguère; peut- être croirez vous que votre enfant intérieur n' existe pas car il est complètement prostré, passif et recroquevillé sur lui-même. Continuez à lui prodiguer douceur et attention, il commencera à vous prêter l' oreille. Soyez disposé à vous comporter comme le papa ou la maman "modèle" qu'il a toujours désiré mais jamais obtenu. Même si vous avez eu des parents modèles qui vous ont comblé d' attention et d' amour sans faillir, peut-être que votre enfant intérieur trouve t-il encore quelque chose à redire à votre comportement.
Mais vous avez un avantage sur vos vrais parents du fait que votre enfant intérieur fait partie de vous, vous saurez exactement quels sont ses besoins, quand ou comment les satisfaire. Vous êtes le papa (ou la maman)
idéal pour votre enfant intérieur et celui-ci est le seul pou qui vous puissiez être le parent idéal. La perfection n' existe pas dans les relations humaines, mais vos relations avec votre enfant intérieur peuvent approcher la perfection.
Et bien, je vais faire une petite pause avant de continuer ... Je vous conseille d' en faire une également pour "digérer" toutes ces informations ( sourire ...).
mardi 27 novembre 2012
Qui est notre enfant intérieur ?
Ce concept est très important .
Affectivement, on ne devient jamais "adulte" Nos sentiments ne mûrissent pas. La colère ou la peine d' un enfant de deux ans sont les mêmes que celles d' un adulte. la façon dont nous exprimons nos sentiments peut être mure ou immature, mais les émotions elles-mêmes ne sont pas affectées par le temps.
On peut se représenter l' enfant intérieur comme le magasinier d' un grenier qui contient nos émotions, un magasinier que nous n' avons pas choisi nous-mêmes. C' est lui qui règne sur nos émotions et sur nos besoins tant que nous ne reconnaissons pas les premières ni ne satisfaisons pas les seconds. L' enfant intérieur ne remet pas les clés du grenier à l' adulte que nous sommes tant qu'il ne se sent pas " materné " . Et quel est le contenu de ce grenier régenté par l' enfant intérieur? Toute la souffrance, tous les rejets, toute la solitude, tous les abandons et toutes les peurs de notre vie. Chacune de nos souffrances est soigneusement stockée par l' enfant intérieur.
Comment apprenons nous l' existence de celui-ci ? Au fait que nous réagissons de façon démesurée à certains évènements, chaque fois que notre réaction est disproportionnée, on peut être certain que c' est l' enfant intérieur qui fait son numéro comme un bébé qui fait un caprice. Chaque fois que nous nous sentons dépassés ou sans ressource, c' est l' enfant intérieur qui a pris en main notre comportement. Chaque fois que nos besoins guident aveuglément notre conduite, c' est que l' enfant intérieur exige que l' on s' occupe de lui. Chaque fois que nous nous sentons démunis, désespérés ou complètement accablés, chaque fois que nos sentiments sont inadaptées à la situation réelle, c' est l' enfant intérieur qui hurle son besoin d' attention.
Tout le monde abrite t-il un enfant intérieur en soi ? Oui. Tous autant que nous sommes, nous avons jadis perçu le monde par les yeux d' un enfant. Et nous avons tous quelques souvenirs de ces perceptions. L' enfant en nous se souvient de son impuissance, de son incapacité à maîtriser le cours des choses.
Cet enfant garde en mémoire d' innombrables injustices; il sait par expérience personnelle, combien il est difficile de s' y retrouver dans ce monde incompréhensible.
L' enfant intérieur connait les solutions à court terme : il sait crier, pleurer et exiger de l' attention ou au contraire devenir passif, se recroqueviller sur lui-même et attendre que l' on vienne à son secours. Si les secours n' arrivent pas, c' est le désespoir. L' enfant intérieur, qu' il réagisse trop ou pas assez, sait qu' il n' a pas la maîtrise de ce qui va arriver. Un enfant intérieur en bonne santé a la certitude que l' on répondra tôt ou tard à ses besoins, et il est capable de patienter avant d' obtenir satisfaction; nombre d' entre nous, hélas, n'ont pas un enfant intérieur en bonne santé .
Et je suis la première à le reconnaître : J ' ai mis longtemps à prendre conscience que la plupart de mes problèmes venaient du fait que je ne comprenais pas ce concept.
La plupart d' entre nous sommes conscients du fait que notre personnalité comporte un certains nombre de facettes correspondants à autant de rôles : l' adulte, l' enfant, le papa ou la maman, le professionnel, etc.
En tant qu' adultes, nous avons tendance à n' apprécier que notre coté mature, et nous nions ou ignorons notre coté puéril surtout quand les réactions de notre enfant intérieur nous font honte.
Qui n' a pas entendu cette phrase : " Ne fais pas l' enfant ",ou "agis en homme ", ou encore "prends tes responsabilités" . En fait toute notre éducation repose sur le fait que nous devons nous comporter en adultes et réprimer l' enfant qui vit en nous.
Nous parvenons assez bien à inhiber le coté négatif de l' enfant, capricieux et excessif, mais ce faisant, nous inhibons aussi son coté positif, spontané, gai, joueur. De plus, notre enfant intérieur ne se laissera étouffer que momentanément . Il ressurgiras plus fort que jamais au moment où on ne l' attendra pas, et se comportera souvent de manière choquante. C' est un peu comme s'il prenait sa revanche du fait qu'on ne lui a pas accordé l' attention dont il a besoin. C' est ainsi que la plupart d' entre nous engageons un véritable bras de fer avec leur enfant intérieur, sans comprendre cette évidence : l' enfant intérieur règne sans partage sur nos émotions tandis que nous nous acharnons à maîtriser notre pensée logique. Or, nous savons bien, par
expérience, que les émotions ont toujours le dernier mot sur la logique. Si nous ne reconnaissons pas l' existence de notre enfant intérieur, nous nous exposons à de multiples problèmes de personnalité. Alors reconnaissons que notre enfant intérieur fait partie de nous , qu' il peut souffrir de notre non reconnaissance et apprenons à l' aimer.
C' est là tout le "secret " d' un bon équilibre psychologique.
dimanche 25 novembre 2012
Comment puis-je apprendre à me détacher ?
Les questions précédentes ont souligné l' importance du détachement; Détachement de l' insécurité, du remords, de l' angoisse, de la perfection, de la justice, des illusions, des défenses... Cela en fait des choses à abandonner; si nous parvenons à nous débarrasser de tout cela, que nous reste-t-il ?
Il est important d' observer que tous les éléments de cette liste sont relatifs au moi faible, c' est à dire aux sentiments de valorisation que nous attendons de facteurs externes. Ils nous servent à nous protéger de nous-mêmes; ils nous fournissent des prétextes pour excuser nos comportements trop humains ou rejeter la responsabilité de nos erreurs. Ils nous aident à nous justifier, ils nous empêchent de nous assumer et de nous changer.
Quand nous nous détachons du besoin d' être ce que nous ne pouvons pas être - c' est à dire parfaits - nous découvrons que ce qui nous reste, c' est notre nature humaine dans sa splendide simplicité, notre bon fond, et notre confiance en nous mêmes Il ne nous reste que le coeur de notre personnalité, objectif et responsable. Il nous reste aussi la conscience que nous commettons des erreurs, et éprouvons des souffrances bien souvent sans savoir pourquoi. Qu'y a t' il de mal à cela ?
La meilleure façon de se détacher de quelque chose, c' est de le faire avec amour. Abstenons nous de haïr et de combattre ce dont nous avons envie de nous débarrasser. Bien au contraire, reconnaissons pleinement que notre passé, nos remords, nos défenses et nos illusions ont été de bons serviteurs qui nous ont été amenés à être ce que nous sommes, ils ont été utiles puisque nous avons survécu. Ce sont des outils, défectueux peut-être mais des outils quand même : ils nous ont façonnés. Il nous faut à présent des outils neufs et plus performants pour devenir meilleurs. Avant de nous détacher, avant de jeter ces vieux outils, accordons leur le respect qu'ils méritent.
Il est plus facile de se défaire d' une chose que que nous trouvons inutile que d' une autre que nous détestons ou qui nous rend fou de rage. Quand nous haïssons une chose et que nous essayons de nous en débarrasser par la force, elle tend à nous coller à la peau. Quand au contraire, nous nous en détachons avec amour et sans en nier la valeur, elle nous quitte de façon presque naturelle. Un bon exemple de ce processus, c' est une relation amoureuse dont nous nous détachons parce que nous avons mûri nous parvenons facilement à nous remémorer les bons moments de cette liaison, nous reconnaissons tout ce qu'elle nous a appris. Dans ce cas, il est facile d' y mettre fin et nous nous sentons à l' aise vis-à-vis de nous-mêmes. A contrario, si nous ne pouvons détacher notre attention de la haine et des dissensions associées à cette liaison, celle-ci continue à exercer sur nous une influence dégradante : nous ne sommes pas libres et nous ne nous sentons pas à l' aise vis-à-vis de nous-mêmes.
Honorons les choses dont nous souhaitons nous débarrasser. Examinons les une par une et souvenons nous de l' utilité qu'elles ont eu pour nous. Reconnaissons leur le mérite de nous avoir fait faire un bout de chemin. Disons nous que, maintenant, nous nous sentons assez forts et responsables, que nos besoins ont changé.
A chaque étape de notre développement, nous devons nous détacher et aller de l' avant. Tant que l' on a besoin d' une béquille, c' est bien d' en avoir une à portée de la main; mais quand elle devient inutile, nous pouvons la ranger en douceur. Plus nous développons notre estime de nous-mêmes, plus nous pouvons mettre les béquilles au placard. Une béquille inutile est une gêne Le détachement est un processus, il prend du temps; il est d' autant plus facile qu'on le pratique avec amour.
lundi 19 novembre 2012
S' aimer , par où commencer ?
On tombe amoureux de soi un peu de la même façon que l' on tombe amoureux d' une autre personne.
D' abord, on commence par se remarquer; puis on prête attention aux petites choses que l' on fait : ce que l' on dit, la façon dont on le dit, la façon dont on est dans son corps , dont on rit, les choses que l' on aime et que l' on aime pas,etc. On s' accepte soi-même de la même façon que l' on accepte quelqu'un d' autre. On se pardonne ses erreurs, on se complimente pour ses succès, on est gentil pour soi, on se montre indulgent quand on se prend les pieds dans le tapis . On prend en compte ses réussites, on s' en accorde le mérite. On se décerne des compliments et l' on se chuchote à l' oreille des gentillesses que l' on dirait à la personne dont on est amoureux.
On se consacre le temps dont on a besoin, on se console quand on souffre. On se sourit dans le miroir et on se dit chaque jour: " Je t' aime. " Cela risque de sembler un peu bizarre au début; que cela ne vous empêche
pas de le faire !
Vous vous souvenez de la première fois où vous avez dit à une personne que vous l' aimiez? Vous n' en meniez pas large : vous aviez peur de vous faire rejeter, ou d' avoir à trop vous engager . C' est bien ce qui se passe en général la première fois que l' on se regarde dans le miroir pour se dire : " Je t' aime. " .
Essayez et acceptez ce qui se passe alors. Comme dans une relation amoureuse, cela prend quelque temps avant d' y croire vraiment. Si vous persistez à la dire et à le redire un nombre suffisant de fois, vous finirez par vous en convaincre.
Mais les mots que l' on dit, à soi-même comme à un tiers ne suffisent pas . Il faut aussi adopter un comportement amoureux, et s' y tenir. Une personne ne croira jamais que vous l' aimez si vous vous contentez de le lui dire tout en persistant à l' ignorer, à l' injurier ou à la maltraiter; tout au moins aucune personne de bon sens ne croira qu'on l' aime dans ces conditions; de même vous ne vous convaincrez jamais que vous vous aimez vous-même tant que votre comportement ne se calquera pas sur vos parles.
Il est important de se dire " je t' aime " car on a besoin d' entendre ces mots-là; mais il est important de se comporter avec amour vis à vis de soi-même dans la, plupart des circonstances ( la plupart mais non pas toutes car nous ne sommes pas parfaits, et nous l' oublions parfois). A propos, il faut distinguer "Je t' aime bien" et "Je t' aime" tout court. Si vous avez jamais connu l' expérience d' un amour non partagé, vous comprendrez cette nuance : elle est de taille. L' estime de soi équivaut à s' aimer soi-même , quitte à ne pas toujours bien aimer l' ensemble de ses comportements.
Quand on dit aux gens de se regarder dans le miroir et de se dire " je t' aime" puis de se comporter avec amour vis-à-vis d' eux-mêmes , la plupart se sentent complètement déprimés car ils ne se sentent ni aimés ni aimants. Si c' est effectivement ce qui vous arrive et c' est bien normal les premières fois, ne renoncez pas. La sensation d' amour est une conséquence du comportement d' amour. Un beau jour vous vous regarderez dans le miroir et vous vous sentirez aimé. Souvenez vous qu'aimer est un verbe actif, il décrit une action. S' aimer soi-même est quelque chose que l' on fait et quand on le fait suffisamment, on en ressent la conséquence. Nous sommes maîtres de nos comportements, pas de nos sentiments.
Vous pouvez dons prendre soin de vous-même tout comme vous pouvez prendre soin d' un tiers. D' abord, demandez vous ce que vous voulez; si vous ne le savez pas, demandez vous ce dont vous avez besoin. Si la réponse est réaliste et envisageable, accordez vous la; dans le cas contraire, trouvez un ersatz réaliste et envisageable et accordez vous le. Donnez vous toujours quelque chose. Rappelez vous votre enfance quand vous aviez envie de quelque chose d' inaccessible, comme vous aviez vite fait de vous contenter d' une solution de remplacement ! Mais si vous n' aviez rien du tout en échange, comme vous vous sentiez trompé et mal-aimé.! Soyez donnez vous généreusement à vous-même. Conduisez vous comme si vous vous aimiez; et l' amour ne tardera pas à venir.
mercredi 10 octobre 2012
Un petit conseil d' amie
Comment faire pour être positif ?
Soyez le positif et tout le positif viendra à vous.
Prenez conscience que vous réagissez actuellement comme un thermomètre :
Votre température varie de la plus basse à la plus élevée ..Celle -ci dépendant de
votre état de santé
Votre température varie de la plus basse à la plus élevée ..Celle -ci dépendant de
votre état de santé
Maintenant pensez que vous êtes déjà le thermomètre. Tout ce qu’il faut que
vous réalisiez c’est que ce n’est pas le temps extérieur qui influence la température
sur le thermomètre, c’est la qualité de vos pensées !
vous réalisiez c’est que ce n’est pas le temps extérieur qui influence la température
sur le thermomètre, c’est la qualité de vos pensées !
Décidez dès aujourd’hui non pas de ne plus penser négativement, mais de
simplement observer la manière dont vous pensez. Prenez conscience
de la négativité de vos paroles (ne pas, ne plus, ne jamais, impossible,
je n'y arriverai pas, j’ai peur…), observez lorsque vous vous énervez pour rien
(ça m’énerve qu'un tel réagisse comme cela, qu'on me traite ainsi, que personne
ne me respecte…), réfléchissez quand vous vous dites à vous- même que vous
n’êtes pas assez ceci ou pas assez cela !
simplement observer la manière dont vous pensez. Prenez conscience
de la négativité de vos paroles (ne pas, ne plus, ne jamais, impossible,
je n'y arriverai pas, j’ai peur…), observez lorsque vous vous énervez pour rien
(ça m’énerve qu'un tel réagisse comme cela, qu'on me traite ainsi, que personne
ne me respecte…), réfléchissez quand vous vous dites à vous- même que vous
n’êtes pas assez ceci ou pas assez cela !
Rendez vous compte que c’est juste une pensée négative et que ça ne vous sert
pas, au contraire cela fait basculer votre thermomètre en négatif et donc tout
votre environnement extérieur devient négatif. Votre vie devient alors un enfer et vous
pouvez devenir agressif, dépressif, alcoolique, drogué, stressé, angoissé,
violent, très émotionnel, renfermé, suicidaire…
pas, au contraire cela fait basculer votre thermomètre en négatif et donc tout
votre environnement extérieur devient négatif. Votre vie devient alors un enfer et vous
pouvez devenir agressif, dépressif, alcoolique, drogué, stressé, angoissé,
violent, très émotionnel, renfermé, suicidaire…
Tout, absolument tous vos problèmes ne sont qu’une simple pensée négative !
Relisez ceci plusieurs fois :
Relisez ceci plusieurs fois :
Tout, absolument tous vos problèmes ne sont qu’une simple pensée négative !
Autrement dit, RIEN DE TOUT CELA N’EST VRAI !
Ce n’est que pure création de votre imagination. Il n’y a pas de problème !
Il n’y a aucun problème, absolument aucun problème.
Focalisez vous sur le positif pour repasser en mode positif.
Remerciez déjà pour tout ce que vous avez, faites la liste de tout ce que vous
avez déjà accompli.
Arrêtez d’être si dur avec vous même ! Vous êtes une personne merveilleuse
et au grand cœur. Simplement, personne ne vous a jamais dit cela : vous vous faites
du mal, VOUS- MEME !
Vous pensez simplement négativement ! C’est tout ! Rien de plus, rien de moins.
Faites réentrer la lumière dans votre vie, ouvrez votre coeur et aimez vous
vous- même ! Vous êtes incroyablement capable de faire des miracles
vous avez tout ce qu’il vous faut pour réaliser vos rêves,
vous avez simplement oublié.
Vous vous identifiez à l’environnement extérieur pour vous rendre heureux.
Attention, c’est l’inverse qu’il faut faire. Il faut partir de l’intérieur (esprit, corps, âme)
pour contrôler absolument TOUT votre environnement extérieur (job, voiture, maison,
relations, amis, argent…).
ET NON PAS L’INVERSE.
Attention, c’est l’inverse qu’il faut faire. Il faut partir de l’intérieur (esprit, corps, âme)
pour contrôler absolument TOUT votre environnement extérieur (job, voiture, maison,
relations, amis, argent…).
ET NON PAS L’INVERSE.
Si j' écris cet article aujourd' hui , c' est pour vous aider non pas avec des
techniques mais pour vous inviter à une prise de conscience et des idées qui ont
fait leurs preuves mais que seuls vous êtes en mesure de mettre en pratique.
Je suis là pour vous . Je vous donne les clés de la porte du bonheur au travers
de ce blog et de mes propres réflexions .
techniques mais pour vous inviter à une prise de conscience et des idées qui ont
fait leurs preuves mais que seuls vous êtes en mesure de mettre en pratique.
Je suis là pour vous . Je vous donne les clés de la porte du bonheur au travers
de ce blog et de mes propres réflexions .
Voulez vous ouvrir cette porte avec moi ?
Amicalement votre
Edwige
samedi 25 août 2012
Qu 'est ce que l' estime de soi ?
L’ESTIME
DE SOI, C’EST...
Être en bonne santé
mentale, c'est la connaissance de soi. La connaissance de ses forces,
de ses faiblesses, de ses difficultés, de ses limites, de ses
besoins, ayant pour effet une image de soi en rapport avec la
réalité.
Si
vous avez une image positive de vous-même, vous pourrez enrichir
votre vie. Les gens heureux sont agréables à côtoyer. Lorsque nous
sommes bien dans notre peau, les relations que nous entretenons
avec les
gens
sont plus satisfaisantes et nous sommes davantage capable de faire
face aux exigences de la vie. En d'autres mots, nous sommes plus
heureux.
DÉFINITION
DE L'ESTIME DE SOI
L'estime
de soi est une attitude intérieure qui consiste à se dire qu’on a
de la valeur, qu'on est unique et important. C'est se connaître et
s'aimer comme on est avec ses qualités et ses limites. C'est
s'apprécier et s'accepter comme on est.
COMMENT
SE CONSTRUIT L'ESTIME DE SOI ?
Chaque
personne est un être social qui se développe au contact des autres.
La perception qu'il a de lui-même se forge dès ses premières
années de vie. Enfant, ce que ses parents, ses amis diront, les
façons dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa
perception de lui-même, son estime de soi. Adolescent, son
environnement et l'image qu'il aura de lui-même nourriront également
son estime, son sentiment d'avoir une valeur ou non ... Rendu à
l'âge adulte, l'environnement joue encore un rôle important dans
l'estime de soi en plus des événements du passé (succès, erreurs,
échecs, etc.).
Cependant,
la vraie estime de soi est fondée sur l'opinion que nous avons de
nous-mêmes et de ce que nous avons fait. Notre talent, notre beauté,
notre fortune, etc. n'ont rien à voir avec notre valeur. L'estime de
soi c'est notre acceptation et appréciation de nous même tels que
nous sommes.
L'ATTITUDE
INTÉRIEURE
La
personne qui a peu d'estime d'elle-même est dépourvue de valeur.
Souvent, elle aura de la difficulté à réussir quoi que ce soit.
Constamment, elle se fait des reproches intérieurs. Elle se dit
incapable d'accomplir telle tâche et se sent inférieure aux autres,
souvent elle se déprécie sans même s'en rendre compte ! Elle
s'évalue d'après
son
passé, d'après les critiques des autres. Son impression de ne rien
valoir vient avant tout de son dialogue intérieur qui est souvent
exclusivement négatif.
La
façon dont nous pensons joue un rôle déterminant sur notre estime
de nous-mêmes. Nous sommes ce que nous pensons ! Si notre discours
intérieur face à notre valeur est négatif, notre estime de
nous-mêmes sera faible ... ou inexistante.
L'estime
de soi étant une attitude intérieure, il est important de nous
connaître, de nous aimer tels que nous sommes. Apprendre à
s'accepter, à s'apprécier, connaître ses goûts, ses besoins, ses
capacités et ses limites nous aide à augmenter notre estime de
nous-mêmes. Afin d'augmenter notre estime, il nous faut
changerd'attitude, avoir une vision de la vie et de nous-mêmes qui
soit positive et réaliste.
ATTITUDE
POSITIVE ET ESTIME DE SOI
En
développant une attitude, une pensée positive par rapport à
nous-mêmes, nous augmentons notre estime.
Un
moyen facile est d'apprendre à se faire plaisir. Se gâter ! Le
plaisir est une source de bien-être physique, émotif et spirituel.
C'est une émotion positive, une sensation d'être bien vivant,
d'être bien dans son corps, bien dans sa peau, bien dans son être
profond.
Pour
plusieurs personnes, dire qu'il est important de se gâter, de se
faire plaisir peut sembler égoïste ; il faut apprendre à changer
cette perception négative et cela se fait à tout âge.
Se
faire plaisir est le début d'une attitude positive face à soi-même.
Lorsque nous nous faisons plaisir, nous avons une attitude positive
envers nous-mêmes, nous reconnaissons notre valeur.
Apprendre
à reconnaître nos bons côtés, tenir compte de notre bonne
volonté, découvrir les aspects qui sont intéressants en nous et
être capable d'identifier ce que nous aimons, augmentent notre
estime. La reconnaissance de notre propre valeur, voilà un bon début
afin d'augmenter notre estime de nous-mêmes.
Nous
avons tous une valeur, non pas seulement pour ce que nous avons fait
mais pour ce que nous sommes actuellement. C'est pourquoi la
connaissance de nos forces et de nos limites est essentielle pour le
développement de l'estime de soi. Lorsqu'on se connaît bien, on a
davantage confiance en soi et on s'affirme plus facilement
QUE
PERMET L'ESTIME DE SOI ?
Le
développement de notre estime de soi permet un sentiment de
mieux-être face à nous-mêmes. L'estime desoi augmente notre
sentiment de valeur et d'utilité.
Elle
nous facilite les relations avec autrui, il est plus facile d'entrer
en contact avec les gens.
Elle
nous permet une plus grande sécurité émotionnelle, c'est-à-dire
l'acceptation de nous-mêmes, une plus grande tolérance à la vie,
aux frustrations.
Elle
nous donne une perception plus réaliste de nos aptitudes, de nos
qualités.
Elle
nous permet une plus grande connaissance de nous-mêmes, un plus
grand sens de l'humour et la capacité de rire de nous-mêmes, de ce
qui nous appartient.
Une
bonne estime de soi offre une meilleure perception de la vie en
général.
Certaines
personnes se traitent comme si elles étaient leur propre ennemi ! Il
est important d'apprendre plutôt à se traiter comme on traite son
meilleur ami et cela commence par la reconnaissance de sa propre
valeur. Vous y gagnerez, les autres aussi !
MAIS
COMMENT AUGMENTER L'ESTIME DE SOI ?
Il
n'existe pas de formule magique prête à emporter ou efficace
instantanément. C'est plutôt un apprentissage quotidien, qui part
de nous, de notre attitude face à nous-mêmes, face à la vie. Nous
retenons les suggestions suivantes :
-
Évitez de ruminer vos défauts, vos faiblesses et vos erreurs. Ce
sont des pensées qui empoisonnent votre vie et détruisent votre
estime de vous-mêmes.
-
N'ayez pas de préjugés défavorables envers vous-mêmes. Il ne faut
pas se dénigrer.
-
Gardez l'esprit ouvert.
-
Évitez de transformer chaque erreur en défaut.
-
Tenez compte de vos bonnes actins, des choses dont vous êtes
satisfait.
-
Mettez en évidence les qualités que vous avez utilisées des
dizaines de fois au lieu d'accorder de l'importance aux erreurs.
-
Soyez attentifs à vos propres désirs.
-
Exprimez vos besoins et vos attentes ; lorsque vous satisfaisez
vos besoins, vous en recueillez de l'énergie.
-
Ne vous sacrifiez pas dans le but de plaire à tous et en tout temps,
cela est impossible et n'est pas nécessaire.
-
Ne vous sentez responsable que pour des choses sur lesquelles vous
avez un certain contrôle.
-
Reconnaissez que vous êtes digne d'être aimé pour ce que vous êtes
: un être humain qui fait de son mieux avec les capacités et les
limites qu'il a.
-
Traitez-vous comme votre meilleur ami, faites-vous plaisir.
La
perception que les gens ont d'eux-mêmes influence leur estime de
soi. La façon dont ils se sentent dans leurs relations
interpersonnelles influence aussi l'estime de soi. En somme, l'estime
de soi est une attitude intérieure basée sur notre perception de
nous-mêmes et celle que notre environnement nous reflète de nous.
Afin
d'augmenter notre estime, notre sentiment d'avoir une valeur, il faut
reconnaître nos qualités et nos limites, être réaliste dans notre
évaluation de nous-mêmes, s'accepter et s'apprécier comme nous
sommes.
Évaluez
l'estime que vous avez de vous-même en répondant à ces questions :
Il
peut arriver à tout le monde d'avoir une perception négative de
soi-même à certains moments; aussi, en répondant à ces questions,
pensez à la façon dont vous vous percevez la plupart du temps.
OUI
NON
1.
Êtes-vous facilement blessé par les critiques ?
2.
Êtes-vous très timide ou trop agressif ?
3.
Essayez-vous de ne pas montrer vos sentiments ?
4.
Avez-vous peur d'entretenir des relations intimes avec les autres ?
5.
Essayez-vous de rendre les autres responsables de vos erreurs ?
6.
Vous trouvez-vous toujours des excuses pour ne pas changer ?
7.
Évitez-vous les nouvelles expériences ?
8.
Pensez-vous très souvent : Je ne me plais pas physiquement ?
9.
Êtes-vous trop modeste au sujet de vos réussites personnelles ?
10.
Êtes-vous content lorsque les autres échouent ?
| OUI | NON |
11.
Acceptez-vous les critiques constructives ?
12.
Vous sentez-vous à l'aise quand vous rencontrez de
nouvelles
personnes ?
13.
Exprimez-vous franchement et ouvertement vos sentiments ?
14.
Êtes-vous heureux d'avoir des amis intimes ?
15.
Êtes-vous capable de rire de vos erreurs
(et
d'en tirer une leçon) ?
16.
Remarquez-vous et acceptez-vous les changements qui
s'opèrent
en vous ?
17.
Recherchez-vous de nouveaux défis ?
18.Êtes-vous
bien dans votre peau physiquement ?
19.
Savez-vous reconnaître vos mérites ?
.
20. Êtes-vous content lorsque les autres réussissent ?
| OUI | NON |
Interprétation
des résultats :
Si
vous avez répondu « OUI » à la majorité des questions 1 à
10, vous devriez probablement améliorer l'opinion que
vous avez de vous-même.
Si
vous avez répondu « OUI » à la majorité des questions de 11 à
20, vous avez probablement une opinion positive de vous-meme.
Vous
êtes unique...
L'estime
de soi est importante pour être bien dans sa peau. Cela signifie
qu'on reconnaît qu'on a une valeur, qu'on est important et unique.
Si on s'accepte avec ses qualités et ses limites, on a plus
confiance en soi, on s'affirme mieux et on se sent plus autonome. Il
est important d'avoir une image positive de soi pour augmenter son
estime de soi.
REGARD
POSITIF SUR SOI :
1.
Inscrivez trois qualités qui vous décrivent.
2.
Quelle caractéristique unique contribue le plus à votre estime de
vous et à votre confiance ?
3
Nommez un moment où vous vous êtes senti fier de vous même.
4
Laquelle de vos attitudes ou qualités, votre meilleur ami
qualifierait-il de particulièrement bonne ?
5.
Quel est le message le plus important que vous ont transmis vos
parents ?
6.
Comment aimeriez-vous surtout qu'on se souvienne de vous à
l'avenir ?
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