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jeudi 4 juillet 2013

Pourquoi ai-je tellement honte de demander de l' aide ?













Un des grands paradoxes de notre époque consiste dans le fait que la véritable faiblesse

passe pour de la force et vice-versa. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les

demandes d' aide. Il faut beaucoup de courage pour reconnaître que l' on ignore quelque chose,

que l' on a peur ou que l' on est perdu.On nous a éduqués à croire qu' il nous faut savoir et que

c' est mal d' avoir peur.

On nous a inculqué que toute forme de demande est un aveu de faiblesse :

"Les hommes ne pleurent pas; les femmes ne se mettent pas en colère; les enfants n'

ont pas droit à la parole "

Nous sommes sensés être forts; maîtres de nous et invincibles. Nous sommes sensés nous

hisser au-dessus de notre nature humaine.

Pourquoi ? Toutes les réponses à ce pourquoi se trouvent dans le moi faible. Nous voulons

paraître bons aux yeux des autres. Nous voulons avoir l' air de ce que nous ne sommes pas;

nous voulons tromper notre monde. Le problème c' est que, en trompant notre monde, nous

nous trompons nous-mêmes. Nous perdons de vue ce que nous sommes et ce que nous

voulons en vérité. Il serait bien plus simple d' être ce que nous sommes, de ressentir ce que

nous ressentons et de ne pas avoir peur de nous montrer faibles à l' occasion.

Paradoxalement, c' est quand nous reconnaissons nos faiblesses que nous faisons preuve de

force, et c' est lorsque nous nions nos faiblesses que nous les étalons au grand jour.

Nul ne peut être parfait, tout le monde a besoin d' aide de temps à autre. Le fait de ne

pas reconnaître cette évidence est une illusion dangereuse. La douloureuse réalité, c' est

que nous sommes, en définitive, seuls, et que c' est à nous qu'incombe la responsabilité de

nous changer; cela, ce n' est pas une illusion. Mais il nous faut des guides pour nous mettre

sur le chemin, nous soutenir et parfois nous encourager à rester sur la bonne voie, la voie qui

nous mène au centre de nous-mêmes. ce n' est pas une faiblesse d'avouer que nous ne

pouvons pas faire cela tout seuls.Ce n' est pas une une faiblesse que de demander de

l' aide. Il peut être utile de nous représenter nos guides comme des agents de la circulation;

ils nous montrent où aller, où nous arrêter, quand redémarrer en toute sécurité, mais ils ne

peuvent pas nous prendre sur leurs épaules pour nous mener à notre destination. Ils nous aident

à éviter de nous engager dans des impasses, ils nous donnent des instructions quand nous

sommes perdus.

 Si vous vous éprouvez le besoin

de vous faire aider mais que vous

craignez de vous faire taxer de

faiblesse, demandez-vous qui vous

trouvera faible.




Chaque personne qui a besoin d' être aidée apporte quelque chose

 la personne aidante. Si vous vous inquiétez de l' opinion des autres,

rappelez-vous que  vous ne pouvez maîtriser ce que peuvent ou ressentent

les autres;  vous n' êtes responsable que de vous-même. Les autre peuvent

 penser ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas vivre votre vie à votre place.

C' est à vous qu' il incombe de prendre le soin de vous occuper de vous-meme,

laissez leur le soin de soin de s' occuper d' eux-memes. Si vous redoutez de vous

sentir faible en demandant de l' aide, faites le meilleur accueil à ce sentiment :

c' est le premier pas dans votre lutte contre le moi faible. Reconnaissez que

vous vous sentez faible, et demandez quand meme.

Vous ferez ainsi preuve de courage. Meme un héros ne se sent pas fort en

permanence; Les moments de grand courage s' accompagnent souvent de

sentiments de faiblesse et d' inadaptation.

« le sentiment que l’homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout

quand il la mérite », écrivait Honoré de Balzac. 

Souvenez-vous : la faiblesse n' est pas un sentiment.

C' est un état d' esprit que l' on vous a inculqué et c' est le modèle dans lequel on

vous a élevé qui est faible. Il n' est pas conçu pour conduire à l' équilibre ou à 

l' estime de soi, il n' apporte pas une méthode positive pour aborder la vie.

dimanche 2 juin 2013

Pourquoi ai-je parfois le désir de mourir ?





         Tout le monde ou presque y songe, à un moment ou à un autre, à la mort comme remède à la
souffrance ou aux réalités de l' existence. Il ne faut cependant pas confondre le désir de mourir et le
droit à mourir qui fait en ce moment débat. Le droit à mourir fera l' objet d' un article futur.
Non, ici, nous évoquerons simplement le sentiment d' en finir avec la vie et ses problèmes.


         Nous souhaitons mourir quand  nous avons  le sentiment d' avoir perdu la maîtrise de nous
-mêmes, ou quand nous avons abandonné cette maîtrise ( dépression ). Quelquefois, nous pouvons
avoir le désir de mourir pour punir  , ou pour  faire de la peine ( vengeance ). Il y a des moments où
 ces sentiments négatifs nous accablent et où tout nous semble désespéré. Nous ne voyons comment
sortir de tout ce négatif, nous nous disons que la mort est peut-être la seule issue. Le désir de mort
est le comble du découragement. C' est précisément la perte totale et le contraire de l' amour de
 soi .

        Ne comptez pas sur moi pour porter un jugement sur ceux qui en arrivent à se suicider. Chacun
est libre de faire ce qu' il veut de sa vie comme de sa mort. Et je serais mal placée pour avoir un avis
critique; mais la force que j' ai maintenant et qui me permet d' écrire sur le bonheur me vient du fait que
j' ai  été faible, que j' ai souffert ,que j' ai baissé les bras, que j' ai été dépressive ... et j' en passe.
Le problème, quand on va voir un " psy " est qu' il a appris des techniques mais qu' il n' a pas vécu
ces sentiments auxquels il doit  être confronté. Souvent, en "faisant mine" de comprendre vos sentiments,
 il passe à coté de ce que le patient attend : du secours  ! Et cet appel doit être décrypté. L' empathie ne
 suffit souvent pas surtout si elle est convenue. Un électrochoc est parfois nécessaire. J' ai vu des patients consulter deux fois, trois fois le même psy pour la même raison : tentative de suicide. J' aurais été ce psy,
je me serais remise en question ..C' est une opinion personnelle.
Je pense cependant qu'il est plus facile  de comprendre , d' aider et de guider quelqu'un qui se
perd quand à un moment de sa vie , on s' est soi-même perdu.
Aujourd'hui, je me suis reconstruite,je me suis retrouvée, j' ai appris à m' apprivoiser et je peux ,
forte de ma nouvelle  énergie aider celles et ceux qui en ont besoin tout en me préservant  moi-même.


       Parfois, la mort semble une solution de facilité; et c' est vrai, c' est probablement une solution
de facilité. Cela ne demande pas de courage de l' adopter; le courage consisterait à emprunter un
 chemin difficile, et à le parcourir alors même que nous ne comprenons pas, que nous ne voulons
pas. Le héros accepte la souffrance, accepte de pouvoir y remédier et fait de son mieux en dépit
de tout. Mais nous ne sommes pas tous des héros ...


      Le désir de mort signifie souvent un désir de maîtriser quelque chose qui ne dépend pas de
 nous.Nous ne savons pas quelles sont nos raisons de vivre, nous ignorons pourquoi nous sommes
 là. Nous ne pouvons avoir aucune vision d' ensemble, nous ne comprenons pas la façon dont nos
vies affectent et influencent celles des autres.Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes tant
affectés et influencés par la vie des autres, leur comportement  Le fait de mourir avant que  notre heure
 soit venue équivaut à rechercher un raccourci; mais quand on prend un raccourci, il arrive souvent
que l' on se perde et que l' on mette, en définitive, plus longtemps à arriver à destination.
Le suicide est peut-être le pari le plus dangereux qui soit car nous ne savons pas quelle est l' étape
suivante. La mort est une fin mais est-ce la fin de la souffrance ? De même que nous nous emportons
nous-mêmes partout où nous allons, de même que nous transportons avec nous nos problèmes
 non résolus où que nous nous rendions, de même il est possible que nous emportions avec nous,
au-delà de la mort, tout notre négatif et toutes nos souffrances quand nous choisissons  le
suicide.

   Le désir de mourir et le fait de focaliser nos énergies vitales sur la mort nous donnent une illusion
de maîtrise et de puissance sur des choses qui nous échappent totalement.
Nous savons que les illusions nous empêchent de vivre pleinement. Aspirer à la mort est
une façon d' échapper à la vie, de concentrer notre énergie sur des éléments extérieurs à nous-
mêmes.

   La mort n' a rien de négatif tant que nous n' essayons pas de la maîtriser. La mort fait partie
du processus naturel de la vie; se préparer à la mort consiste à vivre notre vie pleinement ici et
maintenant. D' une certaine façon, toute notre vie n' est qu'une répétition pour nous préparer
à la mort. Si nous vivons de façon noble, aimante et dynamique, la mort, quand elle surviendra
ne sera pas difficile.
Paradoxe : plus nous essayons de vivre notre vie de façon épanouissante, plus nous ressemblons
au héros que chacun de nous essaie de devenir et moins la mort nous fera peur.
Si nous développons notre force et notre courage dans le cadre de la vie présente, nous
emporterons ces vertus avec nous au moment de mourir. Si nous acceptons les souffrances
présentes, nous nous préparons à accepter tout ce qui surviendra dans l' avenir, quel qu'il soit.
Nous ne pouvons savoir quel est le but de notre vie, pourquoi ne pas nous préparer à toute
éventualité ?



   Si nous nous sentons vraiment découragés et que nous sommes tentés d' abréger nos souffrances
morales par le suicide, cherchons des encouragements.
On en trouve, et vous méritez de mourir au meilleur endroit possible pour vous. Vous méritez
de mourir avec grâce et dignité, sans peur de l' inconnu. Et vous ne pouvez le faire que si vous vous
détachez  de toute illusion de maîtrise. Le vrai courage consiste à être incertain,  effrayé et
dépassé par la compréhension du cosmos, tout en continuant à vivre en dépit de tout.
Une tache héroïque s' offre: vivre votre vie.

                          vous pouvez être un héros aux yeux de la
                  seule personne qui vous accompagnera toute votre vie : vous-même.




s

dimanche 24 février 2013

Pourquoi est-ce que je ne me sens pas maître de moi ?





 


  On n' est pas maître de soi tant que l' on ne se fait pas confiance,  tant que l' on se laisse submerger
par ses sentiments et tant que l' on n' endosse pas la responsabilité de ses actions. Le manque de maîtrise
 et le sentiment d' insécurité ont une source commune : le manque d' estime de soi. On sent bien que l' on
ne réalise pas tout son potentiel, et l' on accuse n' importe qui et n' importe quoi de ce manque de maîtrise On s' acharne à dénicher hors de soi-même la responsabilité de ce que que l' on est . On abdique son autorité personnelle. On ne fait plus que réagir à des stimuli extérieurs.

   La prochaine fois que vous vous sentirez dépassé, songez à un ascenseur. Un ascenseur réagit quand quelqu'un appuie sur un bouton. Le premier venu peut se présenter et appuyer sur un bouton rouge;
et crac ! Vous vous mettez en colère; ou appuyer sur un bouton bleu; et crac ! Vous vous sentez déprimé. La seule façon d' enrayer cet automatisme, c' est d' accrocher à la porte de votre ascenseur un panneau
" en panne "; cessez de réagir à ce que les autres veulent vous faire faire.

  Cessez d' être victime des autres. Nul n' a le droit de vous régenter. De même que vous ne pouvez
diriger les sentiments des autres, les autres ne peuvent pas diriger vos sentiments, sauf si vous leur en
donnez l' illusion. Vous ne pouvez pas être un bon ascenseur car vous ne pouvez pas transporter les
gens là où ils désirent aller. Vous ne pouvez que vous transporter vous-même où vous avez besoin
d' aller, et c' est impossible si vous n' êtes pas maître de vous.

  Finissez en avec les récriminations envers vous-même ou envers autrui. Si vous vous sentez dépassé, acceptez-en la responsabilité. C' est votre choix, et sachez dorénavant qu'il existe des alternatives?
Essayez des solutions nouvelles. Agissez au lieu de réagir. Abandonnez ce rôle passif de victime et
ne laissez rien ni personne vous provoquer. Si vous êtes conscient à l' avance de la façon dont les
autres vont agir et essayer de pousser vos boutons, préparez-vous en imaginant que vos boutons
sont en panne. Faites quelque chose de différent. Prenez l' initiative, agissez avant eux. Faites preuve d' objectivité pour percer à jour leurs manipulations, ne vous laissez pas perturber. Ce que font les autres,
 c' est leur affaire; demandez-vous pourquoi ils ont fait ce choix. Peut-être ont-ils le même sentiment d' insécurité, peut-être ont-ils besoin de vous faire réagir pour se justifier... Les gens qui ont besoin de
victimes -qui ne peuvent s’empêcher de pousser les boutons des autres-  manquent complètement
d' estime d' eux-mêmes. A contrario, ceux qui sont emplis d' estime d' eux-mêmes ( à ne pas confondre
 avec ceux qui en trop ) ne chercheront pas à renforcer vos réactions, mais vous encourageront au
contraire à vous prendre en charge. Il ne leur viendra pas à l' idée de vous prendre pour victime;
 ils n' ont pas besoin de vous pour leur servir d' ascenseur.

  Choisissez d' exercer votre autorité sur ce que vous pouvez maîtriser : vos sentiments à l' égard de vous-même et vos comportements. Quittez pour de bon cette cabine d' ascenseur !

samedi 9 février 2013

Pourquoi tant de colère en moi ?



   La colère est une des émotions les plus fondamentales et les plus importantes. Elle est nécessaire à la survie : elle donne la force de se défendre contre les évènements qui normalement nous dépasseraient. La colère est également indispensable au développement du petit enfant : elle l' aide à distinguer sa personnalité de celle des autres. Tout le monde éprouve de la colère; Pourquoi ce sentiment si fondamental est-il pour tant de gens si difficile à affronter ? Pourquoi nient-ils leur colère ? Qu'est ce qui leur fait si peur ?

   On trouve les réponses à ces questions , de nouveau, dans notre éducation. On nous a appris depuis notre petite enfance que c' est " mal " d' être en colère, et que les gens ne nous aiment pas quand on est en colère. On nous a inculqué que la plupart de nos colères sont injustifiées (comme si les sentiments avaient besoin de justification): nous n' avons pas le droit d' exprimer notre colère car nous devons faire passer les sentiments de notre interlocuteur avant les nôtres ! Depuis notre enfance, nous avons appris à nier et à réprimer notre colère, pour éviter de nous faire cataloguer de "mauvais". Si nous ne parvenons ni à nier ni à réprimer notre colère, si nous si nous l' exprimons, nous éprouvons des remords et le besoin de nous justifier. Nous avons appris, en général vers l' age de cinq ans , que la colère provoque un cercle vicieux: si nous l' exprimons, nous sommes "mauvais"; si nous la réprimons, notre colère grandit et se transforme en rage aveugle : de nouveau, nous sommes "mauvais"; si nous nions son existence, nous apprenons à ne pas faire confiance à nos propres sentiments, et nous nous sentons mal . Comment sortir de ce cercle vicieux?

  Accordez vous la permission de vous mettre en colère. Il est impossible de maitriser ses sentiments de colère. Nul ne sait jamais quand ni pourquoi ni comment il se sentira en colère. Parfois, on peut se sentir en colère sans savoir pourquoi. D' autres fois, on s' attend à etre irrité et rien ne se passe. La colère cohabite en nous avec d' autres sentiments. Acceptez le fait que vous puissiez vous sentir en colère. Mais ne confondez pas le sentiment de colère avec l' expression de ce sentiment. Vous ne pouvez pas maîtriser votre sentiment, mais vous pouvez maîtriser la façon dont vous décidez de l' extérioriser

Notre éducation nous conduit à confondre le sentiment de colère avec les comportements désordonnés que celui-ci provoque. La plupart d' entre nous ont peur de ce qu'ils font ou de ce qu'ils pourraient faire sous l' emprise de la colère. Nous nous obstinons à nier et à réprimer notre colère jusqu'à ce qu'elle explose en fureur aveugle et destructrice autant vis-à- vis des autres que vis-à -vis de nous-mêmes. En acceptant nos sentiments d' exaspération au fur et à mesure qu'ils surgissent, nous évitons que la pression  ne s' accumule avec un risque d' explosion. Souvent, il suffit d' accepter notre colère au moment ou elle apparaît : Il n' est pas toujours  nécessaire d' extérioriser nos pensées et nos sentiments ; nous pouvons décider de ce que nous allons faire et le choix qui s' offre à nous est large.

 Quand vous vous vous sentez en colère, entraînez-vous à vous dire ceci : " Je suis en colère. Qu' est- ce que je désire en faire ? " Parfois vous déciderez d' extérioriser votre sentiment; parfois vous déciderez d' y réfléchir un moment  avant d' agir; parfois vous aurez envie de vous mettre à hurler, et d' autres fois d' en parler calmement. De temps en temps, vous pourrez même décider de laisser passer cette humeur passagère, sans rien faire de spécial. Quand on est furieux, il n' y a pas de décision toute faite à appliquer aveuglément.La plupart du temps, le simple fait de reconnaître que vous êtes en colère suffira à vous calmer, surtout si vous acceptez ce sentiment sans vous juger. Encore une fois, vous ne pouvez pas maîtriser vos sentiments, et vos sentiments ne peuvent pas vous maîtriser, à moins que vous ne décidiez de vous soumettre à eux. La colère mal gérée  peut être un signe de mésestime de soi, de jalousie, de dépression ...

vendredi 1 février 2013

Comment mettre fin à ma souffrance ?

 
   Tout d' abord, je voudrais souligner la différence entre une douleur physique et une douleur "morale" afin qu'il n' y ait pas de confusion.

Pour ma part, je souffre de pathologies chroniques mais elles ne sont rien par rapport aux souffrances affectives par lesquelles je suis passée. J' ai également eu un cancer mais je l' ai considéré comme un simple accident de la vie qui est arrivé sans prévenir , que j' ai accepté et contre lequel j' ai pu lutter.

La douleur "morale" est beaucoup plus difficile à surmonter et nous en sommes tous un jour ou l' autre confrontés.

Pour soulager une douleur affective, il faut déjà commencer par l' accepter, en prendre pleinement conscience au moment ou elle se produit et la prendre  "à bras le corps".

Il n' y a pas de douleur naturelle sans raison : on subit un traumatisme et celui-ci provoque une souffrance. La souffrance affective provient fréquemment d' une perte: quand nous perdons quelque chose, il est normal de ressentir un déchirement. Si nous perdons une chose importante à nos yeux sans en ressentir de souffrance, ce n' est pas normal; de deux choses l' une : soit nous nous n' étions pas attachés à ce que nous avons perdu, et par conséquent, nous ne souffrons pas, soit nous occultons notre souffrance, et nous sommes incapables de sentiment. Il vaut toujours mieux ressentir sa souffrance, même si nous n' en avons vraiment aucune envie, que de la nier ou l' occulter car, tôt ou tard, il nous faudra l' affronter et elle sera pire à ce moment qu'elle ne l' était au départ.Il n' est pas sain d' être incapable de ressentir la souffrance; Les personnes qui sont dans ce cas sont en général des handicapés affectifs. La souffrance est un processus naturel de retour à l' équilibre. Tous les êtres humains la connaissent car elle fait partie de la vie.

   La souffrance est un professeur de grand talent. Elle nous apprend la patience, l' humilité et l' écoute des autres. Elle nous apprend que nous sommes en vie, et et remet les choses à leur juste place. Quand nous souffrons vraiment nous prenons conscience de la futilité de bien des affaires qui nous plongent dans les soucis et l' agitation. Nous apprenons à mieux tirer parti des périodes ou nous ne souffrons pas. Cependant, la plupart d' entre nous préfère largement ne pas souffrir et consacrent une énergie considérable à esquiver la douleur . Quelques personnes, en revanche, restent accrochées à leur souffrance Longtemps après qu' elle aurait du disparaître elle est toujours présente. Une aide professionnelle est souvent nécessaire pour se libérer de cette souffrance.

  Si votre souffrance est réelle  et constitue une réaction normale à la réalité, vous pouvez la minimiser en vous y prenant de la façon suivante :
- acceptez la et sachez qu'elle passera;
- cessez de la combattre;
- cessez de la haïr;
- ne fulminez pas contre vous-même sous prétexte que vous souffrez;
- traitez vous vous-même avec encore plus de douceur et d' amour que d' habitude;
- faites vous aider : la plupart des gens peuvent se reconnaître dans votre douleur, car ils en ont eux-même fait l' expérience; peu importe la raison de votre souffrance au moment ou vous demandez de l' aide, car vous pouvez partager la souffrance même si les causes en sont différentes;
- n' ayez pas peur de votre souffrance : vous avez la capacité d' assumer ce que vous ressentez si vous permettez à votre corps de connaitre ses limites;
- nous avons tous d' extraordinaires ressources analgésiques naturelles programmées en nous pour affronter aussi bien les souffrances physiques que les souffrances affectives; ne bloquez pas l' utilisation naturelle de ces défenses;
- sachez que la souffrance passera et, quand elle culminera au point de devenir insupportable, elle commencera à s' atténuer;
- prêtez attention aux moments sans souffrance, vous remarquerez qu' ils sont chaque jour plus nombreux;
- profitez de la douleur pour remettre en place vos priorités; accordez votre attention aux choses qui le méritent vraiment;
- enfin admettez que cette traversée du désert vous rendra  plus fort, plus attentionné, plus compatissant et plus aimant.
Page facebook : Vivons le moment présent .
Pourquoi me direz-vous me permets-je de vous donner ces conseils ? Comme vous j' ai souffert, comme vous je souffre . La différence est peut-être dans le fait qu' ayant accepté ma souffrance et l' ayant apprivoisée  j' aime partager mes pensées et au lieu de me complaire dans ma souffrance, je partage mon expérience avec vous. Je vous comprends et suis en empathie avec vous. N' hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce blog qui n' a de sens que si vous y trouvez des solutions pour être plus heureux ( ou moins malheureux ! ) .
VOUS N' ETES PAS SEUL !

vendredi 12 octobre 2012

Test : Etes vous dépressif ?


Inventaire de Dépression de Beck (Aaron T. Beck. M.D.)

À lire avant de faire le test

Il faut faire ce test en se basant sur votre état psychologique des dernières semaines, voire même des derniers mois. Il ne faut pas vous fier à un état dépressif passager causé par un syndrome pré menstruel chez la femme par exemple, ou après avoir appris une bien mauvaise nouvelle. Il faut répondre aux questions en tenant compte depuis combien de temps dure cet état, 2 jours? 2 semaines, 2 mois?? On peut parler d'une dépression quand vous vivez ces symptômes depuis au moins 3 ou 4 semaines et à tous les jours. Si vous ne tenez pas compte depuis combien de temps vous vivez cet état, le résultat du test sera faussé. Il est inutile de faire ce test après seulement quelques jours de tristesse, on ne parle nullement de dépression mais d'un état dépressif situationnel, soit une tristesse due à une situation donnée, il faut attendre quelques semaines avant de faire ce test et il y a bien des chances que cet état sera déjà disparu par lui-même :)

Questions

Pour chacun des groupes d'énoncés suivants, cochez celui qui décrit le mieux votre état. À la fin du test, cliquez sur "Total" au bas du questionnaire pour avoir votre résultat.

0- Je ne me sens pas triste.
1- Je me sens triste.
2- Je me sens perpétuellement triste et je n'arrive pas à m'en sortir.
3- Je suis si triste ou si découragé(e) que je ne peux plus le supporter.

0- Je ne me sens pas particulièrement découragé(e) en pensant à l'avenir.
1- Je me sens découragé(e) en pensant à l'avenir.
2- Il me semble que je n'ai rien à attendre de l'avenir.
3- L'avenir est sans espoir et rien ne s'arrangera.

0- Je n'ai pas l'impression d'être une(e) raté(e).
1- Je crois avoir connu plus d'échecs que le reste des gens.
2- Lorsque je pense à ma vie passée, je ne vois que des échecs.
3- Je suis un(e) raté(e).

0- Je tire autant de satisfaction de ma vie qu'autrefois.
1- Je ne jouis pas de la vie comme autrefois.
2- Je ne tire plus vraiment de satisfaction de la vie.
3- Tout m'ennuie, rien ne me satisfait.

0- Je ne me sens pas particulièrement coupable.
1- Je me sens coupable une grande partie du temps.
2- Je me sens vraiment coupable la plupart du temps.
3- Je me sens constamment coupable.

0- Je n'ai pas l'impression d'être puni(e).
1- J'ai l'impression d'être parfois puni(e).
2- Je m'attends à être puni(e).
3- Je sens parfaitement que je suis puni(e).

0- Je ne me sens pas déçu(e) de moi-même.
1- Je suis déçu(e) de moi-même.
2- Je suis dégoûté(e) de moi-même.
3- Je me hais.

0- Je ne crois pas être pire que les autres.
1- Je critique mes propres faiblesses et défauts.
2- Je me blâme constamment de mes défauts.
3- Je suis à blâmer pour tout ce qui arrive de déplaisant.

0- Je ne pense jamais à me tuer.
1- Je pense parfois à me tuer mais je ne le ferai probablement jamais.
2- J'aimerais me tuer.
3- Je me tuerais si j'en avais la possibilité.

0- Je ne pleure pas plus que d'habitude.
1- Je pleure plus qu'autrefois.
2- Je pleure constamment.
3- Autrefois, je pouvais pleurer, mais je n'en suis même plus capable aujourd'hui.

0- Je ne suis pas plus irritable qu'autrefois.
1- Je suis légèrement plus irritable que d'habitude.
2- Je me sens agacé(e) et irrité(e) une bonne partie du temps.
3- Je suis constamment irrité(e) ces temps-ci.

0- Je n'ai pas perdu mon intérêt pour les autres.
1- Je m'intéresse moins aux gens qu'autrefois.
2- J'ai perdu la plus grande partie de mon intérêt pour les autres.
3- Les gens ne m'intéressent plus du tout.

0- Je prends mes décisions exactement comme autrefois.
1- Je remets les décisions au lendemain beaucoup plus fréquemment qu'autrefois.
2- J'éprouve de grandes difficultés à prendre des décisions de nos jours.
3- Je suis incapable de prendre des décisions.

0- Je ne crois pas que mon apparence a empiré.
1- Je crains d'avoir l'air plus âgé(e) ou moins attrayant(e).
2- Je crois que mon apparence a subi des changements irréversibles qui me rendent peu attrayant(e).
3- Je crois que je suis laid(e).

0- Je travaille aussi bien qu'autrefois.
1- J'ai besoin de fournir un effort supplémentaire pour commencer un travail.
2- Je dois me forcer vraiment très énergiquement pour faire quoi que ce soit.
3- Je suis absolument incapable de travailler.

0- Je dors aussi bien que d'habitude.
1- Je ne dors pas aussi bien que d'habitude.
2- Je me réveille une à deux heures plus tôt que d'habitude et j'ai du mal à me rendormir.
3- Je me réveille plusieurs heures plus tôt que d'habitude et ne parviens pas à me rendormir.

0- Je ne me sens pas plus fatigué(e) que d'habitude.
1- Je me fatigue plus vite qu'autrefois.
2- Un rien me fatigue.
3- Je suis trop fatigué(e) pour faire quoi que ce soit.

0- Mon appétit n'a pas changé.
1- Mon appétit n'est pas aussi bon que d'habitude.
2- Mon appétit a beaucoup diminué.
3- Je n'ai plus d'appétit du tout.

0- Je ne crois pas avoir maigri ces derniers temps.
1- J'ai maigri de plus de cinq livres (2.2 kg).
2- J'ai maigri de plus de dix livres (4.5 kg).
3- J'ai maigri de plus de quinze livres (6.8 kg).

0- Ma santé ne m'inquiète pas plus que d'habitude.
1- Certains problèmes physiques me tracassent comme des douleurs, des maux d'estomac ou de la constipation.
2- Je suis très inquiet(e) à propos de problèmes physiques et il m'est difficile de penser à autre chose.
3- Mes problèmes physiques me tracassent tant que je n'arrive pas à penser à rien d'autre.

0- Je n'ai pas remarqué de changements à propos de ma libido.
1- Je m'intéresse moins aux rapports sexuels qu'autrefois.
2- Je m'intéresse beaucoup moins aux rapports sexuels.
3- J'ai perdu tout intérêt pour les rapports sexuels.

Interprétation de l'Inventaire de Dépression de Beck:

Une fois le test achevé, cliquez sur le bouton pour connaître le total. Le chiffre le plus élevé que vous puissiez cocher à chaque question était "3", le plus haut total que vous puissiez obtenir est soixante-trois (il signifie que vous avez coché le chiffre "3" à chaque question)

Vous pouvez donc évaluer maintenant la gravité de votre état en vous référant au tableau ci-dessous: plus le total obtenu est élevé, plus la dépression est sérieuse et profonde. En revanche, plus le total est faible, plus vous vous sentez bien dans votre peau.

1 - 10: Hauts et bas considérés comme normaux.
11 - 16: Troubles bénins de l'humeur (mais corrections à apporter).
17 - 20: Cas limite de dépression clinique.
21 - 30: Dépression.
31 - 40: Dépression grave.
Plus de 40: Dépression extrême.

Il est utile, pour évaluer ses progrès, de procéder à cet auto-examen à chaque semaine jusqu'à amélioration et occasionnellement par la suite ...