dimanche 11 novembre 2012

Quand aurai-je suffisamment l' estime de moi-même?











   Jamais. L' estime de soi n' est ni une denrée ni un but, c' est un processus. Vous ne pourrez jamais
dire :
Voilà: j' y suis arrivé ! Je peux à présent  cessé d' apprendre et de travailler sur moi-même. De telles idées découlent de notre modèle occidental, orienté vers le résultat; elles ne tiennent pas compte de la réalité de l' existence.

A aucun moment de notre vie, il ne nous est possible d' arrêter le temps et de nous figer. C' est comme un héros . Il sait qu'il ne peut changer le monde mais cela ne l' empêche pas de faire de son mieux. La vie est
en soi un défi : Apprendre à s' aimer soi-même est une façon de le relever.

C' est quand tout le monde s' écroulera, que les personnes qui vous aiment vous quitteront, que votre
 illusion de sécurité s' effacera, que vous aurez la certitude d' avoir conquis l' estime de vous-même.
Vous vous sentirez triste, furieux, désorienté et effrayé, mais vous persisterez à vous aimer et à vous
 traiter de façon aimante. Mieux, c' est à ce moment là, qu'il faudra vous aimer davantage.

Vous ne pouvez pas stocker votre estime de vous-même, ni puiser dans vos réserves au fur et à mesure de vos besoins. La pratique de l' estime de soi peut se comparer à l' exercice physique. Si vous faites du sport tous les jours de l' année puis arrêtez pendant un mois,il vous faudra reprendre à zéro ou presque. Votre corps ne garde pas indéfiniment le bénéfice de l' acquis, il ne reste pas en bonne condition si vous cessez de vous en servir. Pratiquer l' estime de soi signifie la pratiquer en permanence. Il est impossible de cesser l' entrainement et de garder la même condition mentale. Vous ne pouvez pas apprendre à vous aimer vous-même, puis cesser tout en continuant à espérer que vous vous sentirez aimé au moment où vous en aurez besoin. Cependant l' entrainement rend les choses plus faciles. Au bout d' un moment, cela devient
une habitude, une seconde nature: Vous vous traitez avec une  bienveillance de plus en plus spontanée,
 vous vous demandez ce dont vous avez besoin et vous vous l' accordez de façon libérale. Tout comme l' exercice physique, c' est le premiers pas qui coûte le plus car on n' a pas l' habitude. Si vous vous entraînez
quotidiennement, il deviendra impossible pour vous de revenir en arrière. Quand on a fait l' expérience de ce sentiment de véritable amour en soi, on désire ne plus le perdre. On n' en a jamais assez, et on ne le perçoit
plus sous l' angle de la quantité mais sous celui de la qualité.






samedi 10 novembre 2012

L' estime de moi me rendra -t- elle parfait ?



 




 Non . Je ne serai jamais parfait : Un homme parfait, cela n' existe pas . le concept de perfection n' est
qu' une illusion dangereuse et  destructrice. Développer l' estime de soi signifie devenir conscient de ses imperfections et les accepter. Mettez vous en paix avec vous-même, faites de votre mieux en toutes circonstances, mais ne vous assignez jamais la perfection comme but.

Dès que vous commencez à vous aimer vous- même, vous devenez plus indulgent vis-à-vis de vous-
même. Vous apprenez à vous traiter avec bienveillance même quand vous commettez des erreurs. Et vous vous attendez à en commettre car c' est le propre de l' homme. Le fait de commettre des erreurs ne vous
empêchera pas de vous traiter avec amour. Vous perdrez l' habitude de vous accabler de reproches, vous apprendrez à vous pardonner et à essayer de trouver une solution différente la fois suivante. Vous
apprendrez à tirer des leçons de vos erreurs: Elles peuvent vous en apprendre beaucoup. Imaginez, si vous étiez parfait, vous n' auriez plus besoin d' apprendre quoi que ce soit: Quel serait alors l' intérêt de la vie?
L' estime de vous-même vous apprendra à rire gentiment de vos erreurs. Elle vous apprendra à assumer pleinement vos actes et vos choix, qu'ils aient des conséquences positives ou négatives. La plupart d' entre nous ont des raisons pour agir comme ils le font.: L' estime de vous-même vous permettra d' admettre que ces raisons sont parfois mauvaises.
Une fois que vous aurez appris l' estime de vous-même ,vous serez profondément touché  par les souffrances
que vos erreurs provoquent en vous- même  et chez les autres. Il est impossible de vivre sans causer de souffrance à quiconque; a fortiori,, il est impossible de mourir sans causer de souffrances. La souffrance est présente dans toute vie, elle en fait partie. L' estime de soi permet d' arrêter cette recherche névrotique de bouc émissaire; elle vous permet de ne plus viser la perfection, d' accepter votre nature imparfaite et les erreurs que celle-ci entraîne. Vous pourrez enfin vous fixer des buts réalistes.

Car au fond, qui a le désir d' être parfait ? Réfléchissez aux conséquences que cela aurait. Quel genre de rapport pourriez vous avoir avec les autres ? Comment pourriez vous les comprendre et, a contrario
qui vous comprendrait ? Que sauriez vous du partage et de la sympathie ? Comment pourriez vous vous interdire de juger ? Quelle solitude, quelle perte de contact avec la réalité! Même si vous aviez la capacité
de devenir parfait, êtes vous sur que vous décideriez de le faire ?

vendredi 9 novembre 2012

L' estime de moi me rendra t' elle heureux ?










   Pas nécessairement . L' estime de soi n' est pas une garantie de bonheur. Elle équivaut à une plus grande conscience de soi, elle apporte un respect profond et durable envers soi et, en fin de compte un grand
amour pour soi. Elle n' aide à maîtriser que nos actes et la façon dont nous nous percevons.L' estime de soi ne rend pas capable de maîtriser ses sentiments. .Le bonheur est un sentiment, il échappe donc à notre maîtrise . Cependant le fait de s' estimer soi-même  induit fréquemment un sentiment de bonheur et de profonde satisfaction intérieure. Souvent mais pas toujours.


De même qu' il est impossible de maîtriser ses propres sentiments, il n' est pas à notre portée de maîtriser ceux d' autrui. N' ayant pas la maîtrise du comportement d' autrui, nous ne maîtrisons pas notre environnement. Etant donné que notre bonheur dépend en grande partie des autres et de notre environnement, nous n' en avons généralement pas la maîtrise.

Il est important de noter que le choix de s' aimer ne change le monde : il ne change que notre monde . Les facteurs extérieurs restent les mêmes mais la façon dont nous les percevons change quand nous acquérons
 l' estime de nous-mêmes. Nous perdons l' habitude d' appliquer notre énergie à modifier des personnes
ou des choses qui nous échappent. Le monde ne devient plus juste, des malheurs continuent de nous
frapper nous-même et ceux que nous aimons. L' ' estime de soi n' empêche pas de ressentir les souffrances de la vie , elle aide à les surmonter. Elle n' élimine pas la tristesse, la colère, voire la peur mais elle donne
la force de se faire confiance.S' aimer soi-même signifie que quoi qu'il arrive, on sait être présent à soi-même comme il convient.



Souvenez vous : L' objectif de l' estime de soi  n' est pas le bonheur mais la paix intérieure, l' équilibre et le sentiment de plénitude. La vie comporte des souffrances; il n' est donc pas réaliste d' espérer vivre et, en même temps, de s' attendre à être heureux en permanence.

jeudi 8 novembre 2012

Pourquoi les livres de développement personnel ne m' aident-ils pas?

   

   









Vous avez du lire un de mes articles concernant l' estime de soi et sans doute remarqué que je n' avais
pas mentionné la lecture de livres, de magazines ou d' articles traitant du développement personnel.
Cette omission peut vous paraître d' autant plus étrange que ce blog traite de ce sujet. En fait il y a trois raisons à cela.



 - 1 ère raison :   La plupart des personnes les lisent pour trouver une recette miracle . Ils espèrent y    trouver la réponse qu' ils assimileraient au fur et à mesure de leur lecture.
Certes la plupart des livres de développement personnel apportent des réponses sous une forme ou une autre mais l' estime de soi est intrinsèquement une expérience; cela se vit, cela se pratique: On ne saurait l' apprendre au moyen d' une simple lecture.
L' estime de soi ne s' acquiert pas de façon passive, mais de façon active et concrète. Seule la pratique permet de l' intérioriser. Nul ne peut vous en faire cadeau et nul ne peut l' acquérir en apprenant - par exemple  par la lecture - comment un tiers l' a acquise. Cela ne veut pas dire que les livres ou tout autre support traitant du développement personnel sont sans valeur, je pense personnellement qu' ils ont leur
utilité, sans quoi je n' écrirais pas ces articles ici : mais leur seule utilité consiste dans le fait qu' ils
proposent des outils. Leur simple lecture ne suffit pas. Il peut être intéressant d' y découvrir que l' on n' est
pas seul, que d' autres personnes ont vécu la même situation, qu' elles ont appris à changer et que le changement est possible. C' est un encouragement qui favorisera la persévérance . 
Le livre ne peut pas effectuer le changement : La plupart des lecteurs dépensent leur argent et dévorent
 un tas d' ouvrages dans l' espoir que, arrivés au point final, ils se retrouveront changés comme par enchantement. Le livre ou tout autre support indique seulement la façon dont le lecteur peut s' y prendre
 pour changer, façon qui s' est révélée efficace pour d' autres personnes , mais le livre ou tout autre support  ne peut pas changer le lecteur. Personne ne peut le faire. C' est une tâche personnelle dont chacun a l' apanage.

 - 2  ème  raison : La plupart des livres ou tout autre support traitant du développement personnel n' atteignent pas leur but car ils mettent la charrue devant les boeufs.; ils prennent le changement comme
possible. Ils parlent de la façon de se changer, de voir les choses différemment C' est le même concept
 qui conduit à suivre une psychothérapie.Ce qui manque, c' est la notion d' acceptation.
Paradoxe : Pour changer il faut commencer par s' accepter tel qu' on est.
Or, il est particulièrement difficile de s' accepter tant que l' on est obnubilé par la nécessité de changer.
Il est bien plus facile de dire : " Je m' aimerai...
- quand j' aurai perdu 15 kilos
- quand j' aurai ce qu'il me faut
- quand j' aurai changé .."
Le fait de se concentrer sur le changement équivaut à se cogner la tête contre le mur pour passer dans la pièce voisine. En s' acceptant soi-même, on prend un pas de recul par rapport à ce mur, on observe la
situation sans préjugé et l' on finit par apercevoir la porte.
L' acceptation, c' est la porte dans le mur . C' est elle qui rend le changement possible .
L' acceptation, c' est la condition sine qua non du changement. Or les livres ou articles de développement personnel, c' est en général ce mensonge erroné véhiculé par les médias et des auteurs qui surfent sur un
modèle en vogue : Avant de commencer , il faut changer pour s' accepter.

- Voilà qui nous amène à la 3 ème  raison : Un livre ou tout autre support de lecture ne saurait à lui
seul fournir un environnement encourageant et compréhensif. Nos modèles  qui nous acceptent tels que
nous sommes dans le présent peuvent nous aider à nous accepter nous-même.
Ils peuvent nous procurer ce regard extérieur qui nous aidera à nous voir sous un jour nouveau et
trouver la porte du changement.
Je l' ai dit plus haut : Nul ne peut faire le travail de fond à votre place, et l' apprentissage de l' estime de soi
peut être douloureux . Un environnement amical favorisera votre changement. Les livres ou articles dé développement personnel, y compris celui que vous êtes en train de lire peuvent jouer un rôle complémentaire dans votre apprentissage . Au mieux, ils peuvent constituer un outil - parmi  d' autres  -
mais ne sauraient être l' outil unique qui vous octroierait l' estime de vous-même.

En conclusion : Je vous offre mon amitié pour vous permettre de vous sentir à l' aise . Je vous donne des clés. A vous de trouver la bonne porte ...
J' envisage  d' ouvrir un forum de discussion pour être plus proche de vous et vous permettre de vous exprimer, de vous poser, de vous affirmer , d' être entouré de vous accepter et d' arriver à ouvrir des
 portes . Qu' en  pensez vous ? Merci pour vos commentaires .



   

mardi 30 octobre 2012

Comment surmonter un souvenir douloureux ?





      Voici une méthode toute simple qui marche très bien. 



   Nous avons tous de mauvais souvenirs . Ils font partie de
 l’expérience de vie, c’est ainsi, et cela n’empêche pas d’avancer.
 Ou tout du moins, cela ne devrait pas empêcher d’avancer.
 Or parfois, suite à un évènement vraiment désagréable, nous nous 
 retrouvons  avec un souvenir qui s’incruste. On y repense sans arrêt et,
 pire encore,  il revient avec son émotion désagréable. A la clé un impact 
 négatif non  négligeable sur la qualité de vie. 


                                   Comment faire ?


 1 ) Installez-vous confortablement et relaxez-vous.
 2) Repensez à la scène douloureuse et laissez monter l’émotion
 3) Quand celle-ci devient pénible :
        - levez-vous et marchez
    - ce faisant, soufflez, puis inspirez un petit peu, restez en apnée deux secondes, puis soufflez lentement

    - reprenez une respiration normale et comptez à rebours de sept en 
    sept à partir de cent jusqu’au retour du calme

 4) Revenez vous asseoir et recommencez ces trois étapes jusqu’à 
          l’apaisement de l’émotion douloureuse.



                        
                                       



               Comment expliquer que cela fonctionne ?




Cette technique doit son efficacité à ce qu’elle s’appuie sur plusieurs phénomènes distincts, à la fois neurologiques, physiologiques et psychologiques. 
En premier lieu elle utilise le symptôme, c’est-à-dire  le fait que vous 
ne pouvez vous empêcher de penser à la scène douloureuse.  
En cela elle est plus maligne que de s’empêcher d’y penser 
(ce qui aggrave la situation) ou de laisser  défiler les pensées 
sans s’y attacher (techniques de méditation de type “ pleine 
 conscience”). 
Elle est donc une excellente alternative.
   
    La technique de respiration qu’elle contient induit une relaxation par
   un  effet neurologique.  Cela permet d’expérimenter  la scène 
   douloureuse  dans un contexte où les manifestations émotionnelles  
   douloureuses  (augmentation  du rythme cardiaque et respiratoire)
   sont absentes. 

    La tâche de compte à rebours pour sa part demande beaucoup 
  d’attention, ce qui bloque la rumination de la scène par saturation de
  la mémoire de  travail. La technique permet de se confronter à la 
  situation douloureuse  de façon contrôlée, et non plus de façon subie. 
  Ainsi cela change la  représentation du souvenir puisque l’on passe 
  d’un souvenir envahissant à un souvenir que l’on choisit ou non 
  de revivre.

    Enfin, la confrontation répétée à la scène douloureuse incite notre 
   cerveau à réagir émotionnellement de moins en moins fort. Imaginez par 
   exemple que vous vouliez sauter d’un plongeoir de dix mètres. Plutôt que 
   de  rester au bord en regardant le vide, regardez-le, puis tournez le dos et 
   faites un calcul mental, puis regardez-le, puis tournez-le dos, etc. 
   Cela fonctionne très bien : c’est le phénomène d’habituation.
   
    Initialement stratégie de choix auprès des personnes souffrant de
    phobies, la désensibilisation est en fait intéressante dans de très 
    nombreuses situations de souffrance émotionnelle.

 ATTENTION !  Ne  pas à utiliser en cas de stress post- traumatique
 C’est-à-dire si le souvenir envahissant vous submerge totalement
 en vous coupant du réel et vous plongeant brutalement dans la scène.
 Ce cas relève d’autres approches et d’une prise en charge effectuée 
 par un professionnel. Dans toutes les autres situations de souvenirs 
 douloureux, n’hésitez pas  à utiliser la désensibilisation, c’ est efficace. 

 Alors testez la et dites moi ce que vous en pensez ...